mardi 16 février 2016

Manipulations de l’information : les médias à la manœuvre (suite)

Parmi les dernières informations d’hier à aujourd’hui, nous avons eu droit à des longs commentaires et de nombreuses images sur le déplorable enfantillage d’un joueur du PSG, évènement national ( ! ), ainsi qu’un long reportage sur le concert à l’Olympia en souvenir du drame du Bataclan. Si ce dernier commémore un carnage d’innocents et mériterait surtout quelques mots de notre Président, le premier fait partie de ces évènements de faible importance projetés sur les écrans qui masquent les vrais détresses de notre pays. Les paysans se suicident, la paysannerie française se meurt, la paysannerie du « labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France », pas celle des fermes « mille vaches » et des grandes exploitations de la Beauce. On en parle si les paysans désespérés commettent quelques actes répréhensibles, bloquent les routes et surtout la capitale. Mais visiblement leur sort n’intéresse plus le gouvernement qui n’a plus de poids à Bruxelles. Alors que nous sommes les plus intéressés à la PAC, nous n’avons même plus de représentants à la Commission de l’agriculture européenne. Le Fol va revenir avec un « follicule » à distribuer, histoire de dire qu’il a fait ce qu’il a pu. Les médias n’en font pas la priorité de leurs reportages. C’est une des facettes de la désinformation, retenir l’attention du public ailleurs que sur des problèmes dont on n’a pas la solution. 
Une autre information est typique de l’aliénation des médias télévisés au pouvoir politique. Il est de bon ton actuellement de relayer toute information qui permet de discréditer les russes, comme le veulent les USA. C’est ainsi que l’on relate le bombardement d’un hôpital de MSF en ajoutant qu’il s’agit d’un bombardement russe. Aucune information ne permet pour l’instant d’ajouter ce commentaire, d’autant plus que la Russie proteste de sa non-implication. Par ailleurs, selon MSF, il s’agirait de tirs d’artillerie. Quand on n’est sûr de rien, on se tait quand on ne peut pas informer sur preuves. Comme cela s’est déjà produit, il est tout aussi possible que ce soit des tirs turcs, de Daech ou de rebelles anti-Assad, selon la tactique bien connue qui consiste à tuer en faisant croire que c’est l’autre. L’armée syrienne avance désormais et tout est bon pour discréditer Bachar et Poutine. 
Cette tactique a d’ailleurs été employée en Ukraine sur l’avion malaisien détruit en plein vol. L’accusation des russes a de suite été évoquée et a justifié une guerre sans-merci dans le Donbass. On a ajouté que l’armée russe était entrée en Ukraine en montrant chars et colonnes de camions. La commission d’enquête néerlandaise vient de disculper les russes pour la destruction de l’avion, mais comme cela implique que ce sont les ukrainiens, la presse se tait. Par ailleurs le chef d’Etat-Major ukrainien vient de communiquer à la presse qu’il avait recensé 85 russes en Ukraine… une véritable armée. Mais l’information est passée et il en reste quelque chose, la Russie est un pays voyou et un ennemi prêt à tout. On va être obligés de remettre la Crimée sur le tapis, province historiquement russe qui a choisi à 96% par référendum son rattachement à la Russie. Les reporters sur place ne peuvent nier que les russes de Crimée n’ont aucune envie de revenir en Ukraine alors que le conflit avec le Donbass s’est envenimé à cause du problème de la langue. 
Nous avons eu un déchaînement de renseignements météo en décembre et janvier martelant que les températures étaient largement au-dessus de la normale avec la plupart du temps un commentaire sur le lien avec le réchauffement climatique. On a martelé que l’année 2015 était la plus chaude du siècle. Il s’agit de prouver que le réchauffement climatique est en marche et va nous griller tous si on ne taxe pas le carbone et que l’on ne couvre pas la planète de panneaux solaires et d’éoliennes. Si l’on vante aux esprits simples les vertus de ces deux énergies, on omet de leur dire les inconvénients et surtout le coût exorbitant que cela va coûter à la société avec un doublement de la facture d’électricité dans les prochaines années, comme en Allemagne. Mais il me faut dénoncer la propagande mensongère faite avec les températures moyennes du globe. Les mesures de celles-ci peuvent être faites au sol ou par mesures satellitaires. On dispose d’un très long historique sur les températures au sol ou sur les bouées en mer. Leur répartition n’offre pas un maillage garantissant les équidistances entre mesures ni la couverture du globe. On procède donc à des manipulations des données brutes pour pallier à ces inconvénients, ce qui les rend moins fiables et précises. On ne dispose des mesures satellitaires que depuis 1979 mais elles sont beaucoup plus fiables car elles prennent une globalité de la terre. 
La conclusion de ces dernières mesures par satellites et ballons-sondes sur l’année 2015 est que l’année 2015 n’est que l’une des années les plus chaudes depuis le début du 20ème siècle, comme les années 1998 et 2010 et pour la même raison : un exceptionnel et puissant El Niño. Cet évènement dû à un puissant courant marin du Pacifique, peut être résumé par un arrêt des remontées d’eaux froides, donc du mélange eaux froides profondes – eaux chaudes de surface. Ces dernières sont alors échauffées par le soleil plus que de coutume. Il n’y a pas un emballement des températures du globe mais il est possible que l’effet El Niño se fasse encore sentir un peu en 2016. Attendons 2017 où l’effet inverse devrait se produire. On constate d’ailleurs que, si l’on prend les 20 dernières années, il n’y a pas de réchauffement comme on le voit distinctement sur le graphique suivant. 
Mais comme les graphiques sont beaucoup plus représentatifs que de longs discours, celui présenté ci-joint montre d’une façon explicite le décalage grandissant qu’il y a entre le faisceau de prévisions issues des modèles publiés par le Giec et les mesures réelles. Ce graphique a été publié dans le rapport AR4 du GIEC. Les trois points noirs séparés de réactualisation et la ligne blanche de tendance ont été ajoutés. Il permet de voir à l’œil nu la différence entre les prévisions et le faisceau de résultats des modèles mathématiques. Cette différence va d’ailleurs en grandissant. Il est donc absolument non scientifique de faire des prévisions avec des modèles mathématiques incapables sur 20 ans de coller à la réalité et d’en tirer des conclusions jusqu’en 2050 ! 
On nous rebat les oreilles avec la fonte des glaces de l’arctique, malheureusement la surface de glace a peu ou prou retrouvé en septembre celle qu’elle avait dans le même mois l’année dernière. Le même constat est fait sur l’antarctique mais avec une augmentation récente. On affole les populations avec un gros iceberg qui s’est détaché de la banquise ou on nous fait pleurer sur une photo truquée d’un ours en perdition alors que leur population augmente. Alors il s’agit purement d’une désinformation mensongère dont nos gouvernants sont coupables ou manipulés ! La science au jour d’aujourd’hui ne peut rien affirmer sur l’évolution du climat, elle le pourra peut-être demain ou après-demain mais fous et criminels sont ceux qui la manipulent ! 
La désinformation est devenue permanente 
Il circule plus d’informations fausses 
Que d’informations vraies. 
Chercher et douter 
C’est comploter ! 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon