mardi 23 septembre 2014

Irak, frappes illusoires et risque absurde !



Depuis notre intervention au Mali, ne parlons pas de guerre tant les forces étaient disproportionnées et l’adversaire prêt à se disperser, Hollande a tenté de faire illusion avec la politique étrangère, mais cela marchera de moins en moins. Enfin, pour un président affaibli dans un pays déficitaire avec un taux de chômage et une dette record, les marges de manœuvre pour des interventions militaires à l'étranger deviennent très minces. Notre pays, qui se pose en faiseur de paix au Mali et en Libye, se voit renvoyé au rang de puissance hégémonique bis, supplétif d’une politique américaine du chaos, qui n’hésite pas à se créer des ennemis pour intervenir après les avoir comptés parmi les amis ayant aidé à mettre en œuvre cette politique partout dans le monde.

Après avoir soutenu l’intervention en Libye pour tuer Kadhafi, reçu auparavant sous sa tente dans les jardins de l’Élysée, par Sarkozy, Hollande a saisi l’occasion du Mali pour montrer sa force avec la bénédiction américaine et à la demande d’un président malien récemment issu d’un coup d’État… Au nom de la démocratie ! Il a ainsi pu remercier son prédécesseur de cette occasion pour son action libyenne qui a permis d’armer plus et mieux toutes les factions islamistes qui se répandent sur l’Afrique. Nous sommes au Mali pour longtemps et pour ne pas avoir de morts il vaut mieux ne pas trop sortir des casernements. On vient de voir malheureusement que l’insécurité pour les représentants français se répand comme traînée de poudre sur l’Afrique et le Moyen-Orient avec la menace d’exécution de l’otage pris en Algérie. 

Ceci montre que l’État Islamique, dont nous voulons puérilement cacher l’importance en le désignant du nom de Da’ech, va susciter les ralliements successifs de factions musulmanes armées répandues dans le monde entier. La force de cet « État » autoproclamé tient surtout dans le fait qu’il peut désormais porter la guerre intérieure dans tous les pays qui s’opposent à lui. C’est pourquoi notre intervention aérienne en Irak, bien modeste par rapport aux frappes américaines, nous place néanmoins en seconde position dans la liste des pays où l’Islam doit d’abord frapper. Or nous sommes plus près d’eux que les américains et nous avons une importante immigration musulmane qui a introduit facilement et nourri le cheval de Troie des candidats au djihad. 

Nos frappes n’amènent rien de significatif sur le plan militaire mais elles attisent et concentrent la haine sur notre pays. Le risque pris est absurde, militairement et diplomatiquement. Il est le hochet d’un président de plus en plus faible qui rêve d’un nouveau Bamako pour redorer son blason. Le problème est que ce hochet est une grenade qui va nous sauter à la figure. Les autres dirigeants européens sont restés sagement beaucoup plus en retrait. N’oublions pas que c’est sur notre territoire, sur nos possessions à travers le monde, que le djihad, qui vient de montrer sa force aux yeux de la communauté musulmane, va porter ses actions de déstabilisation et de mort. Les représentants de l’Islam ont clairement dit que les dômes des mosquées sont ses casques, les minarets ses lances et nous vaincrons par l’utérus de nos femmes. 

Le combat contre l’EI est une affaire musulmane où les puissances sunnites et chiites doivent s’affronter pour des raisons religieuses et de dominance du monde musulman. Notre ingérence est forcément partisane et ne peut que brouiller et amplifier les conflits. Il y a d’autres moyens d’aider les chrétiens d’Orient. Par contre c’est sur le plan intérieur que nous devons nous préparer à résister. Toutes nos forces, toute notre intelligence, toute notre détermination doivent viser à éviter puis expurger la menace. Le chantier est immense. Nous avons grossièrement raté l’assimilation de la jeunesse musulmane qui nourrit l’insécurité, le trafic de drogues et le chômage pour saisir toute occasion pacifique ou non de manifester sa non-intégration. C’est de notre propre population que viendra le danger. 

Il faut convaincre que l’Islam et la laïcité ne sont pas compatibles et que nous avons affaire non à une religion qui veut pouvoir pratiquer ses rites mais à un choc de civilisation. Il faut séparer le bon blé de l’ivraie. Etre musulman ne doit pas être un opprobre mais l’influence de rites religieux sur le mode de vie, les lois et coutumes du pays ne peuvent être tolérées. Le musulman assimilé doit admettre comme nous la séparation de l’Église et de l’État. Le musulman assimilé ne doit pas considérer que son vrai pays est ailleurs comme ne l’ont pas fait les espagnols, les italiens, les portugais, les polonais, les russes qui ont aimé la France et l’ont remerciée de leur donner l’hospitalité. Le musulman qui veut s’intégrer doit avoir des devoirs avant de demander des droits. 

En dehors de la mobilisation des forces armées, des réseaux de surveillance du territoire, c’est un véritable examen de conscience que doit faire le peuple français en se préparant au pire. La mise à l’index d’un racisme destructeur des rapports humains ne doit pas conduire à un laxisme qui dépasse les limites de la bienveillance. Le musulman assimilé doit être montré en exemple et nous devons tout faire pour lui permettre d’y arriver parce que justement c’est pour lui beaucoup plus difficile que pour les autres immigrés. Mais il faut arrêter de stigmatiser les responsables politiques qui essaient de rétablir le respect des comportements occidentaux de base, comme je l’ai encore entendu hier soir à la télévision à propos d’arrêtés pris par Robert Ménard, maire de Béziers. Interdire de mettre du linge aux fenêtres ou de cracher dans la rue, n’est pas un signe de racisme. Stigmatiser la sympathie au FN de 25% des français n’est qu’un ostracisme qui nie la démocratie et détourne des raisons objectives qui les ont poussés à cette opinion. 

La civilisation musulmane s’implante chaque jour un peu plus en France par une immigration de peuplement et ne pourra pas contribuer efficacement à la lutte contre le djihadisme qui n’est qu’une autre forme armée de destruction de la civilisation occidentale. L’heure est venue de s’en rendre compte comme l’analyse très justement Mgr Nona, archevêque de Mossoul : 

Le 19 août dans une déclaration au quotidien italien Corriere de la Sera, Mgr Amel Shimoun Nona, a adressé un avertissement solennel à l’Occident :
 
«Notre souffrance est un prélude à ce que vous-mêmes, chrétiens européens et occidentaux, souffrirez dans un futur proche», a crié l’archevêque à ses frères chrétiens d’Occident.» 

« Si vous ne comprenez pas cela rapidement, vous tomberez victimes d’un ennemi que vous aurez accueilli dans votre maison [...] S’il-vous-plaît, il faut que vous compreniez. Vos principes libéraux et démocratiques n’ont aucune valeur ici. Vous devez reconsidérer la réalité du Moyen-Orient, car vous accueillez un nombre croissant de musulmans. Vous aussi, vous êtes en danger. Il vous faut prendre des décisions courageuses et dures, y compris en allant à l’encontre de vos principes. Vous croyez que tous les êtres humains sont égaux, mais ce n’est pas une chose certaine. L’Islam ne dit pas que tous les êtres humains sont égaux. Vos valeurs ne sont pas leurs valeurs. » 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon