dimanche 11 septembre 2016

Tout droit vers le chaos !



Dans le précédent article le constat de l’inutilité de l’élection présidentielle était mis en lumière. Mais le doute, que l’on puisse atteindre 2022 pour retrouver la maîtrise de notre destin avec une équipe volontaire et courageuse derrière un chef providentiel et visionnaire, était aussi clairement exprimé. Le manque de vision ou le mensonge des candidats à la présidentielle est de la plus mauvaise augure. Aucun ne parle de la situation catastrophique dans laquelle se trouve notre pays, l’Europe toute entière et d’une façon générale le monde occidental. L’essentiel de leurs arguments, à défaut de véritable programme, tourne autour de l’économie et du terrorisme. Mais le danger sur l’économie française qui résulterait de mesures inadéquates n’est pas grand-chose devant la catastrophe financière et bancaire suspendue au-dessus de nos têtes. La lutte contre le terrorisme dans notre pays est vouée à l’échec par l’arrivée toujours plus massive de recruteurs musulmans, de cellules dormantes, de femmes voilées et radicalisées. Les loups sont dans la bergerie et leur simple présence effraie tout le troupeau. Les moutons ne produisent plus de lait et courent dans tous les sens pour se heurter au grillage en perte totale de liberté et meurent égorgés. Nous faisons donc face à un double incendie.

La guerre à l’extérieur est sans issue jusqu’à épuisement de nos forces de plus en plus dispersées dans l’espace afro-asiatique. D’ailleurs notre action est de plus en plus ambigüe avec une apparence de guerre contre l’EI et des contacts étroits et économiques avec les nations du golfe qui soutiennent les factions djihadistes. Par définition ce conflit ne peut avoir d’autre issue qu’un enlisement permanent avec l’extension du chaos, voulu par la ploutocratie atlantique. L’élection présidentielle va éviter la prise de conscience du peuple. Le précipice, dont la plupart des politiques sont conscients ou profondément ignares, sera soigneusement caché avec le slogan « Dormez tranquilles bonnes gens, moi Président, je vous garantis que tout ira mieux ». Mezzo voce on dira que la France est en faillite mais jamais quand on a quitté le pouvoir. Pourtant ce serait presque un moindre mal qui ouvrirait les yeux de tous ceux à qui l’on cache le pire cauchemar qui nous attend, guerre comprise. 

Commençons par parler de l’économie mondiale, enfin du financement des marchés, des banques et des Etats. Tout ce système est assimilable à une pyramide que l’on s’évertue à maintenir en équilibre sur la pointe. Ce sont les banques centrales qui sont passées à la manœuvre tentant tant bien que mal d’empêcher la perte d’équilibre. Elles jouent sur deux leviers, la planche à billets et les taux du crédit. Les Banques Centrales achètent pour 2,5 trillions de papiers, d’assets (actifs ayant une valeur économique et dont on attend un profit par exemple des obligations d’Etats) par an ! Ce chiffre parle mieux quand on dit que c’est 8,5 fois les recettes du budget français 2016 soit 8 années et demi d’impôts et taxes. Le total cumulé va atteindre, voire dépasser les 20 trillions, soit 20.000 mille milliards accumulés par la Banque Nationale Suisse, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon,  la Banque Populaire de Chine, la Banque Centrale Européenne et la banque centrale des Etats-Unis (Fed). Elles sont devenues les principaux propriétaires d’actifs financiers. Leur bilan représente maintenant 40% du GDP mondial alors que la norme, considérée comme optimale, est de l’ordre de 7 à 8%. Que provoquent leurs interventions, de déversement de sommes considérables dans la finance mondiale, et d’abaissement des taux du crédit jusqu’à les rendre négatifs ? Le déversement de l’argent de Monopoly semble se perdre dans un tonneau des Danaïdes sans produire de montée substantielle, des indices des marchés et de la croissance dans les pays émetteurs. Le seul constat est la montée de la dette mondiale. Les arbres ne montant jamais jusqu’au ciel, un jour tout s’arrêtera et ce jour est de plus en plus proche.

Le rendement de leurs interventions, est quasi nul et en plus décroissant. Les Bourses européennes n’ont pas monté depuis le QE de Draghi et l’Eurostoxx 50 au contraire est en baisse sensible ; aux USA les cours ne dépassent que marginalement ceux de mai 2015 pour l’ indice S&P, mais le fond du marché (le NYSE) est en baisse. Mais grâce au crédit quasi gratuit dont bénéficient les gouvernements, ils se dispensent de rectitude fiscale, ils continuent de creuser les déficits, à augmenter la dette publique et s’abstiennent de faire les réformes nécessaires. Pour l’instant, même avec les rendements faibles des interventions des banques centrales, celles-ci continuent pour maintenir la pyramide à l’équilibre. On sait que la diminution des taux ne peut guère aller plus loin et que la dette mondiale devient insoutenable. D’ailleurs les effets négatifs commencent à apparaître. Que va-t-il se passer ? Nul n’a de certitudes car la situation actuelle est inédite, on n’a jamais eu de taux négatifs dans l’histoire bancaire mondiale, ni autant de dettes. 

On peut seulement voir que les taux négatifs sont en train de couler les banques et les vendeurs d’assurance-vie. Les Banques centrales, qui se sont gorgées d’obligations d’État et même désormais d’obligations privées, ont achetées celles-ci à un prix fortement surévalué. En cas de crise systémique elles seront-elles-mêmes mises en difficulté et vendront leurs actifs avec d’énormes pertes. Les banques privées souffrent car l’argent ne rapporte plus et vont être obligées de pratiquer elles aussi les taux négatifs. Nous devrons payer pour qu’elles acceptent de prendre notre argent entraînant un refus de le leur confier. Ceci risque de paralyser tout le système de crédit aux investissements des entreprises et de conduire les banques à la faillite. C’est en train de se produire en Allemagne et en Italie où des banques sont en pré-faillite. Les pensions et les assurances n’ont plus de rentabilité pour leur placements financiers, elles sont obligées d’augmenter les cotisations. Les économies des classes moyennes sont laminées, les porteurs d’obligations vont perdre des sommes colossales lors des remboursement pour les avoir payées au-dessus du prix d’émission.

Comment cela finira-t-il ? On peut se trouver soit devant une crise bancaire systémique, jugulée pour l’instant car les faillites actuelles sont encore maîtrisables, soit devant un effondrement des marchés, une crise boursière par la perte de confiance des investisseurs type 2008 mais de bien plus grande ampleur. Il en résultera soit une hyperinflation soit une déflation, signe de dépression sans que les experts puissent le prédire avec certitude, puisque cette situation est inédite. Seule la catastrophe est prévisible. 

Mais la situation de l’islamisation et du terrorisme nous conduit tout autant à la catastrophe. Le nombre d’arrestations de présumés auteurs ou potentiellement auteurs d’attentats ne cesse de croître et pas seulement par l’efficacité de nos services de renseignements. La radicalisation des jeunes est en expansion. Elle fournit les acteurs et le milieu d’accueil des cellules terroristes. Nos frontières sont une passoire comme le montre les arrivées continues à Calais. L’implantation de recruteurs et d’acteurs du terrorisme croît de la même façon. Nous sommes dans l’incapacité politique de choisir l’immigration acceptable ou souhaitable. Nous sommes incapables politiquement de mettre en œuvre une véritable politique d’assimilation. Nous ne savons que reculer sur la laïcité devant une jeunesse qui se tourne vers une autre civilisation. Nous ne cherchons que les moyens d’accueillir une autre civilisation et non de gérer cet accueil en fonction des intérêts de la majeure partie de la population. Seulement 38% des musulmans sont en phase d’intégration volontaire, ce qui veut dire que 4 millions d’entre eux ne le veulent pas. Ils se contentent de coexister dans leur civilisation, c’est ce que nous acceptons avec le « vivre-ensemble » quitte à mettre en péril l’identité française et à préparer une guerre civile.

Nos interventions extérieures sont dérisoires devant une expansion musulmane qui nourrit les troupes de l’EI et d’Al Qaïda. Leur terrain d’action s’étend progressivement au monde entier. De plus nous sommes dans un double jeu qui mélange économie et lutte contre le terrorisme avec en plus une guerre encore larvée des USA contre la Russie, guerre à laquelle nous nous associons. Le vote des sanctions, le refus de livraison des Mistral et la guerre contre Bachar el-Assad en sont les preuves les plus visibles. Tout cela aboutit à un renforcement du flux migratoire sur l’Europe et une accentuation du terrorisme dans notre pays. L’inexorable augmentation de la population musulmane, où le taux de fécondité de ces femmes y tient la plus grande part, et le chaos que va générer la manipulation de la peur par le terrorisme sont des poisons qui vont conduire le pays aux pires extrémités du racisme, de la restriction des libertés et de la paralysie économique. 

Les candidats à la présidentielle ne sont que des marionnettes

Aucun ne soulève le drap qui cache les catastrophes à venir. 

Aucun ne prépare le pays à affronter les vrais problèmes

Car tous nous maintiennent dans l’illusion de maîtrise 

D’évènements secondaires quand nous sommes

Au bord du précipice sans en voir le fond ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon