samedi 10 septembre 2016

A-t-on encore besoin d’un Président ?



Cette question paraissait absurde en 2002 alors que nous étions dans l’euphorie de l’euro et de l’espoir d’éloignement de la guerre, d’une libre circulation à l’intérieur de l’UE, et d’un progrès économique et social. Nous pensions qu’un Président allait avoir le pouvoir de nous conduire vers une égalité européenne dans tous les domaines tout en préservant notre identité nationale. Fallait-il au bout du compte une Europe fédérale ou confédérale ? La question n’était pas à l’ordre du jour, la France avait voté Maastricht à une courte majorité mais l’avenir était tracé pour longtemps. Lorsque tout aurait été apaisé dans une Europe confraternelle, il serait temps alors de savoir quel nouveau pas d’intégration nous devrions franchir. Pourtant après deux présidences plus ou moins catastrophiques où la France a d’abord quitté le peloton de tête des nations européennes, puis s’est fondue dans une moyenne européenne peu reluisante pour finir même en-dessous par le chômage et la croissance, la question n’est plus si absurde.

Pour l’identité nationale nous pouvons avoir un roi, style nordique. Pour le législatif et l’exécutif, on peut avoir un parlement, pure décentralisation du Parlement européen, et un cabinet exécutif, pure décentralisation du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne. Les rôles seraient évidemment à redéfinir précisément mais à partir du moment où nous ne maîtrisons ni la monnaie, ni le budget, ni notre défense, que tout citoyen peut en appeler à la justice européenne, et que toute mesure sur le flux migratoire reçoit l’aval de Bruxelles, que sont devenus les pouvoirs régaliens ? J’ai presque pitié de Hollande quand il se pose encore comme un chef doté de pouvoirs qu’il n’a plus. A quoi va servir l’élection présidentielle prochaine ? La majorité de nos concitoyens ne veulent plus de Hollande et de Sarkozy mais ces deux-là vont tout faire pour être présents en tête de leur parti pour en découdre encore une fois pour le premier tour. Est-ce vraiment ces deux-là dont les français ne veulent plus ou tout simplement de l’ensemble des politiques qui gouvernent la France depuis quarante ans ? J’ai plutôt tendance à le penser pour ceux qui ont vécu en adulte cette période passée. Les plus jeunes vont être tentés de donner une nouvelle chance, espérant que cette fois on peut faire du neuf avec du vieux. 

De toute évidence des socialistes aux républicains, la pensée est commune même si elle n’est pas tout-à-fait unique. Alors il reste le plongeon de la France molle vers les extrêmes, le socialisme pur et dur, le « mélenchonisme » dont le credo est la revanche sur Hollande et un rêve d’Europe sociale, les souverainistes où les ego sont plus forts que les idées communes, et le nationalisme, commuée en souverainisme, derrière la « Marine nationale » qui, une fois élue, verra toute la France idéologique, socialiste, centriste, républicaine, agiter tout le monde des affaires et des syndicats pour lui barrer la route. Pour cette dernière la City ne lui est pas ouverte par les puissances américano-juives. La NSA, la CIA seront sur le pied de guerre si Hillary Clinton gagne la Présidentielle américaine. La sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN demanderont des années tant cette fois le NOM mettra des bâtons dans les roues. Le Brexit était prévu, pas le Frexit. Pour que la France sorte de la nasse dans laquelle elle est, il faut un vrai consensus national derrière un leader courageux et visionnaire. A l’heure des corporatismes, de la montée du racisme et du chacun pour soi, ce consensus est illusoire. Aucun candidat n’a le charisme et la confiance qui lui donnent le pouvoir du « rassembleur ».

L’élection probable d’un candidat de la « pensée unique » à la Présidence fige une situation qui dépouille lentement le Président de tous ces pouvoirs régaliens pour en faire un simple duc d’un territoire soumis à la pression d’une ploutocratie qui ne lâchera pas sa proie. Le peuple subira encore un temps ce lent mais inexorable plongeon de notre pays dans la médiocrité et le dépouillement de son patrimoine et de ses forces vives. Sa prise de conscience sera encore plus tardive, donc plus violente. La paralysie sera le moindre mal mais l’affrontement civil est à craindre avec tous ses excès. La prise de pouvoir de l’Islam par la fécondité, l’immigration et la terreur seront probablement la raison majeure de la révolte de l’identité française issue de son passé royaliste, chrétien et républicain. Quoiqu’en dise Hollande, on ne modifie pas en quelques années une identité forgée par les siècles et c’est ce que l’on essaie de nous faire croire. Les invasions ont modifié l’identité de beaucoup de pays dans l’histoire du monde mais par un quasi-remplacement. Que représentent les indiens aux États-Unis aujourd’hui ? Rien, leur identité n’est plus qu’une « curiosité » médiatisée. 

Le grand rendez-vous du peuple avec son histoire est donc repoussé à 2022, car il va falloir une troisième expérience négative pour que le ras-le-bol conduise au consensus de rejet. Peut-être sera-t-il trop tard ? La France sera peut-être déjà trop islamisée et vassalisée pour que le changement puisse se faire dans la démocratie et le calme. Avec 10 millions de musulmans, soit 15% de la population au seul rythme actuel de l’immigration, avec des bases militaires US sur notre territoire, une croissance en berne, un chômage endémique, un niveau éducatif en baisse, l’émigration des cerveaux et des jeunes, la France ressemblera plus au Portugal qu’au Royaume-Uni. La France n’a pas aujourd’hui de personnalité forte et rassembleuse qui puisse forger une volonté populaire pour affronter son avenir au prix de sacrifices. Les électeurs le savent et chacun cherche sur qui déposer son vote sans le trouver réellement. L’abstention va régner mais laissera un goût amer car elle tombera dans la case « pensée unique » dont la plupart ne veulent plus.

Quand l’offre ne convient pas, on n’achète pas. Pourtant en avril la consommation de votes est imposée et le résultat aussi, même si on n’y a pas participé. Certains évoquent la création d’une commission des sages, tirés au hasard dans la population. Au point où nous en sommes ce ne peut être pire et cela aurait au moins l’avantage de soustraire les sages choisis au pouvoir des puissances de l’argent. C’est dire qu’un certain nombre de nos concitoyens sentent que nous sommes sur une voie sans issue avec une constitution qui taille un costume beaucoup trop grand pour la personnalité du Président. Cela laisse la faculté à la ploutocratie américano-juive d’en remplir les poches de directives à suivre… à la lettre. Emmanuel Macron arrive avec un vent médiatique, les poches toutes remplies de directives et d’argent. A la différence de Mitterrand qui a avoué être l’otage des banquiers, il en est l’employé modèle. Aucune peur chez lui, la voie à suivre lui est tracée. Alors en plus des USA, de l’OTAN, de Bruxelles et de l’Allemagne, a-t-on encore besoin d’un Président ? De paysans c’est sûr mais d’un Président ? Notre espoir ne peut résider dans un affrontement USA-Russie, alors faisons entendre les voix de la révolte, elles finiront par réveiller la France d’hier pour une France de demain et par faire émerger un vrai « rassembleur » crédible et courageux. 

La médiocrité de l’élite politique dans la conduite du pays

Laisse la place à toutes les compromissions. 

Tous ces larbins élus de la ploutocratie

Poussent à enfanter des Présidents 

Qui n’ont que le pouvoir de servir

Ceux qui…nous veulent serfs ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon