jeudi 28 janvier 2016

En avant ! Bannissons les peurs et les reculs (4ème partie)


Le chômage atteint un nouveau record avec 15.800 demandeurs d’emploi de plus en décembre en catégorie A  soit 86.200 durant l’année 2015 pour un total de 3.590.600. C’est 31.900 toutes catégories de plus en décembre et un total de 6.510.300 DOM-TOM compris. Voilà encore une mauvaise nouvelle qui montre que notre pays doit absolument se reprendre en main. Il repose nettement la question des capacités de François Hollande nécessaires à la présidence d’un pays comme la France, dont on ne répètera jamais assez qu’elle n’a aucune raison d’être en train de perdre du terrain par rapport à la moyenne des pays européens. Pourtant la France des droits sociaux commence à faire pâle figure. La France est en violation de la charte sociale européenne, car elle n’a pas pu démontrer que le niveau de l’assistance sociale qu’elle offre aux démunis était suffisant, a conclu le Conseil de l’Europe dans un rapport publié le 27 janvier, en particulier pour les handicapés. 

La France est mal gouvernée et s’en tire plus mal que la moyenne des pays de l’UE. Seuls deux pays, dont le nôtre, ont vu leur chômage augmenter en 2015. La France est devenue un pays de fonctionnaires que les forces vives n’arrivent plus à supporter financièrement. La flexibilité du travail est entravée par l’augmentation du chômage qui tend à maintenir les rigidités du Code du Travail. Cela entraîne une moindre compétitivité des entreprises et renforce les réticences à l’évolution du Code. Ce cercle vicieux allié au handicap de compétitivité dû à la monnaie unique entraîne notre pays vers le bas. La législation actuelle qui sort du Parlement est approuvée par un collège de fonctionnaires qui empêche toute évolution de la fonction publique et veille jalousement à ses propres intérêts. 

C’est donc au sommet de l’Etat qu’il faut agir, car l’exemple vient d’en haut. Le regroupement des ministères est indispensable et la répartition des tâches doit être clairement établie non en fonction des individus qui vont en assurer la responsabilité mais en fonction des tâches à accomplir. Prenons l’exemple des Finances partagées entre le Ministre des Finances et des Comptes Publics et celui du Budget. Sur ce dernier on rajoute l’Industrie et le Numérique pour faire bonne mesure au jeune loup Macron. Un seul Ministère des Finances, couvrant Comptes Publics et Budget, correspond aux tâches de constat et de planification en liaison avec les autres ministères. De toute évidence les tâches concernant l’industrie, le commerce, et l’artisanat, relèvent d’une autre préoccupation. On voit que ces dernières tâches sont beaucoup plus prisées par un Ministre qui veut faire une brillante carrière, alors que le budget est le rôle du père fouettard. On ne peut manier en même temps la carotte et le bâton, sauf pour montrer que l’on ne peut échapper au maître. 

Les commissions ne doivent pas être crées pour perdurer dans le temps, en dehors de celles qui travaillent directement pour l’Assemblée Nationale  et le Sénat. Il en est de même de tous les groupes de travail et de toutes les organisations qui ne doivent pas être le réceptacle de députés, de ministres et de secrétaires d’Etat en perte d’emploi. Comme en Allemagne, on ne devrait pas être député sans démissionner de la fonction publique et surtout pas comme François Hollande continuer à percevoir les émoluments de son poste de haut-fonctionnaire en plus de ceux de la fonction présidentielle. Une fois le mandat de ministre,  de député ou de sénateur terminé, les fonctionnaires devraient réintégrer leur poste antérieur. Nul doute que la vision des hommes politiques seraient beaucoup plus saine et qu’ils ne songeraient pas à faire seulement carrière. 

Comment un Etat peut-il réformer son organisation quand les décideurs mettent tous le verrous pour continuer à bénéficier des avantages de la fonction ? La paralysie de la France vient de là, d’autant plus que l’Etat doit sa survie à son allégeance aux États-Unis, car il est dépouillé petit à petit de toutes ses tâches régaliennes, comme la monnaie, le budget, la justice, la défense, les frontières, etc. Tout ceci tombe progressivement sous la coupe de Bruxelles et de l’OTAN. Autant dire des États-Unis. Si l’État va mal, c’est qu’il pourrit de l’intérieur et perd la fierté qui en a fait un grand peuple du monde. 

Il est temps que le peuple balaie les potentats 

D’une cinquième République qui devient 

Une mauvaise troisième République 

Et redonne au pays en danger 

Un chef qui dresse un cap 

Et nous y associe ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon