samedi 3 septembre 2016

Nous aurons peut-être enfin un vrai débat !

C’est parti au plein sens du terme puisque tous les partis sont sur le pied de guerre primaire, également au plein sens du terme. Les primaires à gauche s’annoncent comme la curée sur un animal blessé qui répand ses entrailles sur sa route, sa proche administration et même le fruit de ses entrailles, son enfant politique. Il y a ceux qui attaquent de front et ceux qui avancent masqués et qui comptent bien profiter de la mort annoncée d’un mort dépecé. A droite, il est de bon ton de proposer une alternance en taclant Sarkozy. Tous contre lui, cela suffit à définir un programme. On joue la politique de la différence par rapport à lui dans le cadre étroit de la bien-pensance de la pensée unique qui fleurit depuis quarante ans aussi bien à gauche qu’à droite. N’attendons pas de ces lascars socialo-républicains, qui nous ont vendu l’UE, l’euro, l’OTAN, l’austérité pour nous entraîner dans les guerres et dans un flux migratoire radicalisé, aucun changement notable de la politique de notre pays. Elle sera toujours dirigée par Bruxelles, aux ordres de l’Allemagne laquelle reste le vecteur européen de la politique hégémonique américaine.

Nos candidats n’ont pas d’autre choix pour exister que celui de se plier aux exigences du mondialisme que gère une élite mondiale représentée par l’argent des banques et de multinationales. C’était déjà le cas de François Mitterrand, selon son épouse. Pourquoi voulez-vous que cela change quand la mainmise des USA sur l’Europe est plus pesante que jamais avec l’augmentation des armes, en nombre et en puissance, et des troupes au plus près de la Russie mais aussi dans les pays méditerranéens ? Comment peut-on penser un instant que ces gens-là puissent se défaire de ces contraintes alors qu’ils se sont fait adouber à un moment ou à un autre auprès des Rothschild, Rockefeller et consorts ? Sarkozy pour 2007, Hollande pour 2012, Fillon, Juppé et Macron pour 2017 ! Comment peut espérer que jeune ou vieux l’un de ses candidats puisse trouver la volonté de casser ces liens de subordination ? Vous remarquerez que ce milieu fermé des notables ploutocrates du groupe Bilderberg, dont le président du comité directeur depuis 2012 est l'assureur français Henri de Castries, a été reçu, représenté par son comité directeur, par François Fillon en novembre 2011. Pas étonnant que ce dernier ait avoué à Philippe De Villiers que c’était là que se trouvait le « Pouvoir ». 

Alors le choix est simple, ou bien on est globalement satisfait de la conduite des affaires de la France et égoïstement de son sort personnel auquel cas on n'a que le choix à faire entre socialistes, centristes et républicains, probablement au faciès, ou bien ce n’est pas le cas et il faudrait tout faire pour l’éviter. Je dis bien il faudrait car un grand nombre de ceux qui veulent un véritable changement pensent s’abstenir, tout au moins au second tour. En réalité le changement fait peur. On nous dit tant que sortir de l’euro nous conduit à la catastrophe, que le Brexit va conduire le Royaume-Uni à la ruine, que si l’on ne guerroie pas en Irak, en Syrie, au Yémen, au Mali, en Libye, etc. le terrorisme va nous assaillir de toutes parts sur notre territoire, que ceci incite… à ne rien changer. Le repli sur soi est suicidaire, cela se dit même en Amérique. Comment penser voter pour tous ces "vomisseurs" de la « pensée unique » qui parlent de nation souveraine et de ne pas accepter les diktats de Bruxelles, de l’Allemagne et des États-Unis ? Ce sont des briseurs qui font peur…

Ne seraient-ils pas fascistes quand ils demandent de redonner à l’Etat ses pouvoirs de rétablissement de l’ordre sur tout le territoire ? Ne vont-ils pas mettre tous les musulmans sur des embarcations et tirer dessus comme viennent de le faire les grecs ? Ne vont-ils pas créer la guerre civile en refusant le « vivre ensemble » ? Comment écouter même des voix de gauche qui veulent aussi sortir du carcan et se faire entendre comme les Chevènement et Mélenchon ? Alors je pense m’abstenir au second tour car tous ces politiques sont des gens dangereux, des irresponsables comme la « pensée unique » le dit si souvent. Je vous le dis clairement la « pensée unique » espère de tout cœur que ceux que leurs « sirènes » n’auront pas rallié, s’abstiendront. C’est leur meilleur chance de succès, la peur est leur alliée. 

Ceci étant la Présidentielle ouvre enfin les vannes du débat que la « pensée unique » n’a cessé de refuser en considérant que ce débat n’avait plus lieu d’être. On obéit aux ordres de l’étranger parce que c’est notre intérêt… Nous ne sommes pas assez intelligents pour le comprendre, c’est tout. Ce débat ne pourra plus être évité et les vrais problèmes auxquels notre pays est confronté vont devoir forcer les uns et les autres à en débattre. 2017 est une année où la France joue son avenir plus que toutes les autres depuis plus de quarante ans du pouvoir gauche-droite et la balle au centre du Nouvel Ordre Mondial, le mondialisme des banques et des multinationales. Le Brexit a ouvert la voie de sortie de l’UE. Les Britanniques ont montré qu’il ne s’agissait que d’une volonté politique même si dans ce cas le NOM a caché son jeu. Ils nous avaient déjà montré que l’euro ne donnait pas l’assurance de prospérité et que l’on pouvait survivre sans. Il faut un certain culot pour François Fillon qui prend l’exemple du Royaume-Uni pour montrer que la France ne lui arrive pas à la cheville. Qui a maintenu la France dans l’euro et qui était le patron du gouvernement ?

Faut-il rester dans l’UE ? Dans l’euro ? Dans l’OTAN ? Faut-il être dans le « vivre-ensemble » qui prône une politique d’insertion du « côte à côte » et abandonne l’assimilation et même l’intégration ? Pense-t-on éviter un affrontement de deux communautés en incitant les parents musulmans à envoyer leurs enfants aux cours d’arabe donnés par des musulmans venus de l’étranger ? Aujourd’hui le prénom Mohammed est le prénom le plus répandu en Angleterre et au Pays de Galles. En France on n’en parle pas mais on sait que c’est aussi le cas dans les maternités des grandes villes. Alors y aura-t’il assez de places, assez d’emplois et devra-ton les attribuer selon la « discrimination positive » qu’avait institué Sarkozy ? Comment placera-t-on la mosquée au centre des villages pour qu’elle appelle aussi bien ses fidèles que ceux de l’église ? Diriger c’est prévoir, alors il faut envisager l’avenir du « vivre ensemble » qui peut se terminer par « les musulmans dehors » ou par « Nous sommes ici chez nous et si nous n’êtes pas contents vous pouvez aller ailleurs » comme l’a dit un imam en Belgique. 

L’économie d’un pays ne peut être autonome si ceux qui la régissent sont à l’étranger. Devons-nous l’accepter ? Il en est de même de notre défense nationale. La politique ne peut ignorer la démographie, Angela Merkel en fait l’expérience qui tourne mal. Devenons-nous croire que limiter l’immigration suffit à résoudre le problème d’arrivée d’une autre civilisation ? Devons-nous croire qu’il s’agit simplement d’une question de volonté d’antiracisme pour résoudre le problème ? Autant de questions que le prochain Président devra résoudre et qui seront désormais au cœur du débat. 

Il n’y a pas une vraie foule de candidats aux programmes divers 

Il n’y a que la « pensée unique » récitée à différents temps

Comme une leçon bien apprise sous le joug du NOM 

Et des partis divers mais rassemblés sur un rejet

Du passé et sur une aspiration de liberté, 

De démocratie réelle et d’indépendance

Pour briser les chaînes qui nous broient. 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon