dimanche 25 septembre 2016

Notre avenir se joue maintenant aux États-Unis



Il me faut une fois de plus dire combien les combats politiciens en cours pour la présidence française sont complètement déconnectés des grands évènements du monde et particulièrement de ceux qui ont l’influence majeure sur notre destin. Le krach boursier et bancaire se rapproche de jour en jour. Le dernier recul de la Fed sur l’augmentation des taux du crédit, montre bien que l’économie américaine n’est pas en état de le supporter et cette nouvelle décision de report a une répercussion sur le monde entier. La dette mondiale explose et les banques centrales continuent à manipuler la planche à billets inondant principalement la spéculation de liquidités qui n’ont aucune valeur tangible. Elles savent que l’on va dans le mur mais elles continuent parce qu’elles ne savent plus faire autrement. La BCE continue de déverser ses 80 milliards chaque mois et détient désormais 10% des obligations privées, ce qui n’est normalement pas permis dans ses statuts. Mais la Deutsche Bank, la plus grosse banque allemande, qui était en difficulté risque cette fois d’avoir besoin de l’Etat allemand pour ne pas être déclarée en faillite. Le plus grand journal financier allemand, Handelsblatt, écrit : « Les officiels allemands ont réagi avec choc et désarroi à la révélation selon laquelle les autorités américaines réclament une amende record de 14 milliards de dollars à Deutsche Bank, qui pourrait ultimement avoir besoin d’un bail-out de l’État pour payer cette facture. » Les banques font faillite les unes après les autres, aussi bien en Italie qu’aux États-Unis et toutes les banques sont plus ou moins reliées entre elles.

Mais nous assistons à des évènements d’une grande importance au Moyen-Orient pour lesquels on se garde bien de nous en donner les conséquences terriblement graves qu’ils peuvent entraîner. Ils sont l’illustration des déclarations de la candidate hilarante Clinton sur la poursuite de la guerre au Moyen-Orient et la stigmatisation de la Russie. La Cabale israélo-militaro-banco-industrielle, qui contient les lobbies et banquiers israéliens, la CIA, la NSA, prépare visiblement la guerre contre la Russie. Pourquoi ? Parce que la puissance américaine est au bord du gouffre et la représentante de la Cabale pour la présidentielle file désormais du mauvais coton, sur fond d’accusations sur la divulgation d’informations secrètes, de meurtres, de trafics financiers avec la Fondation Clinton, etc. De plus les preuves de l’implication de la CIA dans le 11 septembre 2001 se multiplient et des politiques du Congrès s’en emparent. Le pot aux roses peut éclater avant le 8 novembre, date des élections américaines. Seule la guerre peut sauver la mise des faucons et permettre de reculer les élections en maintenant Obama au pouvoir.

C’est pourquoi les incidents sur l’armée syrienne vont se multiplier et la « bavure » qui a tué 60 soldats légalistes syriens et fait une centaine de blessés est révélatrice. Pour la première fois la Russie a porté cela à l’ONU pour s’y voir non seulement ne pas recevoir d’excuses officielles mais être accusée d’avoir bombardé un convoi humanitaire. La ficelle est grosse quand on sait que ce sont les russes qui ont publié les images du drone les disculpant et que les américains ont refusé de donner leurs sources. Peu importe tous les médias occidentaux ont colporté la nouvelle de l’ignominie russe frappant un convoi humanitaire. En frappant l’armée de Bachar el-Assad les américains savent qu’ils défient les russes qui la soutienne. Les demandes de cessez-le-feu sont toujours américaines dès que les factions Al-Nostra ou Daech sont en difficulté. Ceux-ci s’empressent, dès que l’accord est signé et que son effet bénéfique pour ses protégés est acquis, de le pourrir par une « bavure » et forcer l’adversaire à réagir l’accusant de ne pas respecter l’accord. Les manœuvres dans les pays baltes au plus près des frontières russes, le porte-avion américain entré en mer Noire, sont autant de signes qui montrent que les américains ne veulent pas la paix mais la guerre.

La Russie n’a pas jusqu’ici envenimé la situation mais a cherché à obliger les USA à coopérer avec eux pour lutter contre Daech. La réponse des américains c’est l’implantation de 7 bases en Syrie de façon à contenir l’avance de l’armée syrienne une fois qu’Alep sera tombée. On voit les médias occidentaux mettre en exergue les frappes de l’aviation syrienne sur l’est d’Alep comme un crime contre l’humanité. Ils ont même parlé de l’encerclement de cette population sous le joug des troupes opposées et terroristes en oubliant que c’est eux qui encerclaient avant la majeure partie de la ville en tentant de l’occuper entièrement. Tout se met en place pour une montée des provocations américaines car le temps presse avant le 8 novembre. La Russie saura-t-elle y résister sans perdre la face devant son peuple et le monde entier ? C’est le terrible enjeu du déclenchement d’une guerre mondiale qui résoudrait toutes les menaces d’effondrement boursier-bancaire et de mainmise américaine sur le monde. 

Comment ne pas être atterré par les combines et manœuvres politiciennes, les propositions d’actions mineures, égo-centrées, quand nous sommes sous le coup de menaces pareilles, la guerre mondiale et le krach ruinant les économies de centaines de milliers d’épargnants et rendant les Etats incapables de faire face aux retraites, aux aides sociales et même à la rémunération des fonctionnaires des écoles, des administrations et des hôpitaux ? Comment peut-on soit être aveugle et irresponsable soit choisir délibérément de cacher la vérité au peuple, de ne pas demander que toutes les mesures soient prises pour parer au choc prévisible, de ne pas permettre à chacun de s’y préparer au mieux ? J’entends qu’il faut réduire le nombre de députés, empêcher de cumuler des mandats électoraux, revenir sur les trente-cinq heures, abroger la loi travail, enfermer les fichiers « S », redonner la fierté d’être français, oui, oui, tout cela est valable en temps de paix. Mais nous sommes en guerre non pas contre l’ISIS, promu et aidé comme acteur du chaos, mais soumis aux décisions d’un groupe de puissants israélo-américains pour qui la guerre est une solution… finale. Cela ne vous rappelle rien ? 

Notre avenir est suspendu aux États-Unis, otage du NOM, 

C’est 1929 et 1939 qui sont au-dessus de nos têtes.

Le krach et la guerre peuvent-ils longtemps 

Ne pas tomber sur nos têtes enfumées ?

La classe politique française 

En répondra devant…

L’histoire ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon