mercredi 6 juillet 2016

Démocratie, l’opium du peuple



La démocratie se définit en effet en tant que « régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu'il y ait de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence... (principe d'égalité). » Le terme vient du grec ancien (que l’on remplace dans nos écoles par l’arabe langue du Coran qui donne le pouvoir à Dieu et à Mahomet son prophète) est formé de demos (le peuple) et kratôs (le pouvoir).  La première démocratie connue est la démocratie athénienne avec comme bases primordiales l'assemblée générale des citoyens et le tirage au sort en politique. L’exercice n’était donc pas direct mais le tirage au sort évitait ce qui pourrit la démocratie moderne, la bataille pour être élu, bataille qui non seulement dure jusqu’à l’élection mais continue tout au long du mandat pour préparer l’élection suivante. Le candidat fait du clientélisme et le poursuit toute sa carrière politique. Le tirage au sort des grecs garantissait un minimum d’égalité et de diversité d’opinion. 

Le pouvoir est devenu une industrie, le pivot central par lequel l'information est transmise de manière saine ou travestie. Une fois capté le pouvoir est de plus en plus lié aux puissances transnationales, essentiellement financières et militaires, pour tout ce qui concerne les stratégies à moyen et long terme. Le court-terme est surveillé pour garantir l’exercice prolongé du pouvoir mais il s’éloigne de tout recours au suffrage universel en dehors des élections présidentielles. Pour réussir à isoler le peuple, le moyen est la transmission de l’information et celle-ci est sujette à toutes les manipulations. La masse d’informations planétaires que donnent les transmissions modernes permet d’en extraire ce que l’on appelle les faits divers ou de cibler sur les évènements qui distraient le peuple de toute analyse prospective. Le pouvoir cherche à avoir les mains libres vis-à-vis du peuple, c’est le 49.3 de la loi travail. 

Le pouvoir est aidé par la presse médiatique regroupée entre quelques mains, toutes plus ou moins proches du pouvoir pour raison économique, des grandes puissances de l’argent toutes chantres de la mondialisation, le dogme asséné au peuple comme une évidence incontournable. Mais pour qu'un pouvoir puisse s'exercer pleinement et de manière optimale, les détenteurs dudit pouvoir doivent être informés au maximum et au mieux. Le peuple est visiblement désinformé et soumis au matraquage des dogmes, la mondialisation, le réchauffement climatique, le multiculturalisme, l’immigration heureuse, l’austérité du travailleur comme la recette miracle, la défense de la démocratie à l’extérieur de nos frontières. Le peuple suit car il ne trouve plus d’autre information que sur les réseaux sociaux. Alors il faut discréditer toutes les informations qui n’acceptent pas les dogmes comme indiscutables. Les diffuseurs d’information non contrôlées sont des complotistes. La loi Sapin 2 va d’ailleurs restreindre les droits des lanceurs d’alerte.

Il ne peut y avoir de démocratie sans liberté, car elle inclut la liberté d’opinion qui permet de discuter des buts et des actions de la souveraineté d’un pays. Les tentacules de la pieuvre UE, enserrent de plus en plus les peuples dans un carcan de normes, de directives et d’orientations politiques et stratégiques qui échappent aux peuples et même souvent à leurs représentants dans les Parlements. Voyez comment ont été regardés de travers les représentants qui sont allés de leur propre chef rendre visite à Bachar El-Assad. L’exercice de la démocratie au Royaume-Uni a été et est toujours vilipendée. Quand on entend Ségolène Royale déclarer : « Rassurez-vous, nous ne ferons pas comme les britanniques, il n’y aura pas de référendum pour le Frexit », on mesure combien la démocratie n’est plus là que pour meubler les discours ou pour aller faire la guerre de par le monde. 

Mais les chantres de la mondialisation, qui ont perdu le sens de la souveraineté des nations, les Attali, Minc, BHL et autres vendus se répandent en propos plus ou moins venimeux sur un exercice de la démocratie par le peuple. Autrement dit le peuple n’est plus que ceux qui sont seuls capables d’émettre un avis intelligent, bien informé et détenteur de la vérité, les êtres supérieurs en somme qui veulent diriger le monde à leur profit. Il y a des idéalistes qui voient l’unification politique de l’Europe derrière un Président élu et puis plus tard un Président de la planète comme un souhait du bonheur des peuples. Ils ne se rendent pas compte que plus on monte dans cette hiérarchie plus le nombre des êtres supérieurs qui en remplissent les différents échelons se raréfie et donc que leur pouvoir augmente. Le pouvoir mondial se réduira à un nombre restreint de quelques centaines d’individus définitivement éloignés à des années-lumière des 99,99999% de la population mondiale.

L’éloignement des Maîtres du Monde ne peut que créer l’esclavage au mieux et la disparition au pire des bouches inutiles. Ceci n’est pas une vue de l’esprit, c’est dans l’esprit de ceux qui se préparent à gouverner le monde. L’UE va probablement évoluer vers un fédéralisme plus serré à l’allemande avec une augmentation de sa puissance militaire qui lui permettra de disposer de forces susceptibles d’être mobilisées en cas de troubles graves à l’intérieur et d’accentuer sa présence militaire à l’extérieur. Ce qui veut dire que tous les peuples doivent rentrer dans les dogmes et que toute rébellion sera matée. La signature du TAFTA, amendé ou non, sera signé et le marché transatlantique et l’OTAN sont destinés à se joindre au traité transpacifique déjà signé. Il reste un bloc hostile parmi lesquels la notion d souveraineté reste forte et qui ont les moyens de ne pas succomber avec en tête la Chine et la Russie. L’avenir du monde se joue là mais la démocratie n’est plus qu’un discours qui cache des intentions hégémoniques des Maîtres en route vers l’Univers. 

Liberté, liberté chérie, criaient les démocrates

C’est démocratie, démocratie chérie, 

Pour les peuples d’Europe

Le nouveau slogan 

D’aujourd’hui ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon