mardi 27 septembre 2016

Climato-scepticisme et charlatanisme

Nicolas Sarkozy choisit le terrain de campagne où il entraîne ses adversaires n’hésitant pas à dire aujourd’hui le contraire de ce qu’il disait hier. D’une façon inattendue de la part de celui qui a entériné les accords de Grenelle sur l’écologie, le candidat à la Présidentielle a relancé le débat sur l’origine anthropologique du réchauffement climatique assortissant cela d’une preuve par l’histoire climatique faite de périodes avec des variations de température plus importantes encore que celles observées depuis la fin du 20ème siècle. Ce revirement, tout politique qu’il soit pour contrarier Hollande et son show de la COP21, oblige ce dernier à réagir. Les propos de Hollande sont inquiétants car non seulement celui-ci redonne son approbation à la lutte contre le réchauffement climatique, donc selon les théories mondialistes à la lutte contre le CO2 d’origine humaine (notre respiration exceptée), mais il fait un procès aux scientifiques eurosceptiques. C’est le procès de Galilée. Évidemment les scientifiques climatosceptiques sont aussi reconnus et diplômés que ceux du groupe Giec. Il y a même parmi eux le gratin des climatologistes dont Richard Lindzen, considéré comme l'un des plus éminents climatologues de la planète et qui a enseigné la Physique de l'Atmosphère pendant près de trente ans au MIT, jusqu'en 2013.

Aucun élément scientifique ne permet d’affirmer que le réchauffement climatique observé depuis une quarantaine d’années dans la fin du siècle dernier soit destiné à continuer et même depuis 2002 la pause du réchauffement fait l’objet du terme « hiatus climatique » parce qu’on ne sait pas expliquer pourquoi ceci ne correspond pas aux prévisions données par la centaine de modèles mathématiques pratiquées par différentes équipes de recherche et dont les travaux sont consignées par le Giec. Il faut rappeler que dans les années 70, des scientifiques se sont épanchés dans les médias, qui en ont fait leur Une, sur l’époque glaciaire qui nous menaçait. Auparavant j’ai connu dans ma jeunesse une période particulièrement chaude où j’ai subi en France des températures de 42°-43°. Si 2016 va probablement égaler la température de 1998, cela ne permet aucune déduction ni sur la réalité du réchauffement ni sur son origine. Par ailleurs certains États ont pris des distances par rapport à la théorie officielle du réchauffement et pas des moindres. C’est le cas de l’Australie, pays écologique par excellence. Il est donc honteux de faire un procès en sorcellerie aux scientifiques de très haut niveau qui publient des travaux mettant en cause la théorie officielle. 

Une scientifique russe, climatologue et mathématicienne, vient de publier dans la revue scientifique « Nature », la plus cotée, les résultats d’une étude sur les taches solaires. Elle y démontre le mécanisme d’apparition et de disparition des tâches solaires, et son lien avec les changements climatiques. Cette découverte permet de prévoir l’évolution des tâches solaires. Nous sommes dans une période où celles-ci sont en faible nombre et cela va se poursuivre. Elle en déduit que nous allons vers une période froide où d’autres facteurs moduleront la tendance générale comme les éruptions volcaniques mais aussi le comportement de la terre sur son orbite autour du soleil. Traiter de charlatan des scientifiques honnêtes et qui publient de bonne foi, est insultant et impropre… à la limite ils sont dans l’erreur et c’est à leurs confrères de le dire et pas à Hollande ou à Kosciusko-Morizet qui les prend pour des cons. La science a toujours marché ainsi et c’est souvent de l’erreur qu’a jailli la lumière, comme le montre bien l’histoire de la tarte Tatin.

Hollande ne respecte même pas les valeurs fondamentales de l’humanité dont la science et la connaissance font partie. Les scientifiques qui ont mesuré le carbone sur les carottes glaciaires ont alimenté un temps les convictions du lien entre la température du globe et la teneur en carbone. Ils ont donné le coup d’envoi à une hypothèse d’un réchauffement climatique en cours qui serait aidé par le carbone émis par l’homme. Mais des études postérieures ont montré que les pics de température ont précédé les pics de CO2 et non les ont suivi. La preuve du lien est donc tombée à l’eau… glacée. On s’est retourné vers la fonte des glaces au pôle Nord, le plus connu. La surface de glace y a diminué depuis les années 1980 mais depuis 2012 elle se reconstitue alors que la teneur en CO2 n’a pas diminué. Par ailleurs en 2012 on annonçait qu’en été la glace aurait totalement disparu en 2015-2016. Ce n’est évidemment pas le cas et le tonnage de glace en août 2016 est nettement plus élevé que celui de 2012 sans atteindre toutefois la moyenne des années 1980-2000. On ne peut donc rien affirmer d’autant que le volume de glace dans l’Antarctique ne cesse d’augmenter. 

On s’est rabattu sur le niveau des mers qui allait provoquer des catastrophes humanitaires effroyables. Oui le niveau monte de 1,5mm par an depuis que l’on mesure celui-ci soit plus de deux siècles et cela de façon régulière et continue qui n’a aucun lien avec la variation du taux de CO2. Depuis deux siècles l’homme s’y adapte comme les Hollandais avec les polders. Enfin on présente l’image, vérifiable par tous les amoureux de la montagne, du recul des glaciers en Europe. La mer de glaces du Mont-Blanc recule et c’est facilement mesurable. Ceci n’est pas vrai dans l’Himalaya et j’apprenais que les glaciers français reculaient sur les bancs de l’école il y a soixante-dix ans. Les scientifiques charlatans sont soit de faux diplômés, soit des scientifiques achetés par ceux qui détiennent le pouvoir de l’argent, mais tout cela se sait très vite dans le monde scientifique restreint des spécialistes et le flux d’argent alimente en priorité ceux qui viennent étayer la thèse officielle.

Alors les charlatans qui ne sont pas idiots publient ceci et attendent qu’on leur prouve le contraire :

« • Le paradis climatique originel n’a jamais existé. Le climat a toujours fortement changé, à toutes les échelles de temps et d’espace, et de façons très diverses. Parler de « dérèglement climatique » n’a donc aucun sens : il n’existe pas de « règlement climatique ».

• Il n’y a aucun emballement des températures. Après un épisode de refroidissement (le Petit Âge glaciaire) qui s’est achevé au milieu du XIXe siècle, la Terre est entrée dans une période de réchauffement modéré. Les températures actuelles sont comparables à celles d’autres époques récentes(optimums minoen, romain et médiéval). L’évolution actuelle, modeste, ne suit pas celle des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, au XXIe siècle, nous n’avons connu pratiquement aucun réchauffement (hormis un pic récent en 2015-2016 dû à un phénomène naturel, El Niño, qui est en passe de se dissiper), alors que les émissions de gaz à effet de serre n’ont jamais été aussi importantes.

• La hausse du niveau marin est très régulière depuis plus d’un siècle, comme le montrent aussi bien les mesures des marégraphes que celles des satellites. Au XXe siècle, nous n’avons eu aucun mal à nous adapter à une hausse d’environ 20 cm. Au XXIe , nous saurons aisément faire face à une hausse comparable.

• Les événements météorologiques ne sont ni plus extrêmes ni plus fréquents. L’intensité cyclonique des dix dernières années a même été exceptionnellement basse aux États-Unis. Les surcoûts de certaines catastrophes naturelles tiennent à la démographie et à l’urbanisation sauvage en zones à risques, notamment dans les pays les moins développés.

• La banquise est loin d’avoir fondu, contrairement aux alertes récurrentes sur le sujet. En Arctique, le plus bas estival de 2016 a encore été de plus de 4 millions de km2 de glace. La tendance baissière qui s’observe demeure toute relative. D’autre part, autour de l’Antarctique, la tendance est à la hausse, avec un record absolu établi en 2014 (plus de 20 millions de km2 ).

• Le CO2 n’est présent dans l’atmosphère qu’à l’état de trace. Il est passé en un siècle de 0,03% à 0,04%. C’est en réalité la vapeur d’eau qui est, de très loin, le principal gaz à effet de serre. Son rôle, notamment au travers des nuages, est l’une des grandes inconnues du système climatique.

• Le CO2 est l’exact contraire d’un polluant : c’est le gaz de la vie ! Il y a d’excellentes raisons de vouloir limiter les émissions polluantes, mais le CO2 n’a rien à voir avec la pollution. Non seulement il ne présente aucun risque pour la santé publique aux concentrations actuelles ou futures, mais il est absolument indispensable au développement de la végétation terrestre et maritime. Les agriculteurs qui l’utilisent dans leurs serres le savent bien. Les images satellites ont même montré en 2016 que la Terre a gagné en seulement 30 ans l’équivalent d’un nouveau continent vert, principalement grâce au CO2 supplémentaire dans l’atmosphère !

• Les prévisions alarmistes ne se sont pas réalisées. Beaucoup de travail reste à faire pour disposer d’une théorie fiable du climat, mais aussi pour valider les modèles climatiques, qui sont trop récents pour avoir jamais pu faire la preuve de leur capacité à prévoir le climat à l’échelle de 50 ou 100 ans.

• Le consensus affiché sur un « dérèglement climatique d’origine humaine » n’existe pas. De nombreux scientifiques de premier plan expriment leurs réserves sur la théorie promue par le GIEC , et ont publié des centaines d’articles dans des revues scientifiques. En France, plusieurs membres de l’Académie des Sciences ont exprimé leurs doutes, tels que Claude Allègre, Vincent Courtillot, Catherine Bréchignac ou encore Paul Deheuvels.

• Les coûts de la politique climatique sont pharaoniques et sans effet. Cent milliards d’euros à lever annuellement rien que pour le « Fonds vert », des politiques de transition énergétique intermittente coûteuses, complexes et perturbatrices, du temps et de la matière grise mobilisés dans quantité d’actions diverses… tout ça pour des effets hypothétiques dérisoires selon les propres modèles utilisés à la COP21 : une limitation de 0,2°C de la hausse des températures en un siècle. C’est à peine plus que l’épaisseur du trait.

• Il n’est de développement durable qu’économiquement viable. L’électricité est un vecteur indispensable du progrès, de la santé et du confort. Trois milliards de personnes en sont aujourd’hui privées, et la politique climatique actuelle a pour effet de les empêcher d’y avoir accès à un coût raisonnable. Selon l’OMS ,plus de quatre millions de personnes meurent chaque année de maladies respiratoires causées par l’usage de foyers polluants (bois, bouses…). Plus près de nous, la transition énergétique a alourdi de 5 milliards d’euros la facture d’électricité des Français en 2016. Ce surcoût sera doublé d’ici 5 ans.

• Le grand public n’adhère pas à l’alarmisme climatique. Malgré les efforts incessants de promotion de la « cause climatique », un Français sur trois s’est déclaré climato-sceptique dans une enquête du ministère de l’Écologie de 2013. Selon un sondage de l’ONU en 2015, la question climatique arrive bonne dernière dans la liste des centres d’intérêt des citoyens. Tout cela indépendamment du pays, de l’âge, du sexe et du milieu social. Les trois préoccupations majeures sont partout les mêmes : éducation, emploi, santé. »  (Association des climato-réalistes)

On devra au moins à Nicolas Sarkozy d’avoir mis les pieds dans le plat.

Le réchauffement climatique va peut-être sortir de la politique 

Pour entrer dans le débat scientifique indispensable

Qu’il n’aurait jamais dû quitter si l’argent 

Des points carbone et des lobbies

Ne l’avait pas accaparé ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon