mercredi 27 juillet 2016

L’Islam veut-il vraiment être compatible avec la République ?



Il n’y a pas l’islam « modéré » et l’islam « radicalisé », il y a l’islam et c’est à l’islam de dire ce qu’il entend être dans les pays où cette religion n’est pas la religion d’État ou acceptée comme telle. Il faut en revenir au problème majeur que  l’on évite ou que l’on balaye d’une simple affirmation, comme un postulat, « Oui l’islam est compatible avec une République laïque ». Alors pourquoi l’imam de Nice déclare-t-il que la laïcité est responsable des attentats ? Il y a bien là un problème capital et une gêne entre les fondements du Coran, où temporel et spirituel sont indissolublement liés, et l’autorité temporelle de l’État qui impose ses lois et parmi celle-ci, qui enfonce le clou, la laïcité. L’église catholique ne s’en est accommodé qu’après de nombreux et pénibles reculs successifs. Le Président de la République ne va plus comme nos rois faire allégeance au Pape. 

Il n’en est rien du côté de l’Islam. Il n’y a pas l’Islam et l’Islam de France, il y a l’Islam. Ce jeu sémantique est ridicule. L’Islam ne supporte pas ce genre de distinction, ou alors dans un discours hypocrite, ce serait un schisme et l’on sait ce que cela induit, une guerre intra-musulmane entre sunnites et chiites. Le Conseil Français du Culte Musulman n’est qu’un rassemblement de tendances islamiques dont le principal rôle est la détermination des dates des fêtes musulmanes, le parrainage des manifestations de ce culte, et celui d’être l’interlocuteur inefficace du gouvernement. Les luttes d’influence ne permettent guère d’aller plus loin. Alors la première demande à faire à ce Conseil n’est pas de lui faire répéter en boucle « Padamalgam » et « nous sommes une religion de paix », comme le slogan gouvernemental du « vivre ensemble », mais de lui demander d’écrire officiellement que les lois de la République priment sur tous les préceptes coraniques, hadiths, sourates et autres de l’islamisme. 

Il faut aller plus loin en lui demandant de coopérer dans une action commune à la promotion de ce principe de base dans toute la communauté et en s’assurant qu’aucune dérive ne se crée ou ne se perpétue. En particulier les lieux d’enseignement ou de culture doivent tous être officiellement déclarés, sous contrat avec les Ministères de l’Éducation Nationale et de la Culture, et contrôlés. Pourquoi cela n’a-t-il jamais été fait en dehors de discours vite oubliés ? Il n’y a pas d’ « accommodements raisonnables », ce genre de recul est celui de la lâcheté comme celle des parents qui hésitent à punir pour une faute caractérisée. Chaque accommodement accordé est la porte ouverte à la demande d’accommodement suivante. C’est s’ouvrir à une désagrégation progressive de la législation française émanant de l’application des principes et des valeurs de notre Constitution. La vraie question à laquelle doit répondre le Conseil Français du Culte Musulman est la suivante : les lois temporelles de la République ont-elles ou non la primauté sur la religion ? Il ne s’agit pas de l’affirmer en paroles mais en actes en aidant le gouvernement à l’appliquer en France dans une jeunesse qui se radicalise. C’est à la racine que le problème doit être pris en compte sous peine de courir derrière les attentats et de subir l’inexorable islamisation de la France.

Il est à parier qu’acculé à prendre clairement position le CFCM minaudera et « tangentera » d’autant plus facilement qu’il n’est pas qualifié pour modifier quoi que ce soit aux lois coraniques. Dans ce cas, il suffirait alors d’imposer ce respect des lois françaises en laissant le choix de vivre en France ou d’en partir. Les contrevenants seraient passibles de prison ou d’expulsion. Malheureusement œuvrer dans ce sens c’est donner dans le « racisme », tant cette notion est extensive à souhait. Il convient donc que les autorités françaises précisent une fois pour toutes si le multiculturalisme est un choix ou une obligation subie. C’est ce flou permanent, ce non-dit, entre idéologie et Bien commun, qui pollue la politique française et conduit inexorablement à des solutions qui non seulement n’arrangent rien mais perpétuent et amplifient les problèmes qu’ils sont sensés résoudre. 

