vendredi 1 juillet 2016

La pieuvre UE, amputée d’un bras, est à l’agonie !



Le président de la République tchèque Milos Zeman appelle à son tour à un référendum de sortie de l’UE et de l’OTAN. Dans la Slovaquie voisine, le Parti du peuple, parti nationaliste local, a annoncé son intention de lancer une pétition exigeant la tenue d'un référendum de sortie non seulement de l'Union européenne mais aussi de l'organisation militaire de l'OTAN. Les sondages disent qu'aujourd'hui en Italie, le résultat serait de 50/50, ce qui est en soi incroyable parce que l'Italie est l'un des pays fondateurs [de l'Union] et Matteo Salvini, le Secrétaire fédéral du parti italien Ligue du Nord et député européen, estime que le résultat d’un référendum serait le même qu'au Royaume-Uni : « [J’attends] un effet positif, à mon avis, parce que nous sortons d'une prison et la vraie économie reprend le dessus sur l'économie faite des marchés boursiers, des finances et des banques. J'espère donc que [ce qui s'est passé au] Royaume-Uni n’est que le déclenchement d'un effet positif […] Je veux une Europe généreuse et solidaire avec une liberté de circulation et en mesure de respecter le travail et les droits […] Le fait que l'Europe vienne de prolonger les sanctions contre la Russie montre que c'est une Union privée de sens. » 

L’euroscepticisme, bâillonné dans une Union Européenne antidémocratique, libère ses chaînes et affole les élites européistes qui tenaient les peuples à leur merci. Le bâillon de l’expression démocratique, le battage continuel sur les vertus de l’UE, sur le catastrophisme d’une sortie, sur les menaces faites à ceux qui oseraient quitter comme ce fut le cas pour la Grèce, sur la richesse du multiculturalisme et de l’immigration, viennent de sombrer dans un affolement qui montre l’aveuglement arrogant de ceux qui nous dirigent. Les pays les plus puissants veulent se regrouper entre les pays fondateurs sur l’idée qui aurait dû prévaloir lors de la création de la CEE. Mais il ne faut plus rien en attendre de bon, c’est pour mieux tenir en laisse les peuples, l’esprit reste le même, sinon que la politique allemande s’exercera avec plus de force sur le monde du travail. C’est dans cet objectif que se sont réunis les trois ministres des Affaires Etrangères, allemand, français et italien. Un journal polonais a divulgué un document compilé par Paris et Berlin prouvant que la France et l'Allemagne entendaient prendre le contrôle du destin de l'Europe de l'après-Brexit. De plus on ne gouverne pas à deux, il y en a toujours un qui bouffe l’autre… devinez lequel ! 

Le capitaine Nemo (Cameron) est britannique, ne nous en déplaise, parce que le Royaume-Uni aime le vent du large. La pieuvre géante de l’UE qui enserrait le Royaume-Uni ne coulera pas le navire du capitaine, elle y a perdu un bras et a libéré son prisonnier. Le capitaine, mission accomplie, rendra compte à l’Amiral (Mountbatten ? non son épouse !) et sera mis à la retraite. J’ai dit dans un précédent article le rôle qu’a joué la Reine Elizabeth II dans l’opération référendum sur le Brexit. Comment peut-on imaginer que, le référendum étant définitivement abandonné par l’UE, Cameron ait eu le front d’en organiser un, potentiellement suicidaire, sinon sur ordre ? De qui ? D’une des grandes prêtresses du Nouvel Ordre Mondial. Rien d’important touchant à l’économie occidentale et à la souveraineté britannique ne peut se faire sans son aval. Avec qui croyez-vous qu’Angela Merkel va discuter de l’avenir des relations du Royaume-Uni et de l’UE ? Avec elle !

Pourquoi alors le Nouvel Ordre Mondial monte-t-il le Brexit alors qu’il a poussé à la création de l’UE ? Il faut lever cette apparente contradiction. En fait l’UE n’intéresse que lorsqu’elle est aux ordres. Les peuples ne l’intéressent pas, ce sont de simples machines à produire, que l’on remplacera par des robots le moment venu. L’UE doit d’une part être un marché captif et un glacis opérationnel pour contenir ceux qui remettent en cause son hégémonie qui s’appuie sur la puissance bancaire et le complexe militaro-industriel. L’UE doit donc être soumise au TAFTA, le traité de libre-échange transatlantique et à l’OTAN. Il n’y avait que la France qui s’opposait à l’OTAN, c’est fini. Les bases de l’OTAN ou américaines se répandent en Europe et les armes nucléaires s’y modernisent comme en Italie. Le déploiement en Europe dans les Pays Baltes, Roumanie, Bulgarie, Pologne est sans précédent depuis la guerre froide. L’Allemagne augmente son budget de défense intégrée. Cet aspect ne pose donc plus vraiment de problème au NOM. 

Il n’en est pas de même avec le TAFTA. L’UE traîne les pieds et l’accord prend du retard car un sentiment national se fait jour devant en particulier celui de voir les États soumis à une juridiction privée d’affairistes. Il faut donc affaiblir cette UE qui devient rétive. C’est le plan de l’invasion migratoire qui disloque l’unité européenne en effrayant les peuples et certains gouvernants. On n’entendait pas la Grèce, premier pays d’accueil, qui est aux mains de la troïka UE, BCE, FMI, mais la Hongrie, la Slovaquie, l’Autriche. Le peuple allemand suivait bon gré, mal gré et les partisans du Brexit s’agitaient au Royaume-Uni. La dislocation de l’UE était en cours avec le coup de grâce du flux migratoire, mais il ne s’agissait pas que le Royaume-Uni, cul et chemise avec les USA, soit pris dans la tourmente. Le moment du Brexit était arrivé, le peuple était prêt à le réclamer. La puissance de la City et de Wall Street devait se mettre à l’écart du raz-de-marée qui était déclenché. La moitié du peuple britannique souhaitait le Brexit, il suffisait d’un coup de pouce, la Reine l’a donné, mais en œuvrant pour ses intérêts, elle protège son peuple d’un tsunami.

Le désordre dans l’UE est un plan savamment orchestré et l’envie de sortir de l’UE est prévu pour nous mener à une dépendance plus grande. C’est le risque. C’est donc aux peuples d’Europe de prendre leur destin en main et de résister à l’avenir que leur prépare une pieuvre encore plus géante, le NOM, qui n’a que le but de presser le jus des peuples et de les jeter ensuite. Le peuple britannique a tiré son épingle du jeu, c’est à nous de faire capoter le plan machiavélique dans lequel nous sommes englués pour l’instant. Il faut se battre pour l’expression de la démocratie, le seul véritable ennemi de la machine infernale. Seule la nation peut encore réunir les forces nécessaires car la bataille sera rude et elle est à mort. Il ne faut pas en douter. Il ne faut plus accepter de revoter ou de se faire voler le vote, comme pour la Constitution Européenne. Il faut faire table rase de tous les politiques qui ont vendu leur âme au NOM. Sarkozy l’a vendue et a remis la France dans l’OTAN. Hollande est allé la vendre à la City tout en disant que les Banques étaient son ennemi. Jupé et Fillon sont allés se faire adouber par le groupe Bilderberg, un groupe majeur d’action du NOM, avec la Trilatérale et le Conseil des Affaires Étrangères. Macron est parachuté par la Banque Rothschild, l’un des grands du NOM, protégé par Jean-Pierre Jouyet proche des milieux bancaires et aidé par Jacques Attali, chantre du NOM. Tout ce beau monde est paré d’une arrogance et d’un égocentrisme qui ignorent le peuple et trahissent la souveraineté de notre Nation. 

La poubelle de l’histoire est en train de s’ouvrir

Il importe que les peuples se révoltent

 Contre ceux qui veulent les y jeter ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon