vendredi 4 décembre 2015

Droite contre Gauche ou Souverainisme contre Mondialisme ?



La COP21 bat son plein, enfin son plein d’argent, car c’est bien là l’intérêt de tous les lobbies sponsors tournant autour des délégués de tous les pays comme ils le font autour des députés et commissaires à Bruxelles. Le « sauver l’humanité » se traduit en langage lobby par « grossir mon portefeuille de commandes ». Ne vous étonnez pas de voir votre facture d’électricité progresser beaucoup plus que l’inflation et de devoir débourser, pour les 17 millions de contribuables, plusieurs centaines d’euros par an jusqu’en 2020 et plus encore après. François Hollande aura fait son second exercice de communication après la cérémonie aux Invalides sur son trône, en étant l’hôte qui sauve la planète d’une main et bombarde de l’autre des innocents. D’ailleurs on veut sauver la planète, mais croyez-moi la planète s’en fout ! Elle se gère toute seule. Les glaciers fondent en France et progressent au Chili, c’est son affaire et comme toujours l’homme doit s’en accommoder. Depuis 10 ans le Sahel reverdit et en 2014, l’année la plus chaude depuis 1998, toutes les récoltes ont été plus abondantes. L’avis rendu, le 3 novembre 2015 par l’Académie française des Sciences confirme « qu’il reste de nombreuses questions en suspens nécessitant un  programme de recherche soutenu », « qu’il faut réduire les incertitudes des simulations numériques du climat et résoudre le difficile problème du stockage de l’énergie », en même temps que « poursuivre l’utilisation et le développement de l’énergie nucléaire ». Pour le consensus, on devra attendre. 

Mais si ce débat stérile et mystificateur est bien loin de la pensée scientifique, il pose en réalité un problème politique qui rend caduques les anciens débats droite-gauche. D’abord l’écologie est à tout le monde, même si l’écologisme est une idéologie soutenue par la gauche. Mais l’écologie est la rencontre de deux formes de pensée, idéologique et humanitaire d’une part, et libérale mondialiste d’autre part. La COP21 est l’illustration de cette collusion. Chacun s’appuie, pour justifier sa cause, sur des constats faits par des scientifiques dont on ne tire que des affirmations ignorant tous les attendus et toutes les précautions accolées émises par les vrais scientifiques. De même que dans le domaine de la santé mondiale, l’écologie vise essentiellement à montrer que les problèmes communs planétaires ne sont plus des problèmes dont chaque pays peut discuter et sur lesquels il peut émettre des avis spécifiques. Les nations ne peuvent être que des relais, que l’on cherchera à éliminer s’ils se montrent réticents, d’une doxa mondiale. La Cabale, qui prône le Nouvel Ordre Mondial, sait que sur la santé et sur l’environnement hostile de la nature, on peut jouer sur la peur des peuples. Ce sont les deux principaux créneaux de l’asservissement mondial. 

Les français constatent qu’entre le précédent quinquennat et l’actuel, c’est blanc-bonnet et bonnet blanc. Les deux sont européistes, mondialistes, immigrationnistes et multiculturalistes. La gauche et la droite cherchent dorénavant à montrer leurs différences, ce qui est révélateur. Même le libéralisme ne les distinguent plus. On n’attaque plus le capital, on le favorise. On ne défend pas ou plus l’ouvrier, on l’ignore dans son burn out, comme le petit paysan qui se suicide. On s’intéresse aux grands trusts apolitiques et à l’industrie de l’armement, qui rapporte et permet de mener les guerres tous azimuts. Par contre on trouve à la gauche de la gauche et à la droite de la droite, une vision bien différente où la préoccupation du bien-être des classes pauvres et moyennes et le constat historique sert de guide aux réflexions. Certains voient la menace que fait peser l’UE et la Cabale, comme Jean-Luc Mélenchon, mais rechignent à abandonner leur rêve d’une Europe sociale tournée vers l’homme et non vers la consommation et les profits financiers. D’autres, comme Jean-Pierre Chevènement, font un constat historique de l’échec des politiques menées depuis trente ans et particulièrement par l’UE et la zone euro. Il est un souverainiste de gauche lucide.

Si cette gauche n’est pas toujours consciente qu’il n’y a qu’une alternative. Le premier choix est d’accepter la vassalisation aux Etats-Unis d’une part, OTAN compris, et les diktats allemands, le tout sous la férule d’un complexe financier et militaro-industriel basé à Wall Street, à la Fed, au FMI, à la Banque mondiale et à la City de Londres. Ce n’est qu’en décidant de ne pas voir, que l’on peut éviter de constater que les catastrophes monétaires, financières, économiques, militaires, sécuritaires sont de plus en plus au-dessus de nos têtes. Ceux qui y croient encore sont ceux qui acceptent la culpabilisation permanente de notre pays et qui s’étonnent de voir des jeunes aller chercher des buts de leur vie à l’extérieur de notre pays pour y travailler ou y combattre. Le second choix c’est le souverainisme dans ce qu’il a de noble, de responsabilisant, d’ouverture vers la fierté d’être français. C’est s’affranchir de toutes les tutelles, celles du capital, celles de la Cabale, celles de technocrates anti-démocratiques par utilité d’existence, celles des changements sociétaux imposés sans référendum, celles qui brident les libertés individuelles, celles qui veulent abolir les différences entre les nations et les cultures, celles qui veulent forger un homme nouveau serviable, déshumanisé en simple consommateur drogué, celui que l’on contient dans les « jeux du cirque ». 

Les débats Gauche-Droite n’ont plus de sens. Le vrai débat est ailleurs. Il est entre souverainisme et mondialisme. Mais la résistance des tenants du mondialisme est grande, elle est de plus soutenue fortement de l’extérieur par le Nouvel Ordre Mondial et l’UE qui en fait partie. Il peut devenir sanglant car nous rentrons dans une période de restriction des libertés qui va juguler toute possibilité d’expression d’une opposition à base souverainiste. Il me vient d’ailleurs une crainte. Les régionales vont mettre en évidence le retrait des deux anciens grands partis qui ont voté d’ailleurs sans coup férir la restriction de nos libertés et il est probable que la modification de la Constitution soit vendue au peuple comme un pas salutaire dans la sécurité et puisse passer au Congrès. Hollande est conscient de la difficulté à gagner les présidentielles, sauf s’il fait passer l’idée de recul de la date de la présidentielle compte-tenu de notre entrée en guerre, sans déclaration officielle d’ailleurs. Il pourrait alors continuer à gouverner dans un Comité de Salut Public où l’on retrouverait les deux compères à la grande satisfaction de l’UE et de la Cabale. D’ici que celles-ci aide le Président à créer les conditions favorables de peur, il n’y aurait qu’un pas dont je me demande s’il n’a pas déjà été franchi. Mais une chose est sûre, le souverainisme est en marche et ne s’arrêtera plus. 

C’est la grande réflexion à laquelle nous sommes conviés 

Que cela apparaisse clairement ou non aux électeurs

Il faut le dire car seul le peuple peut encore 

Echapper à l’avenir déjà tracé…

Contre lui ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon