lundi 7 décembre 2015

Le changement c’est maintenant !



Hollande, encore président normal, surfait sur « le changement c’est maintenant ». Malheureusement le seul changement constaté a jeté un million de personnes dans la rue en créant un problème qui n’avait aucune urgence sur les lois sociétales. Le pays était pourtant sur une pente d’augmentation du chômage, d’endettement et de solde négatif de notre commerce extérieur. La désindustrialisation était en cours. Ces urgences n’ont pas été prises en compte sauf le chômage par les emplois aidés, solution qui n’a de valeur que transitoire. Les hausses d’impôts n’ont fait que plomber un peu plus l’économie du pays. La relance tardive vers l’économie n’a favorisé que les grosses sociétés, voire les trusts, qui délocalisent leurs industries et surfent sur les produits financiers autant que sur les productions. Les accommodements avec la délinquance et la laïcité et la poursuite du droit d’ingérence en portant la guerre en pays musulman ont fini par ajouter à la précarité, d’une part de plus en plus importante de la population, une insécurité face à la délinquance et au terrorisme.

Chômage, insécurité, délinquance, immigration, forment l’essentiel d’un vote massif de désaveu du Président Hollande, mais son prédécesseur n’échappe pas à l’ire populaire. Le slogan « bonnet-blanc et blanc bonnet » a été perçu comme une réalité de gouvernements inféodés à Bruxelles et aux lobbies, donc à l’Allemagne et aux États-Unis. La clientèle des deux partis se réduit à ceux qui bénéficient encore du système, financiers, patrons et cadres supérieurs, professions libérales pour celles encore favorisées, cadres de la Haute administration et la meute de planqués qu’elle abrite, cadres fonctionnaires à vie. Le peuple des ouvriers et techniciens, des petits fonctionnaires, des artisans, des commerçants, des patrons de petites entreprises, la petite paysannerie, etc. tout ce monde laborieux, qui ne vit que du fruit de son travail, voit s’éloigner l’âge de la retraite, se bloquer les salaires, augmenter le chômage, la délinquance, l’insécurité au sens large, et diminuer les libertés individuelles et collectives ainsi que le soutien de la justice aux victimes de la délinquance. 

Si le problème de l’immigration a perdu de son acuité au profit de la lutte contre le terrorisme, il va revenir en boomerang. La France doit résoudre le problème de Calais mais le flux migratoire n’a pas beaucoup augmenté, grâce à… la non-attractivité de la France pour l’emploi. Mais l’Allemagne est envahie à un rythme insoutenable et le flot devra se diriger ailleurs. De janvier à fin novembre, l'Allemagne a comptabilisé l'arrivée de 964.574 migrants (206.101 pour le seul mois de novembre, nouveau record) et devrait dépasser le million de demandeurs d'asile d'ici à la fin de l'année. C’est 3 millions que l’ONU annonce si la guerre en Syrie ne s’arrête pas. L’avancée de l’armée syrienne soutenue par les russes fait revenir déjà une partie de la population en Syrie mais la guerre est portée au Yémen où nous avons des forces spéciales et la coalition de l’alliance occidentale avec la Russie et Bachar Al-Assad est bloquée par les États-Unis.

Dimanche, la France s’est globalement divisée en deux parties est –ouest sur une ligne Le Havre-Marseille, autrement dit la vieille France industrielle de l’est et celle plus rurale, tournée vers le tourisme et les services vers l’Atlantique. A droite de cette ligne, Ile-de-France mise à part, aucune liste socialiste n’arrive en tête. Le vote des électeurs reflète l’image de l’impact de la politique économique du gouvernement sur le pays. C’est à l’est que l’on ressent la désindustrialisation, le chômage, l’immigration de peuplement et ses conséquences, la délinquance, l’insécurité et le choc des cultures. L’Europe ne fait plus rêver, la peur du lendemain est dans les pensées des jeunes pour l’emploi, des vieux pour les retraites qui sont bloquées, des plus de 50 ans qui sont au chômage, et de tous ceux qui ne vivent qu’au crochet des œuvres de charité. La France se paupérise et l’argent des petites classes laborieuses filent dans la poche des grands patrons, des élus de la République, des banques et des lobbies. L’Europe de la globalisation écrase la démocratie et le petit peuple. Il comprend que ce gouvernement et le précédent ne se soucient pas de lui mais ont leurs regards tournés vers Bruxelles, le FMI, la BCE, l’Allemagne et les États-Unis. 

Avant que l’on pousse le peuple à la guerre civile

Il serait temps que les anciens fauteurs dégagent 

Sinon les prisons ne seront plus assez grandes…

Pour les accueillir ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon