mardi 19 janvier 2016

De Villiers attend «beaucoup de surprises» en 2016

Le Parisien

Propos recueillis par Frédéric Gerschel (@fgerschel) | Publié le Jeudi 07 Janv. 2016, 07h00 | Mis à jour : 08h18
Philippe de Villiers affirme que le clivage de la présidentielle ne sera pas entre la droite et la gauche, mais les «europhiles mondialistes» et les «franchouillards». (LP/Alain Jocard.)
Philippe de Villiers, président-fondateur du Mouvement pour la France, estime que les cartes du jeu politique vont être rebattues cette année.
Croyez-vous à une recomposition politique d'ici à 2017 ?
PHILIPPE DE VILLIERS. Le vrai clivage de la présidentielle, ce ne sera plus la droite contre la gauche. Ce sera « en finir avec la France » ou « recommencer avec elle ». Il y aura d'un côté les europhiles mondialistes, de l'autre les patriotes charnels, autrement dit les franchouillards, comme les élites nous appellent.

Comment expliquer les scores du FN ?
La droite et la gauche sont atlantistes, européistes, migrationistes et islamophiles. Les Français, eux, ressentent l'immigration comme un phénomène insupportable, ils reprochent à ceux qui les gouvernent d'avoir organisé les délocalisations et se sentent déclassés. Marine Le Pen a su capter ce malaise identitaire aux élections régionales.

Un rassemblement plus large est-il possible ?
Je pense que l'année 2016 va réserver beaucoup de surprises. Contre ceux que j'appelle les naufrageurs en cravate, ceux qui coulent le pays depuis quarante ans et osent se représenter sans vergogne, oui, il peut y avoir une offre politique nouvelle.

Vous avez récemment dit tout le bien que vous pensiez de Marion Maréchal-Le Pen...
Oui. Il faut repartir avec une jeunesse toute fraîche qui ose afficher ses convictions, sans marketing. Marion Maréchal-Le Pen pourrait un jour fédérer des gens très différents venant aussi bien du FN que de la droite classique.