L’idéologie est un système d’idées qui regarde la réalité à travers son prisme déformant. Le multiculturalisme est posé comme un bienfait à postériori sans que l’on se pose les conditions à réunir pour qu’il en soit ainsi et surtout qu’on le propose au vote populaire. L’introduction d’une immigration par un individu sur cent n’a rien à voir avec celle d’un individu sur 10, pourcentage qui est déjà dépassé en France. L’introduction d’une civilisation différente n’a rien à voir avec celle d’étrangers de même civilisation et de même culture. L’assimilation est un choix individuel. Elle n’est que le fruit d’une volonté affirmée d’y arriver, et de l’apprentissage de la langue qui ouvre toutes les portes qui restent à traverser. Elle est d’autant plus difficile que l’on part loin du but à atteindre. Vivre en France pour un portugais ne nécessite pas qu’il se préoccupe de son lieu de culte, ce n’est plus le cas pour un algérien et ce dernier sera encore plus en difficulté s’il ne parle pas français.

Ce ne sont bien sûr que des évidences mais même celles-ci sont balayées par l’idéologie du multiculturalisme qui refuse de faire pression sur l’implantation d’une nouvelle civilisation. Pourtant les faits sont là, la population musulmane croît rapidement pendant que l’autochtone disparaît. Les chiffres sont inéluctables, la démographie impose ses lois à la politique comme a dû le constater Angela Merkel. En France l’apport plus ancien de population immigrée, en grande partie musulmane, donne un apport de natalité qui masque la décroissance de la population de souche. Dans les maternités c’est désormais le prénom Mohammed le plus usité. La France s’islamise doucement et se réveillera sous une pression insupportable et inexorable d’une communauté qui réclamera sa liberté de choix de civilisation… à juste titre. 

Il est suicidaire de ne pas anticiper les phénomènes démographiques. Les exemples de la Chine et de l’Allemagne sont particulièrement révélateurs. La Chine a été confrontée à une augmentation très rapide de sa population au point de lui faire envisager des graves problèmes de pauvreté et d’alimentation. La prise en compte tardive de cette donnée essentielle a conduit à la politique de l’enfant unique appliquée brutalement. A tel point que la population âgée devenait difficile à supporter par la population active et la population vieillissait. La population paysanne s’est mise alors à préférer donner naissance à un garçon utile aux champs plutôt qu’à une fille qui de plus, en se mariant, allait quitter les terres familiales. Il s’ensuit un déficit chronique de filles et un nombre important de célibataires hommes. Le brusque rétropédalage effectué va mettre du temps à régulariser les choses. En Allemagne, le problème a été passé sous silence et la politique de natalité a été peu active jusqu’à ce que la faible croissance démographique mette en danger l’économie du pays. Aujourd’hui c’est la politique de grande ouverture à l’immigration qui, par sa brutalité, met en danger la sécurité de ce pays.

Il y a évidemment de nombreux musulmans qui sont intégrés mais un nombre bien plus faible qui sont assimilés. Ils ne font pas comme les espagnols, les italiens immigrés qui ont très vite fait en sorte que leurs enfants aient des prénoms français, aillent à l’école et connaissent l’histoire de France mieux que celle du pays de leurs parents. Ils vantaient la France, terre d’accueil, plus que leurs origines. C’est là toute la différence. La religion a un impact particulier et marque une civilisation. Quand on attaque une église, un prêtre, que l’on soit catholique ou non, cela touche une fibre très profonde et on a le ressentiment au bout des lèvres. Non chers amis, catholiques ou non, on ne vaincra pas l’islamisme en passe de conquérir l’Europe en adressant un message de paix, pas plus que nous n’arrêterons le massacre des chrétiens d’Orient. La seule chance de survie de la civilisation laïque française, d’origine chrétienne, c’est d’assimiler la religion conquérante, l’obliger à se plier au credo de notre propre civilisation. Le temps joue contre nous, l’islam aura de plus en plus de représentants et bientôt c’est des bribes de la loi coranique qui s’introduiront dans nos communes, nos régions et dans l’État lui-même où déjà fleurit le nombre de doubles nationalités. 

Pas seulement des cris, des larmes, des « vivre ensemble »

Comme une manière de se défausser de l’action, 

Il nous faut prendre conscience au plus vite

Que nous glissons tous sur une pente 

Avec au bout, gueule ouverte,

La France islamique ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon