dimanche 28 février 2016

L’Elysée, un lieu de « non pouvoir »

François Hollande se pavane au salon de l’Agriculture sous les huées et les sifflets, échappant de peu à une bouse de vache. Il n’a rien à offrir sinon de vagues propos comme le « je vous ai compris » de sinistre mémoire pour les Pieds Noirs. Il promène sa bedaine dans une inconscience teintée de mépris pour les bouseux qui lui font une haie de déshonneur. Il ose une proposition, celle de défaire ce qu’a fait son prédécesseur selon la méthode éculée qui consiste à remettre la faute sur celui-ci et sur l’Europe. Mais qui soutient l’Europe ? Qui va y prendre les ordres ? Qui a fait des pieds et des mains pour y placer Pierre Moscovici à l’Economie ? Je te mets là et j’attends ta bienveillance, sauf que une fois en place l’homme se prend pour Dieu le Père et entend profiter de son autorité, de sa suffisance et de la même incompétence dans son Ministère des Finances. D’ailleurs peu importe puisque tous ces hommes-là n’ont que l’autorité confiée par les puissances mondialistes de l’argent et que leurs propos et actions sont téléguidés. 

En attendant la France, principale réceptrice des fonds européens de la PAC, a laissé partir son représentant dans la Commission européenne de l’Agriculture. Inutile de croire que les autres pays vont s’ingénier à nous donner encore plus… Stéphane le Fol y fait une apparition, un simple pointage que son poste réclame, et revient bredouille. Le locataire de l’Elysée déplore mais fera tout pour faire plier l’Europe, c’est-à-dire rien. Que pèsent quelques centaines de milliers de petits agriculteurs face au flux migratoire, au Traité de libre-échange transatlantique et à nos engagements militaires en Syrie, en Irak, au Mali, en Centre-Afrique, au Tchad, au Yémen et désormais en Libye ? Il est plus important de rester à l’écoute d’Obama et des grands lobbies et banquiers, tout en parcourant le monde délaissé des territoires d’Outre-Mer couvert de fleurs avec quelques promesses qui ne coûtent presque rien. Ce Président sait que personne ne l’écoute plus mais la médiocrité des français l’a porté au pouvoir, lui le médiocre dont la réussite scolaire est inutile sur une personnalité inconsistante, résistante à toute agression grâce à une autosatisfaction permanente. 

L’homme médiocre a eu cette perception de la médiocrité du monde qui l’entoure. Il a survécu à la médiocrité de son passage au Conseil Général de Corrèze. La porte lui était ouverte pour une médiocrité nationale dans un climat de médiocrité générale, une espèce d’anesthésie des réflexes de survie d’un peuple tout entier. Sarkozy l’illusionniste, plus représentatif de la fonction, a fini par la dénaturer à force de compromissions et d’oubli du bien commun. Hollande est porteur de la désillusion, mais pour lui ce n’est que « normal ». Ce qu’il peut mettre en avant, c’est sa bedaine, quelques réparties esquissant souvent des sourires jaunes, et ce visage gonflé d’un autiste et d’un serviteur des puissants. 

A quoi sert le Président sinon de relais du NOM et de Bruxelles ? A quoi sert désormais la fonction présidentielle où l’homme qui l’incarne n’a guère plus de pouvoir qu’un chef de chantier. Quelles sont les attributions réelles du Président et du Premier Ministre, tant leurs actions et leurs représentations sont entremêlées ? Certes le Président rafle toutes les miettes de réussite et refile les tâches ingrates à son Premier Ministre, mais est-ce un clair partage du pouvoir ou une comédie en deux actes dans un théâtre des ombres ? Que pense notre Président d’un Premier Ministre dont la Patrie se trouve quelque part entre la Catalogne et Israël (notre frère siamois !) ? Rien, il lui demande seulement d’attendre son tour. Que pense notre Président du choix d’Emmanuel Macron ? Rien d’autre que l’exécution de l’ordre des Rothschild et la mise en rivalité de deux jeunes ambitieux pour se laisser le rôle de seul candidat à la Présidentielle. Il n’a cessé d’appliquer la recette « Diviser pour régner », lui le champion du compromis et de la compromission avec le monde des puissants qui l’ont adoubé par défaut. 

Au fur et à mesure que les fonctions régaliennes se délitent sous l’emprise de l’UE, les profils de nos Présidents ont perdu de leur consistance en perdant de leur utilité. Le Président « normal » veut d’ailleurs dire en creux que la fonction peut être exercée par n’importe qui. Il suffit pour cela d’être d’une servilité à toute épreuve, de lancer son armée sur tous les fronts qui se présentent ou qu’on lui présente pour se parer de l’illusion de puissance et de pouvoir. En effet le pouvoir de tuer n’est pas donné à tout le monde en évitant la prison et en se glorifiant de succès que personne n’est capable de vérifier autrement que par les médias aux ordres d’hommes d’affaires qui tirent les ficelles. Voilà ce qui reste de la fonction, le « non pouvoir ». Voilà ce qui reste au peuple, la désillusion et l’amertume qu’il va finir par faire exploser le pays dans un rassemblement de corporations en colère et d’une jeunesse aussi prompte à croire les promesses qu’à jeter au feu les « enfumeurs » qui la déçoivent. 

Si la France profonde croit encore à l’Europe, la démocratie y est bafouée et le fédéralisme, cher à Delors, est en train de mourir. L’Europe sans défense, gouvernée par des serviteurs du NOM, est laissée au dépeçage de l’Empire et à l’occupation de l’OTAN. C’est le résultat de l’évolution de la Vème République, bafouée et dénaturée pour laquelle la République une, indivisible et souveraine a perdu ses repères. La théorie impérialiste du chaos va s’amplifier avec le flux migratoire, le soutien aux oppositions nationales et l’arrivée de l’aide de notre « ami » américain pour rétablir l’ordre comme au Kosovo et dans tous les pays soumis aux « printemps arabes ». Les bases américaines augmentent en nombre, en effectifs et en matériels. Les troupes américaines investissent les Pays-Baltes et la Roumanie. Les bombes nucléaires sont en Italie, qui ne devrait pas en avoir. La Sicile est bourrée d’armes, de drones et de radars face à la Libye et nos forces y sont déjà. Voilà ce qui reste de la fonction présidentielle : la guerre ! 




La prochaine élection présidentielle va présenter 

Au vote du peuple la pensée unique « Droiche » 

Par des candidats à la servilité renouvelée. 

Voter pour eux c’est voter pour 

La France qui meurt ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon