mardi 15 mars 2016

La désinformation, le pire ennemi du peuple (2ème partie)



 J’ai ouvert un chapitre sur la désinformation en prenant l’exemple du réchauffement climatique parce que ce sujet est censé concerner tout le monde et que nul n’est censé s’en désintéresser. C’est, avec les épidémies, l’un des deux grands sujets qui permettent de faire croire que plus rien ne peut être résolu sans un pouvoir central mondial et ses différentes composantes plus ou moins reliées à l’ONU, simple façade des puissances mondiales de l’argent. Je suis de plus en plus persuadé que l’on assiste là au plus gros mensonge du siècle et à l’utilisation d’une pseudoscience à des fins peu avouables. Certains d’entre vous ne peuvent pas imaginer que, d’une part des scientifiques puissent donner des informations fausses, non vérifiées et des prévisions infondées et que d’autre part les politiques s’en emparent les yeux fermés. C’est pourtant le cas mais si l’on en arrive là, c’est par un jeu complexe où se mêlent des scientifiques libres et compétents, avec des scientifiques compétents mais subordonnés, avec des politiques eux-mêmes aux ordres, à qui les vérités sont assénées avec injonction d’en mettre en œuvre les conséquences pour ceux qui en tirent profit.
Je vais laisser Richard Lindzen vous en parler, car ce n’est pas n’importe qui, c’est un fin connaisseur du petit monde de la science climatique. Il a, très tôt, été considéré comme l'un des plus brillants chercheurs de sa génération. Il a notamment été l'un des plus jeunes élus (à 37 ans) à l'académie des Sciences US (NAS) de la période moderne (le record est de 29 ans au XIXe) et nommé titulaire de la prestigieuse chaire Alfred P. Sloan au MIT à 43 ans. Voici des extraits de sa conférence tenue le 20 Août 2015 lors de la 48e Session des Séminaires Internationaux d'Erice. 

Le réchauffement climatique et la non-pertinence de la Science.
"Dans de nombreux domaines, les gouvernements ont le monopole du support de la recherche scientifique. Idéalement, ils supportent la science parce qu'ils pensent que la recherche objective est précieuse. Malheureusement, ainsi que cela avait été prédit par Eisenhower lors de son discours d'adieu, le 17 Janvier 1961 (qui avertissait aussi au sujet des dangers du complexe militaro-industriel) , "En partie, du fait des énormes dépenses impliquées, un contrat avec le gouvernement devient virtuellement un substitut à la curiosité intellectuelle". Dans ces circonstances, lorsqu'un gouvernement désire un résultat particulier en matière de sciences, l'arrangement souhaitable devient vulnérable. Cependant, ainsi que j'espère vous le démontrer, cela ne résulte pas seulement dans la création d'un biais". [...] »
A titre d’exemple de cette science sur commande, Richard Lindzen cite six constats scientifiques qui ne collent pas avec les théories et les modèles mathématiques élaborés. Je vous en présente deux, les plus compréhensibles pour nous avec en gras les constats de divergence et en italique les réponses apportées qui sont loin d’avoir convaincu l’ensemble du monde scientifique.

« Le réchauffement significatif s'est terminé il y a environ 18 ans, montrant ainsi que le CO2 n'est pas un facteur déterminant pour le climat. Tommy Karl ajuste et réarrange les données pour éliminer la pause. »

« Les bases de la dynamique de l'atmosphère impliquent une réduction des événements extrêmes et de la tempétuosité dans un monde plus chaud.  John Holdren invente une théorie ridicule de courants troposphériques polaires pour affirmer que ces courants imaginaires seraient déstabilisés par le réchauffement ce qui conduirait à une tempétuosité de plus en plus extrême. »

Le graphique ci-contre montre l’évolution du nombre de catastrophes naturelles, toutes catégories confondues pulbié en janvier 2015 par l’"AON - 2014 Annual Global Climate and Catastrophe Report". Vous n’êtes sans doute pas plus qualifié que moi pour dire qui a raison mais le moins que l’on puisse dire c’est que le consensus sur des points aussi fondamentaux et alarmistes n’est pas atteint. Mais Richard Lindzen nous livre son opinion sur les raisons des dysfonctionnements qui amènent à l’affirmation du réchauffement et aux actions politiques actuelles. Il faut savoir que tout part du rapport du Giec, dans lequel seul le premier groupe est formé de scientifiques qui compilent les différentes parutions des études climatologiques. Il dit : 

« Alors, où en sommes-nous avec cette affaire de réchauffement climatique ? De manière rétrospective, nous sommes confrontés à trois discours différents. Je qualifierai le premier discours de celui du Groupe de Travail N°1 (WG1) du GIEC. Son discours, bien que supportant grandement la proposition que l'augmentation des gaz à effet de serre constitue un sérieux objet de préoccupation, est néanmoins relativement ouvert pour ce qui concerne les incertitudes et même au sujet des contradictions associées à cette position. Ses déclarations en public tendent à être vagues et laissent une large place à la contestation tout en évitant soigneusement les hyperboles catastrophistes mais en s'abstenant d'un rejet franc de telles exagérations. Ce premier discours est, en grande partie, le discours de nombre des principaux supporters de l'agenda du réchauffement climatique.

Le second discours est celui de ceux qui sont qualifiés de "sceptiques". Dans une mesure qui n'est pas généralement reconnue, il y a un recouvrement considérable avec le premier discours. Ainsi, bien que les sceptiques puissent admettre que les glaciers alpins se sont réduits depuis de début du XIXe siècle, il sont aussi avertis du fait que les glaciers alpins étaient généralement absents durant la période chaude de l'Optimum Médiéval et que leur retrait plus récent a précédé de plus d'un siècle la période où les gaz à effet de serre anthropiques sont devenus modérément significatifs. En outre, de manière générale, les sceptiques remarquent le fait que les modèles tournent "trop chaud", c'est à dire que leurs projections pour la période qui va de 1979 au présent, pour la plus grande part, excèdent largement le réchauffement observé, ce qui va dans le sens d'une faible sensibilité climatique [NdT : au CO2]. En général, ils pensent qu'il faut tester la physique qui sous-tend les rétroactions positives des modèles sensibles plutôt que de faire la moyenne des modèles.

Les sceptiques sont aussi beaucoup plus ouverts aux nombreuses causes connues qui provoquent un changement climatique (en incluant les circulations océaniques de longue période, la variabilité solaire et les différents impacts des glaces) et ils ne considèrent pas que le CO2 est l'interrupteur "déterminant" du climat. Cependant, la principale différence entre ces deux premiers groupes est que le second groupe s'oppose ouvertement au catastrophisme ce que le premier ne fait pas.

Le troisième discours est celui des promoteurs politiques de l'alarme climatique. Il inclut les ONG environnementales et la plupart des mass média. Les promoteurs de ce discours incluent également de nombreux contributeurs au Groupe de Travail N°2 (les impacts) et N°3 (les remèdes). De manière générale, le premier [NdT : Le groupe N°2] de ces deux derniers insiste sur les conséquences alléguées par les pires scénarios présentés par le Groupe N°1. C'est ce discours par lequel la science est grandement pervertie. Peu de scientifiques accepteront l'idée que la planète court un risque bien que ce soit la tendance en vogue pour les catastrophistes. C'est aussi ce discours qui ne cesse d'affirmer qu'il est virtuellement unanimement admis. De telles affirmations reposent, en général, sur des études bidons qui, de manière malhonnête, font l'amalgame des points sur lesquels le Groupe de Travail N°1 et les sceptiques sont d'accord avec le troisième discours catastrophiste.

Quiconque jette un coup d'œil sur n'importe quelle déclaration au sujet du réchauffement climatique identifiera immédiatement de quel discours il s'agit. Malheureusement, pour la plupart des gens, le troisième discours est le seul qu'ils verront. L'accent massif placé sur le troisième discours a de sérieuses implications pour ce qui est des politiques qui sont proposées pour traiter la question du réchauffement climatique telles que les restrictions d'accès à l'électricité pour 1,3 milliards d'êtres humains qui en sont actuellement dépourvus ainsi qu'une pauvreté accrue pour des millions d'autres avec des implications évidentes pour la santé et la longévité etc. sans oublier l'abandon des bénéfices bien établis pour l'agriculture d'un taux de CO2 en augmentation. Le CO2 est un composé chimique essentiel à la vie comme nous le savons plutôt qu'un polluant (la marine américaine considère que des taux de CO2 de 5000 ppmv sont sans danger à bord de ses sous-marins ; le niveau ambiant est actuellement de 400 ppmv).

Il est clair que la question du climat constitue une urgence. Cependant, ainsi que c'est souvent le cas, l'urgence ne provient pas de la science et de la technologie mais plutôt de la politique. […] Si nous ne faisons rien pour arrêter cette folie, la science sera, à juste titre, considérée comme un nouveau racket. Ceci pourrait alors être un dommage collatéral que nous ne pouvons nous permettre. »

Le pire pour le peuple est le mensonge d’Etat, 

Or Hollande a menti sur le consensus.

Il n’existe pas et la science 

Sert d’alibi avant même

Quelle soit sûre d’elle !
  
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon