vendredi 8 janvier 2016

En avant ! Bannissons les peurs et les reculs (1ère partie)



Il faut tout d’abord cesser de croire aux messages que nous envoient les politiques qui ont gouverné notre pays depuis 1974. Cessons de croire à leurs promesses anciennes qui laissent une France incapable de rembourser ses dettes, dettes qu’ils n’ont cessé d’alimenter. Cessons de nous laisser éponger par une Union Européenne au service des États-Unis, eux-mêmes aux mains des banquiers et des lobbies du monde militaro-industriel américain comme l’a dit Eisenhower en son temps. Le bilan est très lourd pour nos politiques. La France ne sort plus d’un chômage endémique, se désindustrialise et met son armée au service d’une politique  extérieure qui ne sert plus nos intérêts. Elle perd la maîtrise de ses frontières et s’expose au déferlement des Etats en surnombre après fait sauter les verrous afghans, libyens, irakiens, syriens qui la protégeaient, comme l’a très bien dit Khadafi et cela lui a valu la mort. Elle subit le diktat allemand et se plie à son austérité dans un corset budgétaire à la mesure définie par Bruxelles. Elle est mise régulièrement en accusation comme un enfant indiscipliné par la Commission de l’UE. L’État-nation devient l’État-croupion.

On ne veut, ni de Hollande, ni de Sarkozy, dit le peuple. Bien mais alors pourquoi croire aux promesses de ceux qui veulent leur succéder, les Valls, Fillon, Juppé, etc. ? Leurs promesses ne feront que prolonger l’échec patent de la politique française avec une France qui perd régulièrement des places dans tous les classements internationaux, économiques, PIB/habitant, éducation, corruption, liberté de la presse, indice de développement, chômage, dette, etc. Laisserons-nous les mêmes ou leurs sosies continuer à faire péricliter la France et à installer une pauvreté à la grecque, car nous y allons tout droit ? 14 aéroports grecs viennent d'être privatisés... pour un groupe allemand, nous on vend au Qatar et à la Chine. Non la France mérite mieux que ses erreurs de casting dans le choix de ses Présidents. Elle a tous les atouts pour rester une puissance incontournable et suffisamment prospère pour profiter pleinement d’une vraie croissance, celle que nous donne l’innovation et les progrès technologiques, et la science. Qu’est-ce qui nous en empêche ? La peur de mourir, la peur de renverser la table de crainte de casser verres et assiettes, la peur que pour cet acte nous soyons punis, la peur du lendemain, la peur qu’un pas de plus nous mène au précipice ? Ne voyez-vous pas que tout est fait pour nous maintenir dans un état de frayeur paralysante pendant que les responsables de notre pays reculent chaque jour un peu plus, mentent et enfument encore plus ? On recule devant les États-Unis, devant l’Allemagne, devant le déferlement migratoire, devant l’affirmation de notre identité dans des accommodements cultuels sans fin. On rogne nos libertés à tout propos, on cherche même à en provoquer l’occasion, on renvoie le référendum aux calendes grecques et on abêtit le peuple depuis l’enfance. 

La France est à un tournant il n’y a plus la gauche et la droite. Il y a ceux qui trouvent confortable de continuer dans le même carcan, avec le même licou parce qu’ils se sont habitués à perdre un peu chaque jour de leur liberté et de leur argent. Ceux-là sont prêts à essayer encore un coup à condition qu’on change la devanture du magasin. Il y a ceux qui savent que derrière la devanture il y aura toujours les mêmes marchandises pourries, frelatées qui nous rendront chaque jour un peu plus malade jusqu’à nous faire mourir. Qu’auront-ils changé ? La photo du Président dans la salle de la mairie. Il y a ceux qui savent que les puissants, qui nous passent le licou de l’UE et de l’OTAN, ne pensent qu’à eux et que notre pays est une attraction pour tous ceux qui vivent moins bien que nous. Or ces derniers sont en croissance exponentielle en Afrique et en Asie et ne peuvent qu’alimenter un flux migratoire croissant. Certes le premier choix paraît plus facile, oui paraît, mais il conduit au bagne pour tous et à la mort pour nombre d’entre nous, demain ou dans les vingt ans à venir. Le second comporte des incertitudes, des risques, en particulier celui d’affronter les puissances mondiales de l’argent mais si celles-ci corrompent les Etats, elles finissent toujours par s’incliner devant la détermination des peuples.

Alors il faut éradiquer ce sentiment de peur et le meilleur moyen c’est de regarder l’avenir et ce sur quoi il faut agir. Les risques existent toujours mais il faut avoir la force de penser à l’Entreprise France et non à l’Administration France. Il faut penser que la croissance future envisageable ne sera plus 4% avant qu’une révolution technologique de l’ampleur des précédentes, la machine à vapeur, l’électricité, l’automobile, se produise permettant d’en profiter de nouveau un certain temps. La croissance réelle, et non pas celle déversée soi-disant sur l’économie, mais dont les 3/4 de cet argent de Monopoly engraissent les marchés, sera beaucoup plus faible. Elle ne sera due qu’à l’augmentation de la productivité et à l’avance aujourd’hui lente et pas à pas des progrès technologiques et scientifiques. 

Alors par quoi commencer ? C’est simple : retrouver notre liberté de manœuvre. Un pays avec des fers aux pieds n’est qu’un pays de bagnards. Il faut renverser la table, celle des négociations, de l’OTAN, du TAFTA, de l’UE, de la zone euro, de la BCE. Il faut retrouver notre monnaie, nos frontières, notre budget mais aussi notre justice. Sortir de l’euro ? Vous n’y pensez pas nous dit-on. Si et l’argument bateau de Juppé comme quoi une baisse de 30% par rapport à l’euro signifierait un accroissement de la dette du même pourcentage ne tient pas. Par la convention internationale de la lex monetae, la dette de 2300 Mds€ serait augmentée de 6,9Mds€ pour les 3% d’actes rédigés dans d’autres monnaies que l’euro. Nous donnons 5Mds€ à l’UE, le résultat de notre quote-part déduite des subventions reçues. Bilan du coût : 1,9Mds€ soit 2301,9 Mds€ et non 2985 Mds€ de dettes. La discussion se situe au niveau des bilans économiques entre les exportations et importations avec une augmentation des coûts des matières premières mais aussi de la compétitivité des entreprises. Encore faut-il que le débat soit ouvert, or il est soigneusement écarté car les tenants de l’euro aurait fort à faire pour démontrer que sans l’euro on court à la catastrophe… comme la Norvège, la Suisse, la Suède, le Royaume-Uni, l’Islande sans doute !

De toute évidence, la sortie de l’euro pour le moins et de l’UE et de l’OTAN pour le mieux, ne sont pas suffisants pour tout régler mais c’est une condition nécessaire sans laquelle nous tournerons jusqu’à épuisement dans la quadrature du cercle ! Augmenter les impôts des particuliers et consommateurs permet de soulager les entreprises de leurs charges d’impôts et de taxes, mais cela baisse le pouvoir d’achat donc la consommation des ménages… donc l’offre trouve moins de demande. A l’inverse diminuer les impôts des mêmes, ne permet pas de soulager les entreprises qui ne sont pas compétitives à l’exportation et peu attractives pour les mêmes produits importés. Il faut donc sortir de l’euro, vu les résultats obtenus jusqu’alors. Par contre je vous proposerai dans le prochain article un catalogue fourre-tout, une liste à penser, de mesures à prendre dans la plupart des domaines pour repartir non pas de zéro mais sur ce qui a marché et sur du bon sens. Nous avons tout pour réussir à condition de le vouloir et de faire cesser nos peurs mais en gardant les yeux ouverts. 

Les peuples qui meurent sont ceux qui se laissent mourir

Par découragement, par peur et aussi par la corruption 

De l’argent sur leur cœur, leurs mains et leur esprit.

Refaisons une France qui gagne… sans peur ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon