lundi 22 septembre 2014

Le vrai changement : sortir de la pensée unique ! (2ème partie)



Les premiers signes de notre décadence sont contenus dans cet aveu d’impuissance qui nous a fait entrer dans une union européenne dont les contours ont été dessinés et voulus par les États-Unis et dont les clés économiques et monétaires ont été confiées à l’Allemagne. Ce même engagement, basé sur la peur de nos élites et leur nécessaire dépendance aux puissances militaro-économiques et bancaires, nous a conduits dans l’OTAN qui est le reniement de notre indépendance militaire. Cette peur et cette dépendance nous engagent dans des expéditions militaires sur des pays ou des groupes armés qui cultivent désormais une haine redoublée de notre pays et mettent en danger notre territoire, nos entreprises, notre patrimoine et nos concitoyens. Elles cultivent un repli de la France, un abandon de sa grandeur, perte alimentée par un culte de la repentance, et aboutissent à une désespérance mortifère pour notre pays. 

A cela s’ajoute un culte du multiculturalisme, chaudement alimenté par une gauche mondialiste, qui nous pousse à confondre les bienfaits du mélange des cultures avec le melting-pot dont on voit combien les États-Unis ont de plus en plus de mal à le gérer. L’immigration de civilisations ayant les mêmes racines et qui ont néanmoins dues apprendre à se supporter, comme le catholicisme et le protestantisme, au prix du sang montre que le vivre ensemble est compliqué et périlleux. Mais lorsque deux civilisations ont pendant plus de mille ans combattus l’une contre l’autre et que l’une entreprend de nouveau une politique de conquête, on ne parle plus d’enrichissement culturel mais de choc de civilisations. L’une des deux doit mourir ou se soumettre et pour la civilisation musulmane le choix est fait. 

Nos principes d’égalité, de liberté, de fraternité, de respect des droits de l’homme, etc. nous aveuglent et facilitent la tâche d’une civilisation dont les fondements se sont appuyés sur les guérillas, les razzias, les exécutions sommaires pour naître. Il nous appartient non pas de rejeter tout musulman désirant vivre en France mais de ne pas admettre qu’il puisse le faire en rejetant les valeurs historiques de la civilisation de notre pays. L’Islam ne peut pas prendre le pas sur les valeurs de la République mais il bute sur la pierre d’achoppement de la laïcité. Ce n’est pas à cette dernière qu’il convient de s’adapter mais c’est l’inverse. Pour ne pas l’affirmer haut et fort, pour ne pas faire de la politique migratoire une urgence de gouvernement, pour ne pas déployer tous ces efforts vers une politique d’assimilation des entrants au lieu de se disperser dans des ajustements de l’enseignement ou dans l’identification des sexes sans tenir compte du retour des jeunes issus de l’immigration vers leurs origines confessionnelles étrangères, les gouvernements sombrent dans le laisser-faire commode. 

Adjoint à ce sentiment d’impuissance de la France qui n’attend plus le salut que dans l’Europe et dans la couverture militaire de l’OTAN, c’est-à-dire de l’Allemagne et des Etats-Unis, nous sombrons dans une perte d’identité nationale. C’est justement le but recherché par les européistes fédéralistes qui font avancer l’Union. C’est mezzo voce que Bruxelles a salué le non des écossais à l’indépendance. L’UE continue des relations privilégiées avec les provinces et le but est la dislocation des nations dans un pangermanisme qui n’a pas quitté l’esprit des élites allemandes. Le centre de l’Europe est à Berlin après avoir été à Aix-la-Chapelle. L’Allemagne a compris non pas que « l’Union fait la force » mais que « Entrer fort dans une Union décuple la force ». La pensée unique signe pour nous un certificat d’esclavage où seuls survivront ceux dont on aura besoin et qui seront asservis par une autre civilisation ou par les puissances de l’Ombre. 

Nous sommes victimes aussi du syndrome de l’assistanat, cultivé sur le lit de la justice et de l’égalité jusqu’à en faire une charge qui plombe l’économie et se retourne contre les buts visés. Pour tuer les conseils des générations anciennes du style « Aides-toi, le ciel t’aidera », il n’y a rien de pire que l’AME, la CMU, le RSA et l’allocation chômage sans contrepartie. C’est la démobilisation des énergies et la politique individuelle de la main tendue. La Sécurité Sociale ne va survivre que par une participation individuelle supplémentaire aux frais de santé et une baisse du remboursement des prestations sociales. La pensée unique continue dans le sens d’un assistanat tous azimuts mais rogne insensiblement les avantages sociaux, creuse les inégalités, sans remettre en cause les fondements de l’ensemble du système social et le fait que nul ne doit attendre de l’aide s’il ne donne pas un peu de son temps ou de ses capacités au service de la nation, donc des autres. 

Dans le même ordre d’idées, les trente-cinq heures payées trente-neuf ont fait un ravage dans les mentalités des jeunes plus encore que dans l’économie du pays. Penser réduire le chômage en imposant aux actifs de travailler moins relevait déjà d’un calcul du niveau de l’école primaire. Alourdir brutalement de 11% le coût salarial, relevait d’une aberration économique mais l’idée que l’homme était fait pour travailler le moins possible a dévalué les valeurs du travail et occulté la condition de base qui est que l’économie d’un pays doit pouvoir le supporter. Au lieu de considérer que, mis à part les grandes entreprises et le fonctionnariat, où l’on peut la gérer par des réorganisations ou des embauches supplémentaires, cette décision était suicidaire à terme. Les gouvernements ont tourné autour du pot et la pensée unique du « pas de vagues sinon notre électorat va fuir » continue son œuvre d’ « entravement » de l’économie française. 

Le maintien des avantages acquis de génération en génération comme les régimes spéciaux, la stigmatisation de l’argent (l’argent sale), la propension à éviter le risque de l’entreprenariat au profit du fonctionnariat (mets-toi fonctionnaire mon fils, l’État veillera sur toi) ne sont nullement dans le viseur de la pensée unique pour les mêmes raisons électoralistes. La gauche ne le fait pas et la droite fait semblant. Ajoutons à cela l’idée que l’État doit tout contrôler, étendre son aile bien au-delà des fonctions régaliennes et qu’il n’a nul besoin de consulter le peuple pour décider de son avenir. La pensée unique gauche-droite, celle de l’ENA, fait que la France creuse toute seule son déclin et reporte sur les générations suivantes la dette qu’elle amplifie. 

La démocratie de la bouche cousue et du peuple ENA rien à dire, 

Le multiculturalisme confondu avec le multi-civilisationnel, 

Le « quand on a froid on est mieux sous la couette », 

« L’État c’est nous » confondu avec l’État c’est moi, 

Ne donnent aux citoyens qu’une unique pensée 

Il faut vite en changer pour survivre ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon