lundi 1 février 2016

L’Europe du mensonge socialiste



On nous a vendu l’Europe comme l’Europe de la paix et du partage social. Le socialisme a été en première ligne et a rendu la droite coupable de ne pas adhérer avec enthousiasme à cette belle idée. Plus de guerres, un grand sentiment de fraternité, nous allions vers une organisation sociale et économique plus juste. Le socialisme promettait tout. Nous allions tous progresser vers le haut, salaires, retraites, dans un envol économique qui ferait de ce continent un nouvel eldorado. L’UE ne se voulait pas une puissance imposant sa vision au monde, elle ne se donnait pas les moyens militaires pour être conquérante. Elle naissait sous le signe de la colombe de la paix. Nous allions vers l'égalité sociale, ou du moins une réduction des inégalités, le but avoué du socialisme. L’exploitation de l’homme par l’homme allait être éradiquée, le chômage reculerait et nous allions entrer dans un progrès social continu.


Cette idéologie a fini par enthousiasmer la jeunesse qui se voyait parcourant l’Europe et y trouvant un enrichissement au propre et au figuré. La droite, à court d’idées, s’est ralliée, bon gré mal gré. Un vent d’optimisme balayait toutes les interrogations. La monnaie unique venait concrétiser cette fraternité qui régalait ceux qui traversaient les frontières dans la zone. Les contrôles aux frontières, douanes et polices, laissaient les barrières levées. C’était un vrai plaisir de voyager. Le fait que l’essence était moins cher au Luxembourg n’était vécu que comme une opportunité heureuse. Des amis belges, proches des frontières luxembourgeoises, allemandes et françaises jouaient leurs achats entre ces trois pays au meilleur prix. Tout cela allait nous rapprocher les uns des autres. Le socialisme avait le vent en poupe et dominait la majorité des pays européens.

Certains cependant voyaient poindre un dérapage inéluctable de cet ensemble de pays dont l’appétit d’en absorber d’autres faisait penser à la fable de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf. L’histoire nous a montré que les empires sont toujours morts de leur soif inextinguible d’extension. Vingt ans après il arrive toujours des pays dont le progrès social est à construire alors que les pays anciens n’ont pas gommé leurs inégalités sociales. Le salaire minimum variait de 1 à 5 en 2015. Avec l’entrée de l’Ukraine ce sera de 1 à 20. Le taux de chômage est très différent d’un pays à l’autre avec les bons élèves, Royaume-Uni, Allemagne, et les mauvais Espagne, Grèce. Les écarts sur le plan économique se sont agrandis avec une Allemagne qui a pompé les richesses dans un excédent de sa balance commerciale de plus de 200 Mds€ et une France en déficit chronique de l’ordre de 70Mds€. La dette publique de tous les pays s'est considérablement aggravée pour atteindre près de 100% du PIB en France, 120% en Italie.

A la fin de la guerre froide et de la réunification allemande, la Communauté Économique Européenne, a été confronté à la guerre des Balkans en Slovénie en 1991. Le traité de Maastricht a été signé en 1992 pendant la guerre en Croatie et en Bosnie de 1992 à 1995. L’Europe de la paix n’était pas au rendez-vous et l’UE s’est avérée incapable de régler ces conflits sans l’aide américaine. Ceux-ci couvent d’ailleurs toujours et les flux migratoires actuels sont de nature à réveiller ces conflits religieux et ethniques. L’Europe est sans défense et l’OTAN étend son aile nucléaire avec l’arrivée d’un arsenal et de troupes de plus en plus importants. Les bases s’agrandissent et se multiplient au point de susciter des refus de pays pourtant très portés sur la peur de la Russie, comme la Pologne. 

Le constat social et économique actuel décrit une situation française très en retrait des années 80 et même de 2003, année qui marque le vrai impact de l’euro et de l’appartenance à une UE comprenant les principaux pays. Les frontières apparaissent de nouveau comme une barrière nécessaire contre des dangers migratoires. Le sentiment d’identité civilisationnelle se fait entendre alors que l’Europe est déjà dans un processus inéluctable de remplacement qui sera générateur de guerres civiles. Mais le plus grave est le constat de fuite de la démocratie. Les peuples et les dirigeants européens sont soumis à une oligarchie dominante qui impose une technocratie bruxelloise qui ignore la voix des peuples. Le référendum est vécu par eux comme une aberration, le peuple n’ayant pas les connaissances nécessaires pour influer intelligemment sur une opération de cette envergure.

L’UE, crée par la volonté des USA, se vend jour après jour à la puissance hégémonique américaine qui détient désormais sur elle le pouvoir militaire et s’apprête à y mettre la chape économique avec le Traité transatlantique de libre-échange. L’Union Européenne est l’union des mensonges dans lesquels le socialisme a joué et joue un rôle moteur. L’appât du pouvoir et de l’argent ainsi que la diminution des responsabilités transférées à Bruxelles ont désormais mis nos dirigeants dans le rôle de laquais de l’oligarchie mondiale qui veut le Nouvel Ordre Mondial. Ce nouvel ordre n’a rien à voir avec le bien des peuples mais a pour but de puiser les richesses du travail et des matières premières vers le haut. Le peuple français a laissé l’UE s’agrandir, l’Ukraine arriver, la Turquie être en vue, et son avis n’a plus aucune importance. Nous faisons des guerres qui ne résolvent rien, nous tuons sans vergogne et même en dehors des lois internationales comme en Syrie, sans qu’aucune entrave ne soit mise à ce despotisme. Le peuple français est comme anesthésié, jusqu’à se demander si des actions ne sont pas entreprises sur son cerveau qui nous sont ignorées. L’UE va mourir mais on ne laissera pas les peuples souverains en reconstruire une autre sans que ceux-ci reprennent le pouvoir comme les islandais qui viennent de bluffer tout le monde à Davos par leur réussite hors des banquiers et des politiques. 

L’Europe du mensonge est en route vers un but

Que le peuple ignore parce qu’on le lui cache. 

L’action sur lui est suffisamment lente

Pour qu’il ne s’en rende pas compte. 

Plus les mensonges sont gros

Plus il les croit vrais ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon