mercredi 2 décembre 2015

Les deux doxas qui tuent les pauvres et les libertés ! (3ème partie et fin)



En attendant les résultats de la COP21 où notre Président se vante de pouvoir inverser la courbe du réchauffement climatique, se met en scène et cherche les 100 milliards à distribuer aux lobbies par pays pauvres interposés, l’état économique de notre pays n’inverse pas la courbe du chômage. Nous avons de plus troqué l’austérité pour la sécurité qui ne nous est d’ailleurs pas assurée. Ne croyez pas pour autant que les impôts vont baisser et les retraites augmenter, non il s’agit juste d’ouvrir un peu plus la rubrique dépenses et d’augmenter la dette. On ne va donc pas tenir nos engagements sur le déficit public vis-à-vis de Bruxelles et en même temps on va prévenir la Commission européenne des Droits de l’Homme que nous ne respecterons pas la charte, sécurité oblige. Vraiment ? Tout ceci augure de deux choses : plus de pauvres et moins de libertés.

La mascarade de la COP21, où les pays les plus pollueurs (50% du CO2 est émis par les 10% des pays les plus riches) feront mine de se parer de vertus… dans un futur lointain non contraignant mais hautement souhaitable, permettra donc de sauver l’humanité que l’on s’acharne à diminuer par les guerres déclenchées et attisées un peu partout. C’est sans doute pour faire un acte écologiste puisqu’on s’inquiète de l’augmentation insupportable de la population mondiale. La lutte contre la pauvreté passe donc aussi par la guerre. Mais l’Europe se veut terre d’accueil de centaines de milliers d’émigrés pour compenser les aides données aux groupes djihadistes qui font fuir les populations. Dans un geste humanitaire elle se prépare à obliger la Turquie à garder ses migrants, enfin plutôt à mettre un frein à ses turbopropulseurs vers l’UE, … moyennant 3 milliards d’euro, des arrivées sans visa de Turcs en Europe et une réactivation des pourparlers d’entrée dans l’UE. Bien joué Erdogan ! Voilà qui va améliorer l’économie européenne. Les immigrés sans travail vont permettre de baisser encore les salaires dans nombre de grosses entreprises . Comme en France les immigrés grossiront préférentiellement le nombre de demandeurs d’emploi, cela se traduira par des coûts supplémentaires sur les aides de toute nature, aides que nous paierons soit dans nos impôts et taxes, soit que nous refilerons à nos enfants et petits-enfants dans la dette. 

Croyez-vous que les peuples européens soient favorables à l’entrée de la Turquie dans l’UE ? La réponse à cette question dans un référendum aurait une réponse au moins aussi négative que pour la Constitution européenne… Seulement n’ayez crainte, il n’y aura plus jamais de référendum européen et probablement plus de référendum français d’ailleurs. La démocratie n’est plus qu’un hochet pour enfants. On s’apprête à bricoler la Constitution avec l’accord du Congrès en la vendant au peuple par une nouvelle dose de propos anxiogènes sur la sécurité, enfumage qui marche à tous les coups après les attentats. Il n’y a qu’à voir la cote du Président qui culmine à 50% alors qu’il n’a pu déjouer les deux vagues d’attentats, dont les vrais commanditaires ne sont sans doute pas ceux dont l’on cherche à nous persuader et qui courent toujours, que nos interventions contre Daesh n’ont fait jusqu’à présent que lui permettre d’étendre son territoire alors que nous avons armé l’Armée syrienne libre, et Al-Nosra, permettant ainsi aux armes de transiter jusqu’à l’EI, non pardon l’ISIS, le même sigle que pour les services secrets israéliens. Bravo Hollande ! Vous êtes, Monsieur le Président, le roi de l’enfumage… Car avec votre posture de chef de guerre, puis de facteur diplomate itinérant, bredouille mais actif, et enfin de sauveur de l’humanité, vous nous avez fait oublier que le chômage augmente et même que les régionales, que vous allez perdre, avaient encore de l’importance démocratique.

Avec la perte de liberté de notre monnaie et des dirigeants, dont le savoir économique se résume à celui d’essayer de renvoyer chaque année à un an plus tard le respect de nos engagements budgétaires, notre pays s’enfonce un peu plus de jour en jour. Le pays continue à s’endetter et sa croissance passe en-dessous de la moyenne européenne. Les perspectives de croissance mondiale d’avril 2015, présentées ici, sont revues à la baisse et en France, le crédit ne redémarre pas sauf pour l’automobile au-delà de négociations de réajustement du taux d’emprunt et de la durée pour les contrats signés. Mais on voit le MEDEF, qui engrange les allègements de charges sans remplir ses promesses d’embauche, se livrer publiquement à une dénonciation de toute atteinte à l’euro ou à l’UE. Ce sont évidemment les grosses entreprises qui sont les seules à bénéficier de l’euro et de la mondialisation lorsqu’elles peuvent se permettre de fabriquer avec de la main-d’œuvre étrangère. La consommation intérieure faiblit ou stagne et l’impact de la baisse du pétrole joue relativement peu sur l’économie grâce à l’électricité nucléaire. Nous bénéficions pourtant plus que tous les pays, sauf l’Allemagne, d’un faible taux d’emprunt de 0,712% à 10 ans aujourd’hui et de -0,24% à 2 ans ! La Grèce emprunte à 7,661% et se dirige tout droit de nouveau vers la faillite. Les USA empruntent à 2,248% à 10 ans. 

Malgré les facteurs spécifiquement favorables à la France, le solde de notre commerce extérieur ne s’améliore pas malgré un euro à 1,06 pour 1 dollar. La zone euro bloque toute réadaptation de notre économie comme l’ont fait avec bonheur la Suède, le Royaume-Uni et plus récemment l’Islande, la Chine qui vient pourtant d'entrer le renminbi dans les monnaies de réserve du FMI, et la Suisse. L’écart se creuse entre l’économie allemande et la française car nous ne sommes pas compétitifs avec la même monnaie.  Nous continuons ainsi à augmenter la pauvreté et le chômage. L’UE nous contraint à une politique migratoire qui ne correspond pas aux besoins français et l’OTAN nous embarque dans une aventure guerrière que nous ne maîtrisons plus en Afrique et que nous n’avons pas su résoudre au Moyen-Orient. Nous voilà obligés de rétablir un contrôle aux frontières alors qu’on avait fait rêver la jeunesse de Maastricht d’une Europe qui lui ouvrait ses portes. Bien qu’il y ait fort à parier que les français reprendront leurs esprits reconnaissants à leur Président dès dimanche, où l’abstention se prépare à un nouveau record, il devient évident que la France a besoin d’admirer tant elle est frustrée par les dirigeants actuels et les postulants rancis. Mais les deux doxas pèsent toujours dans les esprits car on ne se défait pas de plus d’une dizaine d’années de matraquage intensif des esprits. Il est temps de percer le mur du mensonge et de changer la donne.

 Les deux doxas et leurs corolaires nous enserrent 

Dans une pensée mondialiste et européenne

Qui ne sert plus que les intérêts 

Des multinationales…

Apatrides ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon