jeudi 24 mars 2016

Un État antidémocratique et complice avec un Islam hypocrite



Les jeunes manifestent contre la loi Travail et les partis de la pensée unique veulent se mettre d’accord pour la faire passer alors que 70% des français sont contre. Le Conseil de l’Europe condamne la France à la quasi-unanimité par les représentants des 47 Etat membres sans la moindre modification lors de cette 30ème session du Congrès qui faisait suite à la première visite de contrôle effectuée sur l’état de la démocratie locale en France depuis la ratification de la Charte européenne de l’autonomie locale par Paris. Pourquoi ? Pour avoir fusionné plusieurs régions sans consultation ni concertation. Voilà l’état de notre démocratie que 47 pays nous jettent à la figure dans le droit fil du refus de la Constitution européenne, retoquée en Traité de Lisbonne et votée par le même parti unique UMPS que le LRPS. Le chômage n’est toujours pas en baisse avec 38.400 demandeurs d’emploi en catégorie A en février et une hausse de 1,1% depuis le premier janvier, comme la cote popularité du binôme à la tête de l’Etat qui devrait prendre en compte sa propre déchéance tant son incapacité à œuvrer pour le peuple est patente.

Mais il y a plus grave encore. Les attentats de Paris du 13 novembre 2015 et ceux de Bruxelles du 22 mars 2014 nous montrent combien le gouvernement actuel et le précédent ont géré l’immigration et la communauté musulmane avec un aveuglement punissable qu’il soit volontaire ou non. La création du Conseil Français du Culte Musulman par Sarkozy a été une mascarade, une façade de bonne conscience du monde musulman dont les différentes facettes religieuses ne sont pas prêtes à s’entendre. Son principal rôle est de se répandre en communiqués et interventions médiatiques contre l’amalgame et de réclamer dans le même temps des aides aux mosquées en faisant valoir la croissance de l’oumma en France. On notera que la fermeture des mosquées et l’interdiction des imams prêchant le radicalisme n’est pas allé bien loin et que les écoles musulmanes non déclarées n’ont pas été fermées ni contrôlées. A l’heure où Manuel Valls rend visite au CFCM pour une nième incantation sur le « vivre ensemble », il serait bon de s’intéresser au prêche rédigé par celui-ci et envoyé à toutes les mosquées de France afin d’être lu le vendredi 20 novembre 2015 dans celles-ci : 

"Nous avons tous suivi avec horreur et désolation la vague d’attentats meurtriers qui ont ébranlé notre pays, le vendredi 13 novembre dernier. En tant que citoyens français de confession musulmane, nous sommes tous concernés par ce drame. D'une part, parce qu'à l'instar de tous les citoyens français, nous sommes des cibles potentielles de ce genre de tueries aveugles. D'autre part, parce que ces actes criminels ont été perpétrés par des enfants de France qui se prévalent de l'islam et qui se considèrent comme des martyrs engagés dans une entreprise djihadiste. Il est évident que l’ensemble des musulmans de France dénoncent sans équivoque ces attentats tragiques et se démarquent de l'idéologie qui nourrit les auteurs de ces actes inqualifiables". 

On ne voit ici aucune compassion, ni solidarité envers les victimes mais une préoccupation pour la vie de ses propres fidèles. Continuons : 

"Il est légitime de se demander si - en tant que musulmans - nous devions, encore une fois, nous justifier devant nos compatriotes, comme si nous étions des 'présumés coupables'."
Ce sont là des propos de victimisation dénoncée comme insupportable alors que l’Islam est directement revendiqué comme moteur des représailles terroristes. Il n’y a là aucune gêne exprimée que des frères musulmans puissent se réclamer de la charia pour commettre des attentats qui sont eux vraiment insupportables pour les français. Mais continuons encore : 

"Mais devant les amalgames et les confusions qui risquent de nous faire subir une nouvelle vague de stigmatisations et d'actes islamophobes, nous ne devons jamais nous lasser de dire et redire haut et fort que l'islam authentique est à des années-lumière de l'idéologie de haine de ces criminels terroristes. Nous ne devons jamais nous lasser de réaffirmer notre rejet catégorique et sans ambiguïté de toute forme de violence ou de terrorisme, qui sont la négation même des valeurs de Paix et de Fraternité que porte l'Islam". 

Nous sommes toujours dans la tendance fondamentale et instinctive à la victimisation dans la culture musulmane. L’islam étant à l’évidence depuis des décennies la seule religion qui suscite des actes aussi odieux, il est bien difficile de s’en tenir à des déclarations de bonne foi, sans autre argumentaire, alors que les faits ne cessent de contredire les valeurs de Paix et de Fraternité. 

"Ces groupuscules terroristes qui ont semé la terreur dans le monde ne sont que l'incarnation actuelle d'une idéologie ancestrale d'un groupe de dissidents qui ont combattu les compagnons du Prophète. Il s'agit des "khawarij" des temps modernes". 

Les Kharidjites sont entrés en dissidence au VIème siècle mais nous savons tous que ce sont les salafistes et les sunnites qui se réclament du djihadisme. Le plus étonnant est que l’État Islamique fait lui-même référence nommément aux Khawarij et écrit en effet un mois avant les attentats de novembre 2015 : "L’irjâ est une réaction à l’égarement des Khawârij. Les Mourji’a ont essayé de s’éloigner des Khawarij sans adopter la Sunna ; en faisant cela, ils ont inventé leur propre secte. (…) Les Mourji’a ripostèrent à l’innovation des Khawarij (…) par leur propre innovation. Ils prétendirent que l’abandon de toutes les obligations et la réalisation de tous les péchés n’affectent pas la foi même si quelqu’un abandonne totalement les piliers de l’islam". 

C’est pour le moins une volonté de charger un groupe sensé représenter le combat aussi bien contre les chiites que les sunnites, tous deux engagés dans un conflit religieux, donc une argumentation facile puisque ce groupe n’est pas représenté au CFCM mais ce groupe est aussi rejeté par l’EI. Ceci nous montre combien on est devant des représentants musulmans dont on ne peut rien espérer dans sa lutte contre le radicalisme, hors des déclarations de condamnation qui n’engagent à rien sauf à mettre en garde contre l’amalgame. C’est pourtant dans les actes que les français peuvent sentir que les musulmans s’intègrent dans la laïcité et d’une façon plus générale dans les lois de la République sans demander des accommodements religieux. Il ne faut pas s’étonner que le sentiment de racisme progresse, tant il y a un sentiment de voir un énorme décalage entre l’Islam de Paix et celui de la Guerre, qui sont bien les deux facettes sur lesquelles joue l’Islam. C’est inévitable même si nous pouvons nous lier avec des musulmans qui ont adopté notre pays et nos lois, mais respectent-ils leur religion dans ses principes fondamentaux ? Alors il serait temps que le CFCM soit clair et réaffirme la primauté de la laïcité et la République sur les hadiths, le Coran et la voix du prophète. 

Le « vivre ensemble » doit réunir dans une guerre religieuse 

Où la religion musulmane ne joue pas un double jeu

Celui d’un Islam compatible par affirmation 

Mais où rien n’est fait pour montrer

Qu’il nous aide à combattre 

Ceux qui nous menacent

An nom d’Allah ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon