lundi 25 janvier 2016

On va payer cher nos guerres !



Alors que la Russie vient d’entrer dans le conflit syrien et marque un point décisif en prenant Rabia. Rabia était aux mains des terroristes depuis 2012, contrôlée par des groupes dont des Turkmènes syriens et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda. Avec la prise de Rabia, les troupes gouvernementales coupent les routes de ravitaillement des terroristes de la frontière turque vers le nord de la Syrie. Désormais l’appui aérien russe va se concentrer sur Raqqa, la ville de l’Etat-Major de l’EI dans une sorte de course poursuite avec la coalition occidentale. Il est fondamental de rappeler que les russes sont dans le conflit à la demande de l’Etat légal syrien, ce qui n’est pas notre cas. Non seulement nous ne lui avons pas demandé l’autorisation, mais Bachar al-Assad a clairement dit que tout intrusion étrangère, autre que russe, dans son espace aérien, serait considérée comme une intrusion ennemie et traitée comme telle.

Pour l’instant Bachar Al-Assad est plus préoccupé par la lutte contre les rebelles de tous bords, mais la situation évolue rapidement en sa faveur, ce qui pourrait bien être le cas vu la différence d’évolution de la situation militaire entre les quatre ans de guerre de la coalition occidentale et les deux mois d’action russe. Si c’est le cas la présence des avions de notre coalition deviendra alors un casus belli. Nous sommes donc dans un bourbier sur le plan militaire et diplomatique auquel nous a conduit notre double jeu avec les États-Unis, créateurs et instructeurs de Daech. Mais ce double jeu a conduit à des actions terroristes sur notre territoire dont nous ne savons toujours pas quels en sont les véritables commanditaires tant l’utilisation de l’EI par les États-Unis peut mener à toutes les suppositions. 

Quoiqu’il en soit, le chaos a été mis en Libye, il se répand en Tunisie, et  l’Égypte n’est plus un pays complètement sûr. Le chaos en Irak continue et la Syrie va se retrouver dans un état la ramenant trente ans en arrière, sauf si elle disparait et devient le champ clos des multinationales, but néanmoins plus difficile que prévu pour celles-ci. Le chaos en Libye en fait un pays d’implantation nouvelle de l’EI dont l’action va s’étendre sur les pays plus au sud jusqu’à rejoindre celle de Boko-Haram qui part du Nigeria et s’étend sur tous les pays limitrophes au nord. Notre opération Serval sur le Mali, et la suivante, l’opération Barcane, n’ont en rien résolu les problèmes de fond, dont la demande d’autonomie des Berbères. Nous sommes là-bas pour longtemps… pour seulement protéger nos intérêts.
Il faut bien comprendre que l’islamisation de l’Europe, dont la France et la Belgique en particulier, se faisait par une immigration de peuplement où la fécondité des femmes nouvellement insérées dans notre population constituait la majeure partie de l’évolution de la population française. Le nombre d’enfants par femme de la population d’origine est désormais en dessous de 2, ce qui est insuffisant et entraîne par ailleurs sa lente extinction. Ce processus s’étend sur des dizaines d’années mais est inexorable si la politique actuelle n’évolue ni sur le nombre d’entrées en France, ni sur la politique familiale et sociale. Par exemple les actions sur la baisse du quotient familial pour les impôts sur le revenu, n’affectent que très peu les familles immigrées qui ne participent pratiquement pas à cet impôt mais dissuadent un peu plus les couples, payant l’impôt, de faire des enfants. Nul doute que cela malheureusement est voulu.

Les guerres que nous avons menées contre les pouvoirs forts autour de la Méditerranée, sous couvert de démocratie, ont donné lieu à une guerre de religion contre l’Occident. Mais qui a permis à l’EI de se doter d’armes aussi lourdes et sophistiquées que celles qu’il utilise ?  Nous avons créé le chaos et la guerre contre l’Occident de l’EI provient d’une action d’une coalition à laquelle nous participons. Il apparaît de plus en plus clairement que tout ceci n’aurait pas pu se produire sans qu’une ingérence étrangère aux buts inavouables en soit l’instigatrice. Pourquoi ? Pour quel but final ? La déstabilisation de l’Europe ! Pourquoi croyez-vous que les USA ont déstabilisé la Libye, l’Irak, l’Afghanistan, le Soudan et que les pays africains sont en train de se déstabiliser les uns après les autres ? Pour les rendre malléables aux ordres auxquels ils devront se soumettre et livrer les richesses de leurs pays, les ressources énergétiques en particulier.

Ne vous étonnez pas alors si une autre action d’envergure pourrait être lancée sur l’Europe, la nouvelle cible, en plus des 4 millions de réfugiés en 2016 que prévoit le FMI. Que diriez-vous d’une action de 200 à 300 bateaux, pleins à ras-bord de réfugiés, partant en même temps vers les différents ports de l’Europe avec dans chacun un mercenaire de l’EI se faisant exploser à l’arrivée ? Que diriez-vous si en même temps des attentats avaient lieu sur des ferrys créant un climat d’affolement dans les pays concernés ? Cela vient d’être évoqué comme une hypothèse plausible émise pour 2016, dont l’EI est tout-à-fait capable. Elle l’est d’autant plus que l’EI va reporter son action sur la Libye et que l’armée américaine l’aide à évacuer ses chefs et Israël à soigner ses blessés, comme à l’approche des troupes irakiennes de Ramadi, ville livrée sans combat pour montrer l’efficacité de la coalition arabo-occidentale.   

Ce n’est plus dans la plupart des médias français mais dans les médias étrangers  que ces informations se trouvent car les journalistes d’investigation indépendants et courageux ne sont pas nombreux. La France est dirigée par une élite politique dont les motivations non plus rien à voir avec le bien du peuple dès qu’ils sont au pouvoir ou qu’ils s’en approchent. Les autres croient agir pour lui mais sont manipulés en se servant de leur désir d’être épaulé pour être élu. Une grande chape de manipulation s’étend sur l’Europe et la France est en première ligne. Le moment est venu de dissoudre notre pays dans un grand magma uni-civilisationnel, sans frontières, au pouvoir centralisé à Bruxelles, devenu succursale de Washington et au-delà d’une élite détonant une puissance financière lui permettant d’orienter l’avenir du monde. Celle-ci met en œuvre une vision du monde où le peuple n’a le droit d’exister que dans la mesure où il est utile et créateur de richesse. Balivernes pensez-vous ? Nous en reparlerons bientôt. Commencez à penser autrement, sur un autre schéma que le bien du peuple, mais plutôt sur celui d’une oligarchie à la puissance cachée prête à tout. Vous verrez que vous vérifierez rapidement la justesse de cette nouvelle vision du monde. 

Le monde bascule dans les plus terrifiantes manœuvres, 

Que l’argent et la science permettent désormais 

Sur le dos des peuples pour des puissances 

Qui sont prêtes à les réduire à un silence 

Qui peut même être mortel ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon