vendredi 30 septembre 2016

L’écologie, verte ou eugénique et fasciste ?

Les grands mouvements écologiques font une pression mondiale sur les États par le biais de l’ONU et sur les populations par une propagande orchestrée par des « associations » mondiales et ONG, comme le WWF. Ceci a induit dans de nombreux esprits que l’écologie était indispensable à la survie de l’homme sur la planète. Mais un certain nombre d’actions de l’écologie prennent une allure fascisante qui pose la question suivante : l’écologie est-elle au service de l’homme ou de la nature ? Lorsque l’on remet des loups et des ours dans nos montagnes, est-ce pour l’homme ou pour la nature ? Les bergers ont clairement affiché leur désapprobation car il s’agit bien là de protéger la nature et non l’homme. L’antagonisme entre les chasseurs et les mouvements écologiques est assez intéressante. Elle oppose un groupement d’hommes, le plus souvent de la terre, dont l’éthique est (ou devrait être) justement la régulation de la faune au profit de l’homme, à un groupe idéologique qui prétend assurer la survie des espèces. Si chasser est aussi un loisir, le chasseur est bien utile lorsqu’il s’agit de disperser des hordes de sangliers qui dévastent les cultures. De l’autre côté écologique l’argumentation de survie des espèces tient peu lorsque l’on sait que l’homme du Moyen-âge a eu du mal à se protéger des loups. Par ailleurs les espèces animales du crétacé n’ont pas survécu aux changements climatiques de la planète et personne ne peut dire s’il y avait plus ou moins d’espèces que maintenant.

Si l’homme de la terre regarde l’écologie avec son bon sens, l’homme urbain est sensible à l’aspect écologique car il s’est lui-même créé un espace de vie qui cumule des nuisances et est prêt à tout admettre ou presque pour les éliminer. Le bruit, les odeurs, la promiscuité, la pollution l’agressent. Toutefois la diminution des nuisances n’a rien de nouveau et n’est que la continuation de la lutte de l’homme pour et contre le progrès. Si éviter toute nuisance avait prévalu sur les nuisances de la combustion du charbon, la machine à vapeur n’aurait jamais vu le jour. Le problème est que l’homme seul ne sait pas toujours ce qui l’agresse. Même le bruit peut être indétectable, comme les infrasons produits par les éoliennes. Il est donc « éduqué » par les gouvernants qui prennent ce qui leur semble bon (c’est-à-dire à leur réélection) dans les études scientifiques triées qu’on leur donne à connaître. C’est le cas de la pollution due aux moyens de transport. En fait la lutte est centrée essentiellement sur la pollution en gaz carbonique, mais le gaz carbonique n’est absolument pas nuisible à l’homme aux teneurs où il est mesuré à 0,04% en moyenne dans l’atmosphère. La pollution est dans les particules ultrafines rejetées et dans d’autres gaz dont l’oxyde d’azote. 

Il a fallu faire rentrer dans la tête des gens que l’important était la lutte contre le CO2, pourtant non nuisible pour l’homme. Pour retomber sur ses pieds l’écologie soutient que le réchauffement climatique lui est dû. Donc l’homme est coupable, le réchauffement est d’origine anthropologique. Pour l’instant aucune prévision, faite il y a vingt ans par la centaine de modèles mathématiques prévoyant une hausse sensible de la température moyenne du globe mesurée par satellite, ne s’est avérée exacte aujourd’hui. Les scientifiques climato-sceptiques sont de plus en plus nombreux mais leurs travaux de plus en plus négligés, non médiatisés et non subventionnés. La doxa du réchauffement, et du catastrophisme climatique, n’admet aucune contestation et entraîne des choix économiques et des décisions autoritaires. La Maire de Paris interdit certaines voies de communication impactant toute la circulation périurbaine et déplace le problème de la pollution ailleurs avec comme conséquence un bilan total de pollution qui ne peut être que plus mauvais vu les embouteillages qu’elle crée. Evidemment un certain nombre de parisiens vont être heureux de « piétonner » sur des voies de berge et la force des images médiatiques font le reste pour justifier une initiative politique contestable. On est pourtant dans l’écologisme fasciste, celui où la contestation n’est plus admise et ceux qui la manient sont des « cons ».

Mais cela va plus loin lorsque l’on parle de la population du globe. L’idée de surpopulation est aux origines de l’écologie dont l’idée a été promue sous l’Empire britannique, ce que peu de monde sait. Elle est même issue de l’oligarchie britannique, oligarchie que l’on retrouve aujourd’hui au sein même de la politique mondiale contre le réchauffement climatique. En effet Jeffrey Steinberg, un des collaborateurs de l’économiste américain Lyndon LaRouche qui a participé à la rédaction du rapport spécial de l’Executive Intelligence Review (EIR) sur les enjeux cachés du sommet climatique COP21 de Paris, révèle une vérité qui dérange. Car en vérité, le mouvement écologique mondial, qui promeut le catastrophisme climatique actuel, n’est pas un mouvement humaniste agissant pour le bien des générations futures, mais la énième métamorphosée d’un vieux courant oligarchique eugéniste ! 

Après la deuxième guerre mondiale et l’eugénisme nazi, la monarchie britannique entreprit de rénover ces politiques de « science des races » et de génocide qui avaient conduits à l’euthanasie des « inaptes » et aux camps de la mort. Sir Julian Huxley, président de la Société eugénique britannique, utilisa sa position de premier directeur général à l’UNESCO (organisation éducationnelle, scientifique et culturelle des Nations unies) pour favoriser ce renouveau. Mais la Société eugénique britannique n’a jamais été dissoute. Tout comme le parti nazi d’Hitler avait ses racines dans la contre-culture écologiste des années 1920, le nouveau mouvement eugénique allait naître d’une série d’organisations environnementalistes mises sur pied par les agents de Sa Majesté. A ce jour, ces organisations restent les principaux promoteurs, au niveau mondial, de politiques qui, au nom de la « protection de la nature », pourraient provoquer un génocide. Comme le transhumanisme à la sauce Google de nos jours, l’eugénisme se présentait initialement comme une science nourrie d’apports scientifiques multiples.

Ce n’est rien de nouveau pour la Couronne britannique. Le culte de la race promu par Hitler, son programme de génocide, ainsi que le fait de faire passer la protection de la nature avant le progrès de l’humanité, sont des idées qui ont été conçues à Londres dans la seconde moitié du XIXe siècle, en particulier grâce à des individus comme Charles Darwin, Thomas Huxley, Francis Galton, Herbert Spencer et Arthur Tansley, qui ont tous œuvré à la promotion d’une forme extrême de génocide malthusien. C’est ainsi que Spencer, copiant Darwin sur la société humaine, développa le concept de « survie du plus apte ». C’est l’Essai sur le principe de la population, publié en 1798 par Thomas Malthus (1766-1823), qui servit de base aux travaux de Darwin, Spencer, Huxley, Galton et Tansley. Ce dernier est le premier à parler d’« écologie », plaçant la préservation du système écologique au-dessus de la nature créatrice de l’homme. Enfin, pour le cousin germain de Darwin, Galton, l’eugénisme est conçu comme une approche « scientifique » à l’abattage sélectif des « nuisibles » du troupeau humain. Mais plutôt que d’éliminer les « inaptes », il propose de ne laisser naître que des individus « aptes » à la survie ! 

Dans chaque cas, le but commun de toutes ces idées folles et anti-humaines était de justifier la réduction de la population, afin de préserver un système de pouvoir oligarchique éternel. C’est pourquoi il faut comprendre l’évolution de l’écologie jusqu’à nos jours et comment d’un groupe d’oligarques l’écologie a été transmise à la population de la planète tout en gardant les traces du fascisme et de l’eugénisme originels. Nous le verrons dans le prochain article. 

La puissance des médias décuple la propagation d’idées planétaires 

La puissance de l’argent n’est plus contrebalancée par le bon sens

La multiplication des sources d’information nous génère du bruit 

Mais dans celui-ci les tambours de la ploutocratie mondiale

Finissent seuls à se faire entendre et à nous assourdir ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon


jeudi 29 septembre 2016

L’envers de la médaille du quinquennat



Les chiffres sont les chiffres mais il y a manière et manière de les présenter. La présentation du budget 2017 est l’occasion de faire le point. Prenons la croissance publiée par le gouvernement en pleine démagogie électorale. Le graphique présenté montre une France qui relève la tête et retrouve la croissance qui stabilise l’emploi… et permet la candidature de Hollande à la Présidentielle. On peut cependant en faire une autre lecture en particulier en se comparant aux croissances de l’UE et de la zone euro.

Si l’on étend la comparaison à 2011, on a le graphique ci-contre. Il distingue l’avant et l’après 2014. Avant la croissance française est systématiquement au-dessus de la croissance de l’UE et de la zone euro. De plus elle est fortement positive en 2011. Ce n’est plus le cas à partir de 2014 même si l’écart se réduit en 2016 et 2017, mais il s’agit là de prévisions gouvernementales. L’UE a récemment révisé à la baisse de 0,1% les prévisions de la croissance pour elle-même et pour la zone euro. Par ailleurs les économistes ont des prévisions nettement plus faibles pour 2016 et 2017 sur la croissance française. Celles-ci sont portées sur le graphique et montrent que l’écart par rapport à l’UE et à la zone euro est plus important que celui des prévisions gouvernementales. Tout ceci apparaît clairement sur le graphique des écarts. 

Le constat n’est alors plus rose mais gris. La France fait moins bien que l’UE et la zone euro depuis 2014. Il apparaît que l’augmentation importante de la pression fiscale 2013-2014 a eu les effets négatifs que l’on pouvait prévoir. Les aides diverses au monde de l’entreprise ont sans doute calmé le jeu ensuite sans toutefois remettre la France au niveau de la moyenne dans l’UE et dans la zone euro. Au passage on constate que la croissance en zone euro est systématiquement plus faible que celle dans l’UE. Sortir de l’euro n’est donc pas une catastrophe, bien au contraire, mais on se garde bien de nous présenter les chiffres qui le prouve. En conclusion, comparativement la France "performe" moins bien que la moyenne des pays européens, il n’y a donc pas lieu de pavoiser sur la qualité de nos dirigeants et la situation a vraisemblablement tendance à se détériorer.

Le chômage a été examiné dans l’article précédent mais il est un autre indicateur qui permet de juger de la santé de l’économie d’un État, c’est la dette publique. En effet la propension de l’État à dépenser  est révélée par l’écart entre le PIB du pays et le déficit public. Ce dernier s’accumule dans la dette et il est intéressant de regarder l’indicateur dette/PIB là aussi par rapport à la moyenne de l’UE et de la zone euro. L’Allemagne étant la championne de la politique d’austérité, dont le but essentiel est la réduction de la dette, la comparaison avec celle-ci s’impose. Une fois encore on constate, qu’en dehors de 2011 où le pourcentage de la dette française a été inférieur à celui de la zone euro, dans tous les autres cas celui-ci est supérieur aux pourcentages de la dette de l’UE et de la zone euro jusqu’en 2015. Il a même tendance à s’aggraver. Ceci est particulièrement visible si on représente les écarts du pourcentage de la dette française avec celui de l’UE, de la zone euro et de l’Allemagne. En 4 ans, l’écart en notre défaveur a grandi de 6% par rapport à la zone euro, de 7% par rapport à l’UE et de 17% par rapport à l’Allemagne ! La France a donc plus mal maîtrisé sa dette que la plupart des pays européens. Au contraire l’Allemagne, qui est déjà en train de réaliser un déficit nul, se prépare à atteindre le seuil de 60% de dette/PIB qui est l’une des obligations à remplir du traité de Maastricht. Ceci pourrait se produire en 2018 au train où va la diminution de sa dette. 

Il nous reste un indicateur à voir. Avec le chômage celui qui a le plus d’impact sur notre niveau de vie, c’est le PIB/habitant. Pour se faire une idée comparative, deux périodes de 4 ans sont examinées, 2007-2011 et 2011-2015 pour lesquelles nous disposons des données Eurostat. Le PIB/habitant est évalué par rapport à celui de l’UE gratifié de la valeur 100. Le graphique présente sur cette base l’évaluation pour la France, la zone euro et l’Allemagne. On voit que l’évolution de la France est similaire à celle de la zone euro mais très différente de l’Allemagne qui caracole en tête. Il semblerait que la politique d’austérité allemande n’a pas dégradé cet indicateur même si la seconde période montre un net ralentissement de l’amélioration de celui-ci. Ceci apparait plus clairement sur le graphique suivant qui représente en effet pour la France, la zone euro et l’Allemagne l’évolution sur chacune des deux périodes. Pour la France la période Hollande s’avère moins bonne que la précédente, dite Sarkozy, comme pour l’Allemagne mais avec un abaissement contrairement à l’Allemagne où l’indicateur a progressé même si c’est plus faiblement. La diminution pour la France est même un peu plus marquée que pour la zone euro.

On voit que sur ces trois indicateurs, croissance, dette, PIB/habitant, la France évolue plus mal que l’UE, la zone euro et bien sûr l’Allemagne sur la période de 4 ans couvrant 2012-2013-2014-2015, ce qui n’est pas vrai dans la période précédente pour le PIB/habitant. Par ailleurs les écarts avec l’Allemagne se creusent fortement et même plus faiblement avec l’UE et la zone euro. Cette dernière est globalement en retrait des performances de l’UE. Cette étude montre que la France est sur une trajectoire de récession dans une Europe elle-même en retrait par rapport aux autres continents. Nous ne méritons même pas la moyenne, alors que les contraintes extérieures (euro, pétrole, taux d'emprunt) étaient au vert,… mais on continue à nous enfumer. 

L’enfumage politique ne fait appel aux comparaisons qu’à son avantage.

Lorsque la vague porte les surfeurs, certains vont très loin 

D’autres non et même boivent le bouillon.

La vague était là mais notre surfeur 

Nous a emmené boire la tasse

Avant de nous noyer ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

mercredi 28 septembre 2016

Regards du chômage sur deux quinquennats

Les chiffres du chômage d’août viennent de paraître. Le masque tombe, ils sont mauvais. Le budget 2017 est présenté à l’Assemblée, il sent le Sapin de l’entourloupe mais le masque est mis jusqu’à la présentation à Bruxelles. La croissance y est d’un optimisme béat (1,5%) et le chômage jugulé. D’ailleurs sur ce dernier il est intéressant de sortir des discours convenus, des promesses et des enfumages dont nous gratifient les politiques qui ont exercé le pouvoir. En particulier, puisque nous avons eu une (apparente) alternance gauche-droite, nous disposons sur cet indicateur de données de comparaison sur l’efficacité des politiques menées. Le chômage est non seulement un indicateur de la marche de l’économie mais aussi du bonheur du peuple. C’est ce que l’on pense aujourd’hui mais ce qui va devoir être sérieusement revu dans l’avenir car c’est probablement le PIB/habitant qui se révèlera l’un des principaux constituants du bonheur d’un peuple associé à la mesure de l’inégalité de répartition des richesses.

La raison est le plafonnement à une croissance future de 0,5% à 1% dans les pays développés que l’amélioration de la productivité et les progrès innovateurs peuvent apporter sauf bon technologique et scientifique comme celui de la machine à vapeur. Par ailleurs le nombre de personnes en âge de travailler croît plus vite que la croissance économique, et la génération des robots est en train de concurrencer le travail humain. Moins de croissance, plus de bras robotisés et plus de demandeurs d’emploi, ne peut conduire qu’à un chômage accru. Il faut donc s’attendre à avoir de plus en plus d’inactifs qui devront néanmoins avoir leur « part de gâteau » de survie. C’est l’idée du salaire universel. Le PIB/habitant serait alors l’indicateur de la grosseur du gâteau et le montant du salaire universel régirait le coefficient d’inégalité des revenus, dit l’indice Gini. 

Pour l’instant la France doit pourvoir chaque année à l’arrivée de 150.000 nouveaux individus en âge de travailler. Visiblement elle ne résout pas ce problème puisque le nombre de demandeurs d’emploi croît sous les deux quinquennats de Sarkozy et de Hollande. Non seulement d’ailleurs elle ne peut absorber ces 150.000 nouveaux mais elle en perd 190.000 autres chaque année depuis 9 ans. C’est ce qui ressort de l’étude de l’évolution des demandeurs d’emploi en France (DOM-TOM compris) dont le graphique est présenté ici selon les chiffres publiés par DARES. D’avril 2007 à juillet 2016, le nombre de demandeurs d’emploi croit de 28.550 demandeurs supplémentaires chaque mois soit 342.660 par an. C’est globalement une constante même si le quinquennat de Sarkozy a été beaucoup plus perturbé par la faillite de la banque Lehman Brothers en septembre 2008 déclenchant une crise boursière mondiale et par la hausse du pétrole.

Depuis avril 2007 le nombre total  de demandeurs a augmenté de 2.750.000 pour atteindre 6.611.000 en août 2016. Pour la fin du quinquennat Hollande, trois prévisions peuvent être faites. La première, celle de Hollande, est le  maintien de la stagnation depuis janvier 2016 soit le maintien à 6,6 millions ou moins ce qui validerait une « inversion de la courbe du chômage ». La seconde est que la stagnation, fruit ou non des mesures prises, est terminée et que l’on reprend la trajectoire d’évolution de 28.550 demandeurs en plus par mois. Dans ce cas on atteindra le chiffre de 6,77 millions de demandeurs. La troisième est que la situation forcée depuis janvier 2016 ne puisse résister à la tendance générale et que l’on retrouve la courbe de progression quittée en janvier, cela pousse le nombre de demandeurs à 6,98 millions. Le constat réel en avril 2017 sera donc très instructif pour juger de l’efficacité des politiques socio-économiques gauche et droite sur le chômage.

L’analyse sur ce dernier point peut être complétée par le graphique ci-contre. Le.superposition de l’évolution du chômage sur les deux quinquennats montre bien que l’augmentation du nombre de chômeurs atteinte actuellement, soit 1.3591.000, est déjà supérieure à celle durant le quinquennat Sarkozy, soit 1.358.600. Pour que cela ne soit plus vrai en avril 2017, il faut réellement une diminution du nombre de chômeurs d’ici cette date. Si l’on constate que Sarkozy a dû faire face à la crise et que pendant son mandat Hollande a bénéficié d’un prix du baril moins cher, d’un euro très déprécié par rapport au dollar et d’un taux d’emprunt pour l’État beaucoup plus faible, on peut en déduire que Hollande a été un bien plus mauvais manager sur cet indicateur mais que, si Sarkozy a fait face à la crise, il n’a pas réussi plus que Hollande à remettre la France en dehors du rythme annuel de 28.550 demandeurs de plus par mois. 

Ce constat est particulièrement intéressant parce qu’il confirme que la politique socio-économique imposée par Bruxelles, donc par l’Allemagne, est directement en cause pour notre pays car que l’on soit de gauche ou de droite on suit globalement la même politique pour le même résultat. Le décrochage réussi par Hollande depuis janvier 2016 n’a été obtenu que par des mesures touchant à la mise en formation, aux emplois aidés et aux radiations plus systématiques du fichier de Pôle Emploi. Il n’est pas sûr que les deux premières mesures aboutissent à un plus grand nombre d’insertion dans un monde de l’entreprise hors des subventions que celles-ci prennent souvent comme un effet d’aubaine. Comme a tendance à le montrer la remontée spectaculaire du nombre de demandeurs en septembre, il n’est pas impossible que leur effet s’efface presque totalement. Dans ce cas l’augmentation repartira à son rythme habituel ou même s’accélèrera pour effacer le gain temporaire. Le seul moyen sera de préparer une sortie massive de la catégorie A des demandeurs, puisqu'on ne parle que de celle-ci, pour une autre catégorie … tour de passe-passe déjà utilisé ! C'est d'ailleurs pourquoi cette étude porte sur le nombre total de demandeurs.

Il y a dans ce regard sur l’évolution des demandeurs d’emploi, et par là-même du chômage qui lui est strictement corrélé, le constat de l’impossibilité pour les candidats à la Présidentielle de changer véritablement le cours des choses en continuant la politique bruxelloise, c’est-à-dire en restant dans l’UE et particulièrement dans l’euro. Mais tout étant lié, c’est une sortie massive des institutions de l’UE et de l’OTAN qui peut permettre un « reset » de la politique socio-économique française. Ce qui est fait actuellement est un jeu d’augmentation de la dette et des impôts et taxes pour maintenir le navire à flot sans toutefois y réussir au-delà de l’augmentation annuelle des demandeurs devenue endémique. Cela permet au mieux comme l’a fait Sarkozy d’empêcher le phénomène de s’amplifier sous le coup de contraintes extérieures. Ce fut le cas de la crise de 2008-2009 et ce peut l’être pour l’impact de l’immigration et du terrorisme sur l’économie française. Ceci étant nous sommes dans une situation de risque maximum car la remontée, de l’euro par rapport au dollar, du prix du baril de pétrole, et des taux d’emprunt, serait trois écueils que notre économie ne peut plus supporter puisque même le budget 2017 demande déjà des hypothèses trop optimistes et que le déficit public est bloqué à 3%. Le capitaine du bateau, et ses officiers, laissent courir le navire sur son aire sans toucher au gouvernail en espérant qu’aucun récif ne sera sur sa route alors qu'il va droit sur eux. 

Le chômage est révélateur, de l’incapacité de nos élites

A changer véritablement la politique de notre pays, 

Et de leur manque de courage et de sens de l’État.

Le confort du pouvoir et de l’argent trop facile 

Polluent la démocratie et nous mènent

Vers des scénarios à la grecque ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon