mardi 29 mars 2016

Bruxelles, prochaine capitale islamique ?



Bruxelles, capitale européenne, tirait orgueil d’être une ville ouverte pour l'immigration. Elle passait pour le symbole d’une ville jeune, moderne et ouverte à tous les flux culturels et migratoires, une ville-monde, peuplée de foules étrangères et non-européennes. C’était le symbole de la diversité et du multiculturalisme. Tous les technocrates de l'Union européenne, qui vivent dans des quartiers sécurisés et bien à l'écart de Molenbeek, prônaient ce symbole comme une richesse. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Des dizaines de morts et des centaines de blessés, des pleurs et des bougies comme à Paris en novembre. En plein centre de l’espace oligarchique européen, les terroristes ont frappé sur et dans un Bruxelles où les musulmans sont désormais aussi nombreux (ou presque) qu’à Mossoul. Alors les rodomontades, le flot des belles paroles politiciennes inondent des peuples autochtones stressés et des immigrés qui le sont tout autant. Le vieux réflexe des politiciens incapables de prévenir le danger à temps, c’est la guerre, toujours la guerre à l’intérieur et à l’extérieur, toujours plus de haine, toujours plus de morts, toujours plus de lois liberticides.

La capitale belge, par son laxisme vis-à-vis de l'islamisation a importé au cœur de l'Europe les soldats de l'Etat islamique. Mais c’est toute la politique de l'Union européenne qui est en cause. L’UE, enfanté par les USA, reniant dans ses statuts toute velléité de puissance, s’est rangée derrière l’OTAN, a aligné sa politique sur la politique étasunienne et s’est contentée d'un influent soft power pro-démocratie et pro-droits de l'homme, qui sert de justification morale aux plans américains. En effet, en Syrie, le soft power de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) qui revendique la volonté d'exporter absolument partout la démocratie libérale, vue comme modèle indépassable pour le monde entier, a empêché toute pacification du pays au début de la crise il y a cinq ans, en rejetant toute négociation avec le Président Bachar El-Assad, accusé de tirer sur son peuple (l'hypocrisie de ce soft power démocratique de l'Union européenne est dans la différence de traitement dont a profité le Président ukrainien Porochenko, qui a bombardé pourtant allégrement les populations de l'Est de l'Ukraine...). 

Ce faisant, elle a contribué à l'émergence et au renforcement de l'Etat islamique, au Moyen-Orient puis en Europe. Pire, nos ingérences au Moyen-Orient ont poussé de pauvres gens à fuir leur pays vers l’accueil européen qu’ils voyaient dans le Royaume-Uni et les bras ouverts d’Angela Merkel qui manque de main-d’œuvre pour son industrie lourde. Ce flux migratoire, créé par nos soins, fourmille de terroristes prêts à en découdre et qui trouvent l’accueil communautariste qu’offrent tous les ghettos. Dans ceux-ci la radicalisation croit avec l’arrivée de ces soldats d’Allah, les discours des imams et la plaie du chômage qui les atteint plus que d’autres. Tout cela les pousse dans les bras d’une reconnaissance de leur existence que leur offre la religion dans la guerre. La France, comme la Belgique et le Royaume-Uni, peut se frapper la coulpe car elle a pratiqué la politique des yeux fermés que dénonce Malika Sorel. Il y a plus de dix ans Philippe De Villiers a dénoncé les 50 mosquées de Roissy et l’islamisation de la France. Bien peu de politiques l’ont soutenu et beaucoup de ceux qui déclarent aujourd’hui la guerre intérieure et extérieure l’ont vilipendé pour un racisme inconvenant.

A cette époque la solution était dans une réelle politique d’assimilation, mobilisatrice de tous les ministères, ne lâchant rien sur la laïcité, sur l’histoire de notre pays et formant des jeunes aux valeurs de la République. La nationalité française ne doit être ouverte qu’à ceux qui en acceptent ses lois d’abord mais aussi ses valeurs et sa civilisation gréco-latine et judéo-chrétienne. C’est à l’Islam d’accepter la France, ce n’est pas à la France d’accepter l’Islam de France, ce qui ne veut d’ailleurs rien dire dans l’oumma. L’Islam n’est pas compatible avec la laïcité et la République car c’est en violer ses fondements à vouloir que nos lois s’imposent aux préceptes du Prophète. Implicitement cela veut dire que l’assimilation d’un musulman se traduit par un rejet de ces préceptes. Or comme on ne peut quitter cette religion, on voit que la porte est étroite et l’assimilation difficile. Aider à la propagation de l’Islam en France ne peut mener que dans l’impasse, la guerre civile ou la submersion.
Nous avons fait tout le contraire. Nous n’avons pas tissé des relations avec les pays africains pour les aider à garder leurs populations, en plus à forte population musulmane. Nous avons ouvert largement nos frontières à l’immigration et gardé les élites de ces pays. Pire nous avons déclaré la guerre en Libye à un dictateur qui s’opposait aux Frères musulmans et servait de barrière à l’immigration de l’Afrique. Nous continuons avec l’Irak et la Syrie où Hollande a incité Obama à la guerre totale au Moyen-Orient et souhaité la mort de Bachar Al-Assad, qui était sans aucun doute le pays qui progressait le plus vite vers la démocratie au Moyen-Orient quand la Turquie s’en éloignait. Le résultat est là à Paris, à Bruxelles et la situation anglaise n’est pas reluisante. 

Selon mes informations, en Grande-Bretagne, par exemple, le groupe musulman « Muslims against the Crusades » a lancé une campagne pour transformer douze villes anglaises, incluant ce qu’ils appellent « Londonistan », en états islamiques indépendants. Ces soi-disant émirats islamiques fonctionneraient comme des enclaves autonomes, soumises à la charia et opérant complètement en dehors du droit britannique. Cet « Islamic Emirates Project » cite les villes de Birmingham, Bradford, Derby, Dewsbury, Leeds, Leicester, Liverpool, Luton, Manchester, Sheffield, ainsi que Waltham Forest au nord-est de Londres, et Tower Hamlets à l’est, en tant que territoires appelés à être entièrement soumis à la charia. A Tower Hamlets (aussi nommé République islamique de Tower Hamlets) des prédicateurs musulmans dénommés Tower Hamlets Talibans profèrent régulièrement des menaces de mort contre les femmes ne portant pas le voile. Les rues avoisinantes ont été placardées d’affiches avertissant : « Vous entrez dans une zone contrôlée par la charia : la loi islamique s’applique ici ». Toutes les publicités jugées offensantes pour les musulmans sont systématiquement vandalisées ou recouvertes de spray noir.

En France, de larges secteurs de quartiers musulmans sont considérés comme « zones de non-droit » par la police française. Récemment on a décompté 751 « zones urbaines sensibles, les «ZUS» comme on les appelle par euphémisme. Une liste complète de ces «ZUS et coutumes» se trouve sur un site officiel du gouvernement français, avec cartes satellites et démarcations précises des rues. On estime entre six à huit millions les musulmans vivant dans ces ZUS, des zones entières dont la République a perdu le contrôle. C’est tout cela que Molenbeek met devant nos yeux sans même nous donner le droit de détourner le regard. 

Au point où nous en sommes, ce n’est pas la guerre qui résoudra le problème, il l’amplifiera. Il faut que la France cesse de suivre les Etats-Unis dans leur guerre de chaos au Moyen-Orient et commençant en Afrique. Il faut reprendre nos relations avec Bachar Al-Assad et Poutine et inviter tous les belligérants à la table des négociations de paix. Seule la diplomatie peut désamorcer la spirale infernale dans laquelle les Etats-Unis nous laissent nous embourber. Il faut désamorcer le djihadisme et le terrorisme, pour se mobiliser sur la limitation de croissance d’une population française qui doit concentrer tous nos efforts d’assimilation, passage obligé du « vivre ensemble ». On ne peut être français si on n’accepte pas la France et sa civilisation. La France est accueillante seulement pour ceux qui l’aiment, elle ne peut être dénaturée au nom du multiculturalisme et d’une immigration sauvage, immigration à laquelle elle ne peut offrir que de l’aide humanitaire mais pas du travail. Michel Rocard disait : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde », mais elle peut aider pour qu’ailleurs elle diminue. 

Les morts innocents paient pour notre aveuglement guerrier. 

L’immigration de peuplement qui conduit aux ghettos

N’est que le résultat d’une politique économique 

Et d’une idéologie aveugle et dévastatrice

Derrière un Empire hégémonique. 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon