jeudi 7 janvier 2016

L’accélération funeste du multiculturalisme



Avant de lire cet article je vous propose de visionner la vidéo ci-dessous :

Pendant que les débats s’éternisent sur la déchéance de nationalité et l’état d’urgence, les migrants continuent d’affluer sur l’Union Européenne et la France commence à prendre son lot de réfugiés de gré ou de force. Les arrivants à Calais se reportent sur Dunkerque et l’on voit désormais des nationalités de plus en plus diverses qui cherchent à passer en Angleterre pendant qu’Angela Merkel referme ses portes, trie les migrants utiles et rejette les autres. Les pays de l’est referment leurs frontières les uns après les autres. Même la Suède et la Norvège sont en proie à un flux incontrôlable. La France offre toujours une frontière passoire malgré les affirmations du couple Hollande-Valls. Les réfugiés se répandent petit à petit sur notre territoire par bus ou clandestinement jusqu’au fin fond de la Bretagne en Finistère à Fouesnant. Les préoccupations sont focalisées sur l’Islam de guerre dont les méfaits, pour être horribles qu’ils soient, ne sont là que pour répandre la peur mais n’ont pas d’impact direct sur notre vie quotidienne d’aujourd’hui et de demain pour autant que nous ne cédions pas à la peur que manipule nos dirigeants. Ils comptent ainsi nous détourner des vrais problèmes, celui du chômage et de la difficulté du vivre ensemble, tout en montrant leur indispensable autorité. 

An nom du multiculturalisme et de France terre d’accueil, on « s’accommode » de l’accroissement d’une population répandant une autre culture, d’autres mœurs, d’autres us et coutumes, une autre religion, une autre langue. La non-intégration croissante de cette population pose pourtant des problèmes à venir qui ne peuvent que s’aggraver avec l’augmentation de celle-ci. La population de souche ne procrée plus suffisamment et notre croissance démographique est due pour les 3/4 à la fécondité des femmes issues de l’immigration. Le reste vient de l’immigration officielle ou clandestine. Or l’arrivée brutale d’un flux migratoire sans précédent dans l’espace de Schengen ne peut qu’aggraver les choses pour un pays qui n’arrive même pas à contrôler l’afflux des Roms.

J’ai publié dès 2012 une étude basée sur les données disponibles en 2005 et 2010 montrant l’importance démographique de ce phénomène. Elle aboutissait à un peu plus de 6 millions de musulmans fin 2014, chiffre annoncé par Boubakeur en 2015, et à un nombre de musulmans égal au nombre de personnes non immigrées en 2056. Il est temps de refaire un nouveau modèle pour deux raisons. Il faut réactualiser le modèle mathématique pour tenir compte des nouvelles informations de l’INSEE sur la population de 2015 d’une part et d’autre part de l’afflux supplémentaire de migrants depuis fin 2015. Le graphique ci-contre permet de juger de l’impact qu’aurait un afflux supplémentaire de 50.000 migrants musulmans par an après 2015 étant entendu que le modèle est basé sur un solde migratoire de 100.000 jusqu’en 2015. Le modèle prend un afflux continu sur les années à venir étant donné que l’on ne voit pas ce qui pourrait l’arrêter dans le contexte de l’Europe actuelle et de la politique américaine du chaos qui pousse les migrants vers l’Europe. On note que, dans l’hypothèse sans afflux supplémentaire, la date d’équilibre entre la population musulmane et celle des non immigrés est passée de 2056 prévu initialement à 2040 et que l’apport supplémentaire avance celle-ci à 2038 soit deux ans avant. Cela peut paraître peu mais, à ce rythme, c’est 3,2 millions de musulmans en plus en 2035. 

Pour compléter la vue d’un avenir probable, le graphique ci-contre donne l’évolution des différentes populations jusqu’en 2035, ce qui ne représente qu’un écart d’une génération. On voit au passage que la France, au contraire de l’Allemagne n’avait pas de problème démographique par contre elle va avoir un énorme problème de chômage. Les 500.000 chômeurs mis en formation ne suffiront peut-être pas à compenser l’apport de la fécondité musulmane et du flux migratoire supplémentaire. Il est impératif que la France retrouve une compétitivité qui lui permette d’exporter plus mais surtout de réintégrer des fabrications qui sont parties à l’étranger. Acheter Français ne marche qu’à deux conditions, que le produit soit fait en France et qu’il soit moins cher que les produits étrangers en marché ouvert. La première condition est suffisante si le marché est fermé.

Cette étude n’a que le but de montrer l’impact de l’immigration et la nécessité de prendre en compte les effets à long terme si rien n’est fait. En effet tout s’accélère et les problèmes doivent être réglés avant la phase irrécupérable. On ne peut éviter de penser que, si ce n’est pas le cas, la menace de troubles sociaux et racistes devient probable. Ce n’est qu’une étude prospective destinée à faire réfléchir et je suis bien incapable pour l’instant de dire de combien sera l’apport réel du flux migratoire en cours. Ce qui est sûr c’est que l’on est déjà devant un problème majeur de notre pays et même de l’Europe. Mais elle montre aussi que si l’apport de l’immigration aggrave la situation, mais n’est pas prépondérant par rapport à la différence de fécondité entre deux civilisations qui cohabitent. De 2005 à 2015 la population musulmane a augmenté de 4 millions et le solde du flux migratoire tourne autour de 1.000.000 de migrants, musulmans ou non, pour cette période. Ou l’intégration, et mieux l’assimilation, est réussie ou l’affrontement sera inévitable. 

L’aveuglement de notre population est devenu tel 

Que nous ne voyons plus les dangers réels, 

L’arbre cache en permanence la forêt,

Sauf que tout cela est voulu ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon