mardi 23 février 2016

Que nous réserve 2016 ? (1ère partie)

Notre regard est forcément égocentrique et notre gouvernement nous y incite en nous proposant des projets de lois mal ficelés comme la déchéance de nationalité, la prolongation de l’état d’urgence dont on sait qu’elle ne sert pas à diminuer le nombre d’attentats mais à permettre de tenir à l’œil le peuple français par restriction des libertés. C’est désormais la loi El Khomri censée relancer l’économie du pays par un nouveau cadeau surtout aux grandes entreprises dont on sait qu’elles ne créeront pas d’emplois en France. Derrière tout cela se cache la préparation de la France à une immigration massive, à l’acceptation d’un traité transatlantique de libre-échange, qui n’est qu’un pas de plus vers la vassalisation, et la préparation de la suppression du cash prémonitoire d’un nouveau crash financier dont seule notre épargne permettra d’amortir le choc.

Je passe sur les manœuvres politiciennes qui n’ont d’intérêt que pour ceux qui vont s’affronter dans un tirage au sort biaisé dans des primaires qui vont finalement se dérouler à gauche et à droite. Le candidat qui accèdera au pouvoir, sera, sauf révolution (agriculteurs, étudiants, ouvriers, PME et TPE, … ?) d’un peuple enfin sorti de son engourdissement, celui qui sera choisi par le monde bancaire et des grands lobbies, le Nouvel Ordre Mondial. Ce fut le cas pour Sarkozy, puis pour Hollande en deuxième choix. L’adoubement par le groupe Bildeberg et la City sont indispensables. C’est ce que n’a vraisemblablement pas Donald Trump, à la différence d’Hillary Clinton, et je crains pour sa vie, avant ou après sa possible élection, car là-bas les solutions extrêmes ont émaillé la vie politique de ce pays.

En France nous avons le choix entre la pensée unique et la pensée unique qui ont encore toutes les chances de gagner l’élection présidentielle sur un nom qui à gauche pourrait bien être celui que le NOM, enfin la famille Rothschild, a introduit dans la politique française. A droite deux fers sont au feu mais l’un des deux pourrait bien ne pas être Sarkozy. Plus rien d’important ne se passera dans l’action politique d’ici les présidentielles, sauf des évènements exogènes comme l’immigration de masse, la crise financière, le chute du dollar, et les relations Russie-Chine-USA qui tiennent entre leurs mains la paix du monde. La prévision de croissance de la France sera difficile à tenir comme le prévoit l’OCDE car, même si les dernières mesures économiques en cours de proposition au Parlement étaient efficaces, leur délai de mise en œuvre n’aura que très peu d’impact sur le résultat 2016. Ce projet de loi est surtout l’illustration d’une lutte interne de trois ambitions pour l’avenir entre Hollande-Valls-Macron. Par ailleurs la machine allemande s’essouffle et Angela Merkel perd le contrôle. Le tandem France en sera forcément impacté. 

C’est hors de France que notre regard doit se porter car ce qui s’y passe va influencer toute notre vie dans un futur proche. Or les menaces n’ont jamais été aussi grandes depuis la deuxième guerre mondiale. Une seule chose est sûre, ce sera mieux ou pire mais le monde va basculer. Les États-Unis deviennent un géant aux pieds d’argile dont la puissance de nuisance est encore énorme. L’économie américaine ne repart pas suffisamment pour permettre au pays de limiter son déficit public et de diminuer sa dette. L’énormité de celle-ci ne tient que par la confiance dans le dollar, enfin plutôt le pétrodollar. Le prix du baril de pétrole est passé en-dessous des 30$ et les compagnies pétrolières américaines extrayant le gaz de schiste ferment les unes après les autres. Le rapport Or/Pétrole s’envole à un niveau jamais atteint.

L’expert sur l’or James Turk dit que les banques sont à nouveau en difficulté. Une des plus grandes institutions en difficulté est la Deutsche Bank, et Turk affirme ceci : «Il est tout à fait alarmant que les actions de la Banque sont essentiellement là où elles étaient dans les bas de 2008, ce qui correspond au plus bas de la crise financière de cette année, et ici la vraie crise financière n’a même pas encore commencé ! Les actions sont de retour aux prix d’il y a sept ou huit ans. » « Avec la dette globale à environ $ 60 trillions de plus qu’en 2008, et cela ne comprend pas les dérivés sur  la dette, le remake de 2008 va s’intensifier. »

Le cours des actions bancaires du CAC40 s’est déjà effondré et la Société Générale perd aujourd’hui 3,7% dans une baisse du CAC40 de 1,4%. La Deutsch Bank allemande est en grande difficulté et l’impact systémique de sa faillite serait pire que celle de Lehmann Brothers. Les bourses européennes et américaines hésitent mais le mouvement général est à la baisse. La Fed hésite aussi et n’a visiblement plus de cap. La légère remontée des taux d’emprunt pour normaliser l’économie américaine, n’a produit qu’une baisse des actions et l’on reparle de rebaisser les taux ou d’un nouveau QE (planche à billets). Du côté de la BCE c’est l’annonce d’un QE illimité si besoin est, ce qui n’est qu’une fuite en avant. Du côté des banques centrales c’est un flou qui ressemble plutôt à une panique d’impuissance. Mais sur le plan mondial il se passe des choses aussi importantes dans le domaine économique et monétaire comme le maintien du Japon en récession ou plus importantes encore mais nous en reparlerons bientôt. 

Au fur et à mesure que la France perd son impact dans le monde, 

Les évènements nationaux perdent de leur importance

Sur la vie future de nos concitoyens ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon