lundi 29 février 2016

Najat Vallaud-Belkacem donne son soutien à la franc-maçonnerie



Invitée d’honneur du grand colloque public organisé par la Grande Loge de France, la ministre franco-marocaine de l’Éducation nationale interviendra, le 2 avril prochain, au palais Brongniart, à Paris, lors d’une grande manifestation sur le thème “La jeunesse à la rencontre de la franc-maçonnerie”. Avec des tables rondes sur des sujets aussi flous que “Partager l’essentiel ? Une ambition ? ” ou encore “Aimer aujourd’hui ? Passion, curiosité ? ”, la ministre partagera l’affiche avec des intervenants comme Dounia Bouzar, une figure de la lutte contre la radicalisation, ou encore l’animateur de télévision André Manoukian. Est-ce le début d’un recrutement par cooptation et un premier pas dans les rites initiatiques ?


La spiritualité étant omniprésente autant dans le symbolisme que dans la démarche philosophique sur laquelle repose l'ensemble de la franc-maçonnerie, la très grande majorité des loges (sauf en France qui est une exception) requiert la croyance en un « Être suprême » ou « Grand Architecte de l'Univers ». En quoi la Franc-maçonnerie diffère-t-elle d’une religion prêchant une relation d’amour entre les humains ? Est-ce parce que les Francs-maçons sont tous frères ? Leurs rites initiatiques sont-ils le signe de leur différence avec les rites religieux ? En quoi alors la Franc-maçonnerie diffère-t-elle d’une religion pour permettre à l’État de la parrainer ? Est-ce le signe qu’elle devient la religion de L’État laïque ou celui d’une laïcité à géométrie variable ? La présence de la Ministre de l’Éducation Nationale veut-elle dire que la formation des jeunes se fait selon la philosophie maçonnique et que son contenu en est largement influencé ? On peut le craindre d’après les déclarations de l’un de ses prédécesseurs Vincent Peillon et le nombre de Ministres Francs-maçons au gouvernement depuis 2012

Cette intrusion de la Franc-Maçonnerie ne date pas d’hier et les liens de l’Éducation Nationale avec la Franc-maçonnerie sont fréquents et influencent largement les programmes comme la théorie du genre. Il s’agit de donner à l’école un rôle de reformatage des esprits comme l’a clairement exprimé Vincent Peillon : « La révolution est un événement métahistorique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qu’opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. » Il estime que pour donner à l'élève « la liberté du choix », « il faut être capable de l'arracher à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel ». 

Vincent Peillon, juif alsacien, franc-maçon, avait déclaré la guerre à la religion catholique et se permettait de la rendre responsable de tous les maux de notre société. Vincent Peillon annonce clairement la couleur : la "foi laïque". Il s'agit de croire. Mais croire en quoi ? Si on ne croit pas en Dieu, on croit donc en l'homme. Ce qui ne veut rien dire, car quel que soit l'objet de cette foi (État, Peuple, francs-maçons, etc.) cela équivaut pour l'homme à croire en ses œuvres, et seulement ses œuvres. Pour de nombreux humains la spiritualité est nécessaire pour supporter la condition humaine, lui donner un sens et un espoir, d’où l’introduction de « l’Être suprême » qui n’est que l’introduction d’une nouvelle église, une nouvelle religion. Puisque la Franc-maçonnerie en appelle à une nouvelle église dans l’école, à quand la rencontre des jeunes avec l’Islam, les religions juives, protestantes et catholiques sous l’égide de l’État ? C’est impossible, la laïcité l’interdit, sauf la nourriture halal, les accommodements vestimentaires, l’aide à la construction des mosquées… et la Franc-maçonnerie ! 

Pendant que l’on nous enfume dans des projets inutiles ou mal ficelés 

L’Education Nationale veut prendre nos jeunes dès l’enfance

Pour déstructurer et reformater leur esprit au nom 

D’une nouvelle religion… laïque ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

dimanche 28 février 2016

Maria Zakharova à RT : «Nous n’avons plus le temps de jouer, les terrori...

L’Elysée, un lieu de « non pouvoir »

François Hollande se pavane au salon de l’Agriculture sous les huées et les sifflets, échappant de peu à une bouse de vache. Il n’a rien à offrir sinon de vagues propos comme le « je vous ai compris » de sinistre mémoire pour les Pieds Noirs. Il promène sa bedaine dans une inconscience teintée de mépris pour les bouseux qui lui font une haie de déshonneur. Il ose une proposition, celle de défaire ce qu’a fait son prédécesseur selon la méthode éculée qui consiste à remettre la faute sur celui-ci et sur l’Europe. Mais qui soutient l’Europe ? Qui va y prendre les ordres ? Qui a fait des pieds et des mains pour y placer Pierre Moscovici à l’Economie ? Je te mets là et j’attends ta bienveillance, sauf que une fois en place l’homme se prend pour Dieu le Père et entend profiter de son autorité, de sa suffisance et de la même incompétence dans son Ministère des Finances. D’ailleurs peu importe puisque tous ces hommes-là n’ont que l’autorité confiée par les puissances mondialistes de l’argent et que leurs propos et actions sont téléguidés. 

En attendant la France, principale réceptrice des fonds européens de la PAC, a laissé partir son représentant dans la Commission européenne de l’Agriculture. Inutile de croire que les autres pays vont s’ingénier à nous donner encore plus… Stéphane le Fol y fait une apparition, un simple pointage que son poste réclame, et revient bredouille. Le locataire de l’Elysée déplore mais fera tout pour faire plier l’Europe, c’est-à-dire rien. Que pèsent quelques centaines de milliers de petits agriculteurs face au flux migratoire, au Traité de libre-échange transatlantique et à nos engagements militaires en Syrie, en Irak, au Mali, en Centre-Afrique, au Tchad, au Yémen et désormais en Libye ? Il est plus important de rester à l’écoute d’Obama et des grands lobbies et banquiers, tout en parcourant le monde délaissé des territoires d’Outre-Mer couvert de fleurs avec quelques promesses qui ne coûtent presque rien. Ce Président sait que personne ne l’écoute plus mais la médiocrité des français l’a porté au pouvoir, lui le médiocre dont la réussite scolaire est inutile sur une personnalité inconsistante, résistante à toute agression grâce à une autosatisfaction permanente. 

L’homme médiocre a eu cette perception de la médiocrité du monde qui l’entoure. Il a survécu à la médiocrité de son passage au Conseil Général de Corrèze. La porte lui était ouverte pour une médiocrité nationale dans un climat de médiocrité générale, une espèce d’anesthésie des réflexes de survie d’un peuple tout entier. Sarkozy l’illusionniste, plus représentatif de la fonction, a fini par la dénaturer à force de compromissions et d’oubli du bien commun. Hollande est porteur de la désillusion, mais pour lui ce n’est que « normal ». Ce qu’il peut mettre en avant, c’est sa bedaine, quelques réparties esquissant souvent des sourires jaunes, et ce visage gonflé d’un autiste et d’un serviteur des puissants. 

A quoi sert le Président sinon de relais du NOM et de Bruxelles ? A quoi sert désormais la fonction présidentielle où l’homme qui l’incarne n’a guère plus de pouvoir qu’un chef de chantier. Quelles sont les attributions réelles du Président et du Premier Ministre, tant leurs actions et leurs représentations sont entremêlées ? Certes le Président rafle toutes les miettes de réussite et refile les tâches ingrates à son Premier Ministre, mais est-ce un clair partage du pouvoir ou une comédie en deux actes dans un théâtre des ombres ? Que pense notre Président d’un Premier Ministre dont la Patrie se trouve quelque part entre la Catalogne et Israël (notre frère siamois !) ? Rien, il lui demande seulement d’attendre son tour. Que pense notre Président du choix d’Emmanuel Macron ? Rien d’autre que l’exécution de l’ordre des Rothschild et la mise en rivalité de deux jeunes ambitieux pour se laisser le rôle de seul candidat à la Présidentielle. Il n’a cessé d’appliquer la recette « Diviser pour régner », lui le champion du compromis et de la compromission avec le monde des puissants qui l’ont adoubé par défaut. 

Au fur et à mesure que les fonctions régaliennes se délitent sous l’emprise de l’UE, les profils de nos Présidents ont perdu de leur consistance en perdant de leur utilité. Le Président « normal » veut d’ailleurs dire en creux que la fonction peut être exercée par n’importe qui. Il suffit pour cela d’être d’une servilité à toute épreuve, de lancer son armée sur tous les fronts qui se présentent ou qu’on lui présente pour se parer de l’illusion de puissance et de pouvoir. En effet le pouvoir de tuer n’est pas donné à tout le monde en évitant la prison et en se glorifiant de succès que personne n’est capable de vérifier autrement que par les médias aux ordres d’hommes d’affaires qui tirent les ficelles. Voilà ce qui reste de la fonction, le « non pouvoir ». Voilà ce qui reste au peuple, la désillusion et l’amertume qu’il va finir par faire exploser le pays dans un rassemblement de corporations en colère et d’une jeunesse aussi prompte à croire les promesses qu’à jeter au feu les « enfumeurs » qui la déçoivent. 

Si la France profonde croit encore à l’Europe, la démocratie y est bafouée et le fédéralisme, cher à Delors, est en train de mourir. L’Europe sans défense, gouvernée par des serviteurs du NOM, est laissée au dépeçage de l’Empire et à l’occupation de l’OTAN. C’est le résultat de l’évolution de la Vème République, bafouée et dénaturée pour laquelle la République une, indivisible et souveraine a perdu ses repères. La théorie impérialiste du chaos va s’amplifier avec le flux migratoire, le soutien aux oppositions nationales et l’arrivée de l’aide de notre « ami » américain pour rétablir l’ordre comme au Kosovo et dans tous les pays soumis aux « printemps arabes ». Les bases américaines augmentent en nombre, en effectifs et en matériels. Les troupes américaines investissent les Pays-Baltes et la Roumanie. Les bombes nucléaires sont en Italie, qui ne devrait pas en avoir. La Sicile est bourrée d’armes, de drones et de radars face à la Libye et nos forces y sont déjà. Voilà ce qui reste de la fonction présidentielle : la guerre ! 




La prochaine élection présidentielle va présenter 

Au vote du peuple la pensée unique « Droiche » 

Par des candidats à la servilité renouvelée. 

Voter pour eux c’est voter pour 

La France qui meurt ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon



samedi 27 février 2016

Pour en finir avec l’euro catastrophe (suite et fin)



Dans la chronique précédente nous avons pu voir que le fait d’avoir une monnaie nationale n’était pas globalement une raison d’avoir un chômage élevé, bien au contraire. En moyenne le taux de chômage et le taux d’emploi sont meilleurs dans la zone de l’UE hors euro que dans l’autre. Le deuxième question est de se demander si ce n’est pas au prix d’une baisse du niveau de vie général de la population. L’indicateur du PIB par habitant est assez significatif pour s’en faire une idée. La comparaison entre les deux zones n’apparaît pas favorable à la zone hors euro dont le PIB/H est globalement nettement inférieur. Toutefois le niveau du PIB/H lors de l’entrée de nombreux pays de cette zone était très bas.

C’est le cas de la Roumanie qui a un niveau moitié de celui de la zone euro mais avec une augmentation de plus de 77% depuis 2003. Ces pays ont largement profité de l’UE. Ceci est d’autant plus intéressant qu’il a baissé de 1% depuis 2003 dans la zone euro par rapport à l’UE ! L’Islande qui est en pleine renaissance a subi une chute du PIB/H de 8% en 2011 depuis 2003. Mais on voit aussi que des pays hors UE, comme la Suisse et la Norvège, ont beaucoup plus progressé que les pays de l’UE. La Suède et la France, pays hors zone euro et pays de la zone euro font moins bien que l’ensemble des pays de l’UE. Toutefois le PIB/H de la Suède est plus élevé que celui de la France (33700€ pour la Suède et 32200€ pour la France en 2014) et le chômage nettement plus faible de 3,5% et en diminution en 2015. 

On voit sur un indicateur, révélateur du niveau de vie d’un pays, que non seulement la zone euro fait moins bien que l’ensemble de l’UE mais aussi que des pays hors de l’UE peuvent avoir une évolution bien supérieure même si la Norvège peut être touchée par la baisse du prix du baril de pétrole. Que l’on s’intéresse à l’emploi ou au niveau de vie, les conclusions sont les mêmes et s’inscrivent en faux de ceux qui promettent pis que pendre de la sortie de l’euro. Ce n’est non seulement pas une catastrophe mais une décision indispensable pour espérer redresser le pays. Il est tout aussi évident que si c’est une condition nécessaire, ce n’est pas une condition suffisante. Sur ce point le cas de l’Islande est particulièrement intéressant. Pour le premier ministre islandais, Sigmundur Davíð Gunnlaugsson, le renouveau économique de son pays a une cause précise : "Ce qui nous a permis de nous sortir de la crise financière et de nous ramener là où nous en sommes aujourd’hui est d’avoir notre propre monnaie et d’avoir le contrôle sur notre politique économique et monétaire, ainsi que sur nos ressources naturelles. Les options grecques sont nettement plus limitées, en tant que membre de la zone euro". 

Ce pays a refusé l’entrée dans l’UE, mis dehors ou en prison politiques et banquiers, et pratiqué une austérité intelligente. Il étonne le monde européen. Afin de faire face à l’inévitable explosion de la finance islandaise, le pays a alors décidé de mettre en place des mesures drastiques : contrôle des capitaux, mise en faillite du système bancaire, relance monétaire mais également, cette sérieuse cure d’austérité budgétaire. Depuis 2008, les dépenses publiques sont sacrifiées, d’un point haut de 55,4% du PIB, elles ont pu être réduites à 46% pour l’année 2014, soit une baisse de 11,4 points. De la même façon, la hausse de la fiscalité a été très lourde, passant d’un taux de prélèvement obligatoire atteignant 38,9% du PIB en 2009 pour en arriver à 47,9% en 2014, mais finalement guère plus que la France à 45,2% et moins que le Danemark à 50,9%. Le résultat est là. Cette consolidation fiscale aura permis à l’Islande de faire baisser son niveau d’endettement public, de son niveau record en 2011, soit 95,1% par rapport au PIB pour en arriver au chiffre de 82,1% en 2014. Pendant cela en 5 années, le chômage est passé de 7,6% à 4,3%. 

Il serait temps que les regards se tournent

Vers tous les pays qui réussissent 

Et que l’on cesse d’enfumer

Un peuple qui perd 

Ses repères !

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon