dimanche 7 février 2016

2016 : fin de la globalisation, menaces de guerre et de krach



Le modèle de la grande ouverture, de la libre circulation des hommes, des capitaux et des biens dans un grand marché mondial, prend l’eau. Les portes se referment les unes après les autres. De nouvelles alliances se sont créées dans le monde et les BRICS (Brésil-Russie-Inde-Chine-Afrique du Sud) s’affichent comme une nouvelle alternative face à l’hégémonie américaine. Ces derniers sont l’objet de pressions sur le plan monétaire et énergétique. Le yuan est en voie d’être accepté comme monnaie de réserve au sein du FMI et il est l’objet de manœuvres spéculatives de grande ampleur en particulier de G.Soros qui a l’ambition de faire plier la monnaie de ce pays comme il l’a déjà fait pour le Royaume-Uni. La Russie, dont les 2/3 des ressources sont liés au gaz et au pétrole, voit l’Arabie Saoudite faire baisser le prix du baril sous l’impulsion des Etats-Unis. Ces derniers au passage ruinent un grand nombre de leurs propres entreprises pétrolières extrayant du gaz de schiste, celui ne devenant plus rentable.

La Russie et la Chine, ainsi que d’autres pays du BRICS, intensifient leurs échanges en yuan et non plus en dollar, comme avait essayé de le faire Kadhafi, ce qui a créé la raison de sa perte. Une guerre totale, économique, financière, monétaire, et une course à l’armement, sont engagées. Les provocations ne vont pas manquer, alors que la Russie était en droit déjà de faire, de son avion militaire abattu à la frontière syrienne, un casus belli. D’autant plus que cela faisait suite à l’avion civil abattu dans le Sinaï. L’Iran rentre dans la course, se rapproche stratégiquement de la Russie et redevient un ennemi à abattre pour Israël. La Turquie, en proie à des difficultés internes, est prête à se lancer dans la guerre en Syrie pour redorer le blason d’Erdogan au risque de déclencher une réaction militaire russe. L’Arabie Saoudite attaque le Yémen avec l’aide occidentale et ouvre une zone de conflit avec l’Iran.

L’Europe voit les divergences s’accumuler et des clivages éloigner les pays les uns des autres et créer de nouveaux regroupements. Le flux migratoire de peuplement, voulu par les USA et Israël, s’abat sur elle comme un tsunami, et est directement issu du chaos mis en Syrie et en Irak. Le traité de Schengen vole en éclats et l’OTAN intensifie sa présence en Europe qu’elle veut associer à la lutte contre la Russie. Ceci entraîne un certain nombre de réactions très différentes entre le couple franco-allemand et des pays de l’Est comme la Pologne. Celle-ci, comme La Hongrie, rechigne de plus en plus à suivre docilement les directives européennes. Un Brexit passe du possible au probable et éloignera le Royaume-Uni de l’UE. Ce pays n’a jamais voulu qu’une union économique, c’est-à-dire un élargissement de leur zone de libre-échange qui a disparu avec son entrée dans l’UE. Il n’est plus impossible que le RU impulse une nouvelle zone en cas de sortie de l’UE. L’UE est donc menacée de dislocation. L’arrivée de l’Ukraine, au niveau de vie très bas, est d’ailleurs de nature à aggraver les problèmes économiques et sociétaux.

La Grèce ne sort pas de l’impasse dans laquelle elle est, bien au contraire. Son peuple manifeste en masse et Tsipras n’a plus son appui comme lors de son élection. Son cas va devoir être de nouveau tranché. L’Espagne fait face à une autonomie de la Catalogne à laquelle la France risque d’être confrontée avec la Corse. L’Écosse se veut une nation et l’affrontement entre Wallons et Flamands n’est pas éteint. L’UE soutient cette régionalisation de l’Europe au fur et à mesure qu’elle dépouille les États de leurs pouvoirs régaliens. Avec la Ligue du Nord l’Italie pourrait voir réapparaître ce mouvement dans un pays qui est en récession et la BCE lui venir en aide à l’encontre de ses statuts. Le ralentissement de la croissance mondiale va fragiliser un peu plus cet édifice européen où ni les esprits, ni les niveaux sociaux, ni les économies, ni la politique migratoire, ni la monnaie unique, n’ont réussi à le faire tendre vers le haut du niveau de vie, et à instituer une paix des peuples. L’Europe entre dans une période sombre.

Le Japon prend conscience que sa sécurité ne peut dépendre exclusivement des USA dont la puissance s’affaiblit et s’arme pour faire face à la Chine, ennemi historique. Les QE, création de liquidités ex-nihilo, n’assurent pas une croissance américaine suffisante et la pauvreté augmente. Le Brésil est menacé de faillite avec une inflation galopante. La Chine resserre ses liens avec la Russie et doit faire face à un nouveau ralentissement de sa croissance qui la rapproche des croissances occidentales au fur et à mesure que les salaires augmentent. La politique d’encerclement américaine la conduit à affirmer une puissance militaire rénovée, stratégiquement liée à la Russie. Cette dernière est devenue le pays essentiel dans le règlement de la guerre irako-syrienne. Certains pensent une guerre globale inévitable. La paix ne tient plus qu’à la volonté russe de tout faire pour éviter la guerre globale car du côté occidental, donc américain, on fait tout pour détruire la paix. Les USA aident à allumer des luttes internes dans de plus en plus de pays. Après le Moyen-Orient, les ex-républiques soviétiques sont approchées pour la création du chaos, comme cela a été fait en Ukraine. Désormais c’est de nouveau l’Afrique qui est visée avec deux pôles d’ancrage soutenus, Daech en Libye et Boko-Haram au Nigeria. L’Algérie est dans le collimateur. 

Valls dit « nous sommes en guerre » mais il peut ajouter « nous sommes en crise ». Les deux nous font entrer dans l’époque des mensonges et des manipulations des libertés de la pire espèce. La guerre nous la maîtrisons puisque c’est nous qui coopérons à la fabriquer. Mais la crise nous la subissons, et nous la subissons mal de plus. Les marchés sont fragiles et frôlent le précipice de plus en plus souvent. La dette mondiale s’accroît d’une façon vertigineuse. Seule une guerre peut permettre de la résorber et c’est bien à cela que pensent certains. Tout tient grâce à la confiance des gros investisseurs, fonds de pension et assurances, mais le moindre vent défavorable peut créer d’un moment à l’autre un véritable tsunami mondial. Le Japon lance ses dernières cartouches avec les taux d’emprunts négatifs (on paye pour que la banque accepte notre argent ! ). On sait déjà que le remède va être pire que le mal. C’est une décision très grave et aventureuse, car la Bank of Japan est un satellite de la Fed, le Japon n’est pas un pays souverain, ce satellite protège en quelque sorte la Fed. Celle-ci ne sait plus quoi faire car l’économie américaine patine malgré les taux bas et les énormes liquidités déversées. Le dollar est mis en cause et le système monétaire mondial arrive en fin de vie.

Une menace de plus en plus précise se profile sur les détenteurs d’actions et d’épargne en banque ou en assurance-vie. Parmi les banques françaises, la Société Générale et le Crédit Agricole seraient les plus touchées en cas de krach. La France, qui n’a pas fait les réformes structurelles nécessaires et qui est prisonnière de l’euro, ne peut espérer mieux que de ralentir sa descente, de gérer un appauvrissement de sa classe moyenne et une pauvreté supportables. La guerre civile se prépare un peu partout en Europe et la guerre totale est sur le fil du rasoir dans un climat de réarmement mondial général. Sans maîtrise de sa défense, de sa monnaie et de ses frontières, la France est comme une coquille de noix sans moteur, sans gouvernail et sans cap, ballottée dans une mer tempétueuse tentant de rester dans le sillage du porte-avion américain et de garder un filin vers le remorqueur allemand. 

P.S : Aujourd’hui, l’homme qui est devenu une légende pour ses anticipations de quantitative Easing(Planche à billets), dans les fluctuations des devises et sur des événements mondiaux majeurs alerte kinkworldnews sur le fait que les gouvernements du monde entier se préparent à l’effondrement total.

Un autre monde se prépare mais nous y allons enchaînés.

Paroles mensongères et pression sur la démocratie 

Empêchent nos concitoyens de réaliser combien

Un avenir radieux sera difficile à construire 

Sans grands drames et sans guerre ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon