lundi 5 septembre 2016

L’immigration, solution poison de la démographie ?



Angela Merkel commence à mesurer son erreur politique en ayant provoqué une immigration massive dans son pays. Les électeurs allemands lui font déjà payer cet envahissement trop brutal et en trop grand nombre. Elle avait évoqué la nécessité de stopper la décroissance démographique qui menaçait la possibilité de payer les retraites. C‘est bien ce dernier constat qui a décidé Angela Merkel profitant du fait que le chômage est bas malgré une partie de la fabrication délocalisée dans les pays liés économiquement à l’Allemagne et à main-d’œuvre bon marché. La France se croit être à l’abri de cette préoccupation, ce qui est un mensonge politique ou un manque dramatique de vision prospective. La population de souche, disons celle qui a procréé avant 2000 pour faire simple, est en diminution. D’après l’étude que j’ai publiée, le chiffre serait d’environ 300.000 par an. Il était compensé en gros par l’apport d’augmentation de l’immigration non musulmane. L’augmentation globale de population est donc due à l’apport de naissances de l’autre population, d’immigration récente et à l’apport migratoire annuel. La plupart des communautés ethniques s’assimilent rapidement, Europe de l’Est et pays d’Extrême-Orient par exemple et progressivement le taux de fécondité de ces femmes diminue, d’où une diminution de l’apport de population voire à terme un non-remplacement de cette population comme pour les français de souche.

Ce n’est pas le cas de la majorité de la population musulmane qui tient à conserver les préceptes de sa culture issus du Coran. Pour ceux-ci la procréation est un impératif culturel et cultuel qui avait trouvé autrefois son pendant dans la religion catholique : « Croissez et multipliez-vous ». Le nombre d’individus assimilés n’est pas encore suffisamment important pour diminuer significativement le taux de fécondité global. Le fait que les prénoms français soient très peu utilisés est une marque majoritaire de sa non-assimilation. L’apport de cette population musulmane serait d’environ 500.00 par an (naissances-décès + immigration) et expliquerait l’augmentation démographique française. Il semble pourtant que l’INSEE n’estime plus que cette situation dure sans un apport migratoire plus important. La diminution des avantages familiaux, la volonté des femmes de préférer le travail hors du domicile à celui du foyer, la monoparentalité, les couples recomposés, la peur de l’avenir pour sa progéniture sont autant de freins qui expliquent la baisse de la fécondité chez les français de souche. 

Le manque de politique familiale est la raison du déficit démographique allemand mais nous sommes en train de suivre ce chemin sous prétexte de croissance démographique. Celle-ci est en passe de s’éroder pour les raisons citées ci-dessus. Mais le plus grave est le remplacement de population en cours. Le taux de musulmans en France est en train de croître rapidement. De 3,5% en 2005, il va dépasser les 10% à la fin de cette année. A ce rythme ce sera plus de 14% en 2022, donc très proche du seuil critique de 15% dénoncé par les démographes au-delà duquel la législation et la civilisation du pays sont menacées de changements inéluctables. Mais nous sommes dans l’Europe et le phénomène y est encore plus grave.

En l’espace d’une génération, l’Europe deviendra méconnaissable. L’Europe de l’Est a enregistré « la plus grande perte de population de l’histoire moderne », tandis que l’Allemagne souffre désormais du plus faible taux de natalité au monde devant le Japon. L’Europe vieillit, ne renouvelle plus ses générations, et comble son déficit démographique en accueillant massivement des migrants en provenance du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie. Ces migrants qui vont remplacer les Européens « de souche » sont porteurs de valeurs sur le sexe, la science, le pouvoir politique, la culture, l’économie et les relations entre Dieu et l’homme… qui sont aux antipodes de celles qui existent en Europe. Le nombre des décès excède celui des naissances. Au cours de l’année 2015, 5,1 millions d’enfants sont nés sur le territoire de l’UE, pendant que 5,2 millions de personnes décédaient. Pour la première fois dans l’histoire moderne, l’Union européenne a enregistré une variation naturelle négative de sa population. Pourtant sur la même période, la population européenne a globalement augmenté passant de 508,3 millions de personnes à 510,1 millions de personnes. L’explication est simple : la population migrante a augmenté d’environ deux millions de personnes en un an, alors que la population européenne « de souche » a rétréci d’autant. 

Nous sommes en face, selon le démographe britannique David Coleman, d’une coïncidence de trois phénomènes, l’abaissement du taux de fécondité des populations non-musulmanes conduisant à une natalité suicidaire, une immigration musulmane croissante et une réislamisation des musulmans déjà installés, les deux derniers apportant une fécondité supérieure. L’institutionnalisation de l’islam en Europe conduit inexorablement à une transformation de la culture européenne et à un remplacement de population. Souvenez-vous, depuis le « baby-boom » des années 1960, l’Italie était célèbre pour ses familles nombreuses. Elle a vu son taux de natalité divisé par plus que deux. En 2015, l’Italie a accueilli la naissance de 485.000 nourrissons, soit le chiffre le plus bas depuis la naissance de l’Italie moderne en 1861.

Face à ce déficit démographique qui n’a pas été pris en compte assez tôt, l’Europe a choisi l’accueil massif de migrants venus du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie. Visiblement incapable d’assumer l’assimilation de ce trop important flux migratoire, l’ Europe se replie dans un simple « vivre ensemble » qui abandonne l’idée de l’assimilation et même d’une simple intégration. La vieille culture européenne, qui s’est opposée pendant plus d’un millénaire aux invasions musulmanes, dont notre Massif des Maures porte encore la trace, aura beaucoup de mal à s’opposer à une nouvelle invasion alors que la population de souche vieillit. L’Europe commence à ne plus intéresser les industries et sa croissance est la plus faible des cinq continents. Kimberly-Clark , producteur des couches Huggies, a quitté l’Europe. Le marché n’est plus rentable. Parallèlement, Procter&Gamble, qui produit les couches Pampers, investit désormais dans un produit d’avenir : les couches pour personnes âgées ! 
Ce continent devenu agnostique et stérile n’aura pas la force d’assimiler et encore moins de se battre contre une civilisation jeune et radicalisée. Il offre son flanc au terrorisme et à la perte d’identité, pendant que le NOM savonne la planche et œuvre pour notre décomposition. Les politiques, en particulier en France, ne font aucun cas de cette vision de l’avenir et ne prépare en aucune façon le pays à se mobiliser. Ce débat est absent de la campagne électorale. Sa gravité et son urgence dépassent pourtant tous les autres sujets. Comme le rabbin philosophe Lord Sacks l’exprimait récemment, « la baisse du taux de natalité pourrait signifier la fin de l’Occident ». 

L’immigration n’est qu’une solution à l’incapacité des gouvernants

A prévoir une politique familiale qui permette d’éviter celle-ci. 

Elle n’est pas une solution mais un suicide si incompatible

Avec le Bien commun que l’on ne peut penser 

Qu’à l’incompétence ou à une machination ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon