jeudi 21 juillet 2016

Une société qui va à vau-l'eau

Nous sommes nombreux et même de plus en plus nombreux à s’insurger contre nos dirigeants et à clamer « je ne vote plus » tant la démocratie est bafouée et les politiciens incapables ou pourris. C’est la réaction d’un peuple désabusé qui sort seulement pendant quelques jours de son apathie pour les évènements touchant gravement à son porte-monnaie et pour les évènements tragiques touchant ses proches et ses compatriotes. Puis un évènement chasse l’autre et l’on entend : « La vie continue ». On oublie dans les jeux du cirque ou dans les évènements médiatisés à outrance comme la COP21, l’Euro 2016, le Tour de France. Nice vient de sortir nos concitoyens de leur léthargie, on pleure, on critique, on cherche les coupables au plus proche des lieux de l’attentat. On gobe les mensonges par omission des autorités ou par travestissement de la vérité. On crie ou on pense « démission » mais la « pensée unique » vote à la quasi-unanimité un prolongement d’un statu quo qui a beaucoup tué et qui est assorti d’une prévision officielle de nouveaux morts innocents.

La France est en vacances et n’a aucunement l’intention de les troubler, la voie est libre à la société de consommation et aux actions gouvernementales médiatisées ou soigneusement cachées dans le Journal Officiel. L’esprit de résistance est émoussé comme l’identité nationale. Par comparaison il n’est que de voir ce qui se passe au-delà de la Manche. Il n’y a pas de révolution, mais une froide détermination. Peu importe qu’à très court terme les britanniques en subissent des conséquences pénibles, le gouvernement calme le jeu, change la tête politique et définit le calendrier du Brexit. Le gouvernement a les mains libres avec une majorité du peuple derrière lui. Le problème de l’immigration va être pris en urgence avec une immigration contrôlée et des expulsions. En France chaque attentat islamiste voit les médias de propagande déverser leurs mensonges habituels destinés à excuser par avance les terroristes et à justifier l’inefficacité du pouvoir : c’étaient des « isolés » ou des « déséquilibrés », qui se sont « radicalisés », les pauvres. Le Conseil français du Culte Musulman va nous faire répéter en chœur « padamalgam ». 

Nous ne nous poserons même pas la question de savoir pourquoi il y a eu tant de musulmans tués dans l’attentat… bizarre non ? De quoi les musulmans doivent-ils avoir peur ? De la police ou des terroristes bien infiltrés parmi eux ? Les indics travaillent pour qui ? Nous donnons notre accord tacite à un état d’urgence qui ne peut aboutir à stopper un terrorisme que l’on alimente par nos actions extérieures. Toutes ces mesures sont manifestement inutiles, puisqu’on connaît la plupart des terroristes car ils ont commencé dans le banditisme et sont souvent « fichés S ». Mais cela ne les empêche nullement d’acheter des kalachnikovs et de commettre leurs crimes. Ils se meuvent dans une population majoritairement et tacitement complice par peur ou par militantisme. Mais chaque attentat sert de nouveau prétexte à la restriction de la liberté des seuls Français autochtones. On ne compte plus les lois destinées, paraît-il, à lutter contre le terrorisme, mais en réalité à surveiller toujours plus la population qui n’a rien à se reprocher, à réduire ses possibilités d’utiliser de l’argent liquide, ou à l’empêcher de se défendre.  

Pourtant la majorité des Français ne réagit pas. Ils continuent de passer 4 heures par jour en moyenne devant les téléviseurs à ingurgiter des inepties et à payer leur redevance télé sans sourciller. Ils parlent beaucoup, crient sur le coup mais ils ne descendent pas pour autant en masse dans la rue pour réclamer la démission du ministre de l’Intérieur. Ils se contentent de demander que l’on trouve les coupables. On va évidemment en trouver, des comparses, mais comme d’habitude le chauffeur est mort… on n’en saura pas plus. Les Français trouvent manifestement normal de vivre comme au temps de la Guerre d’Algérie et de croiser dans les rues des femmes voilées et des militaires en armes, en attendant le prochain attentat. Il est d’ailleurs annoncé par Valls comme une fatalité, signe d’impuissance, et la pensée unique va continuer de pérorer sur le danger de l’extrême droite pour la France. 

Les français finissent par accepter l’état d’urgence comme un marqueur d’une démocratie responsable… un comble ! Ils demandent des policiers partout et stigmatisent la faiblesse de leurs effectifs. Devant la population qui refuse notre pays à cause de son incapacité à l’assimiler et à lui donner un métier et du travail et retrouve ses repères dans une autre civilisation, les français oublient leur devoir de résistance collective et acceptent de laisser leur place. Ils n’assument pas leurs responsabilités puisqu’ils ont élu ceux qui nous dirigent. La majorité des Français s’habitue à tout : au chômage de masse, à la corruption des politiciens, au saccage de son environnement, à la repentance, à l’explosion de la délinquance et de la fiscalité, à la déconstruction de son système social, à l’invasion migratoire ou à l’islamisation de leur pays… et il est encouragé à s’habituer au terrorisme.

Cela fait plus de 40 ans que la France souverainiste met en garde contre les conséquences de l’immigration incontrôlée et du chaos étasunien au Moyen-Orient, contre l’Europe libre-échangiste et cosmopolite de Maastricht, contre les dangers de l’atlantisme, contre une classe politique corrompue et soumise à des intérêts étrangers. « Les Français sont des veaux » disait De Gaulle voulant dire par là qu’ils ne réagissent que lentement comme s’ils ne voulaient pas comprendre qu’ils étaient manipulés. Il y a un révolutionnaire dans chaque français qui se réveille dans la chienlit générale pour bousculer l’ordre établi, c’est 1789, 1848, 1968. Il se prépare un 2017 où le vote pourra peut-être se faire sous la menace de l’armée… comme en Turquie. Le français n’agit pas froidement, il explose. Il ne suffit pas de se défouler dans les sondages où il se déclare alors contre l’immigration, contre la bureaucratie bruxelloise, contre le laxisme pénal, contre les impôts ou contre l’islamisation. Pire, aux élections il s’empresse de voter en majorité pour… les politiciens qui font tout le contraire depuis 40 ans ! 

Comment peut-il espérer que ces politiciens qui vont se faire adouber par le Bilderberg ou à Davos puissent changer quoi que ce soit dans une ligne tracée par l’oligarchie mondiale ?  Aucun n’y échappe. Ils ont tous les yeux braqués vers Bruxelles, lequel vit au rythme de la City et de Wall Street, lesquels gèrent le flux de monnaie de Monopoly dont ils inondent le monde. Ils sont tous dans l’acceptation de l’hégémonie américaine qui étend de plus en plus son bras armé sur l’Europe, l’OTAN, et nous associe à tous ses conflits suscités dans le monde entier pour y établir sa domination par le chaos. Nous sommes tous responsables depuis 1974 de l’immigration dont nous voyons aujourd’hui qu’elle conduit le pays au chaos ou à la guerre civile.

Nous sommes devant une crise de société. Les Français sont en majorité apathiques parce qu’ils ont peur, non pas du terrorisme, mais par avance des efforts qu’il faudra faire pour inverser le processus de notre décadence ; des efforts qui menaceraient leur petit train-train : partir en vacances, pianoter sur leur portable, et consommer à tout va pour nourrir encore un désir de vivre. Alors ils préfèrent déclarer forfait, feindre de croire les mensonges lénifiants du pouvoir, allumer des bougies, déposer des gerbes ou mettre un petit drapeau tricolore à leurs fenêtres. Ils croient qu’il suffit de ne pas changer ses habitudes, aller en boîte, au cinéma, au théâtre, au 14 juillet, en week-end, acheter le dernier jeu ou le dernier gadget ou comme le disent certains bobos « prendre un café en terrasse suffit à marquer sa capacité de résistance ». Croyez-vous vraiment que cela impressionne des terroristes prêts à émasculer des victimes comme au Bataclan et à mourir en héros ? La France qui n’avait pas peur, celle qui ne collaborait pas, c’était celle des résistants avec l’arme à la main qui tuait l’allemand sans état d’âme et trouvait ses ressources dans le soutien de ceux qui croyaient à la liberté, à la fierté d’un peuple forgé dans les larmes et le sang durant toute son histoire.



Peuple de France, tu perds le sens de ta vie.

Le mondialisme ne te considère plus 

Que comme un consommateur,

Drogué, enfumé, sans idéal. 

Lève-toi et marche ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon