mercredi 4 novembre 2015

« Diminuer la population mondiale » fait penser à d’étranges coïncidences (3ème partie)



La question fondamentale reste « faut-il ou non diminuer la population mondiale ? » et plus précisément « l’urgence est-elle dans une action rapide sur la croissance démographique ? ». Il apparaît que nombre de citoyens et d’intellectuels sont persuadés que le monde court à la catastrophe par une augmentation démentielle de sa population. Il faut d’abord ne pas éluder la loi de la nature qui régit toutes les espèces animales et végétales sur la planète. La surpopulation engendre l’agressivité et cela d’autant mieux que les ressources alimentaires, eau comprise, sont insuffisantes. Ceci est incontournable et les images nous sont envoyées régulièrement par les médias lors des distributions de nourriture dans les populations affamées et nombreuses. L’homme retourne à l’instinct animal qui l’impulse pour sa survie.

Ce constat amène deux réflexions. Si la surpopulation engendre de l’agressivité malgré des ressources alimentaires suffisantes pour la survie, c’est que d’autres raisons en sont la cause. On peut évoquer l’espace vital mais on voit dans les bidons-ville que la limite de l’espace vivable est très petite et que cela n’incite pas à diminuer la procréation. Il s’agit de l’instinct de prédation, « l’herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin », qui engendre des introductions sur d’autres territoires que le sien. Ces exemples d’ingérence se multiplient de nos jours.  Pourtant le nombre d’enfants existants sur un territoire donné ne pouvait pas croître sans forcer les adultes à agrandir le territoire de chasse ou de récolte comme on le voit encore de nos jours dans certaines parties de l’Afrique. L’exutoire c’est les invasions et les migrations, termes qui ont bien des points communs dans leurs résultats comme nous le constatons aujourd’hui. C’est un moyen militaire ou pacifique de répartir les richesses. 

Les guerres par contre sont une des raisons ancestrales de diminution des populations. Il y a donc une autorégulation de la population mondiale par celles-ci. Les maladies sont la seconde grande faucheuse de population et le souvenir de la Grande Peste ou la grippe espagnole plus récente est resté dans notre histoire. Elles sont d’autant plus meurtrières que la densité de population est élevée. Ceci veut dire que c’est aussi une autorégulation, naturelle cette fois, qui agit proportionnellement à la densité de population. Enfin citons les famines qui sont endémiques encore en Asie et en Afrique même si récemment le taux de pauvreté moyen a diminué. En résumé il existe des régulations à la surpopulation en dehors d’actions réfléchies de régulation par les Etats. On ne peut que penser à l’extermination des juifs.

On peut considérer les choses sous un autre angle. Les variations de la vitesse d’augmentation mondiale, si l’on enlève les guerres et les épidémies, sont corrélées avec l’importance des progrès techniques et scientifiques de l’humanité, en particulier en ce qui concerne les ressources alimentaires et la santé. La vitesse des progrès s’accélérant, celle de l’accroissement de population la suit. C’est ce qui se passe actuellement. Sans cela la population du globe serait restée stationnaire. On peut donc raisonnablement en déduire qu’on n’est pas prêt de voir une limite du nombre d’habitants sur terre. Les ressources alimentaires, eau comprise, sont des facteurs limitant incontournables et c’est les progrès qui les augmentent. Quand la demande dépasse les ressources tous les facteurs de régulation agissent, guerres, épidémies, famines. 

Ce qui est préoccupant sur le plan humain par contre c’est la répartition inégalitaire des niveaux de vie. Elle est la cause des différences d’accroissement de population. Le graphique ci-contre représente par des rectangles l’accroissement prévisionnel des populations de 2050 en les resituant géographiquement. Si l’on continue sur la trajectoire actuelle on note la régression de l’Europe au profit de l’Asie et de l’Afrique. La diffusion des précautions contraceptives, que développent les pays riches, sont mal inculquées dans de nombreux pays d’Afrique. C’est une autre raison qui en est la cause, le pouvoir prédateur de certains qui captent les richesses sans souci de répartition. Il y a des ressources alimentaires pour tout le monde mais il y a des enfants qui meurent de faim et d’autres de boulimie. En conclusion nul ne peut prévoir la population du globe dans 100 ans pas plus que la température du globe car les progrès techniques et scientifiques de l’humanité sont imprévisibles et leurs conséquences sur la démographie encore moins. Certes l’homme se crée des nuisances sur son environnement, d’autant plus importantes qu’il est plus nombreux, mais il lui appartient d’y trouver des remèdes. S’il ne le fait pas, la démographie se régulera par des décès ou des difficultés à procréer. Personne ne peut imaginer vivre aujourd’hui dans le fog londonien du début du XXème siècle et pourtant des hommes, des femmes et des enfants y ont vécu dans la poussière de charbon. Aujourd’hui on craint les particules fines et on culpabilise l’homme générateur de gaz carbonique.

Ce qui est grave c’est justement qu’un groupe de puissants et des dizaines de milliers d’autres dans leur sillage pensent reconstruire le monde à leur façon, donc à leur profit. Ce n’est plus l’ensemble de l’humanité qui se prend en charge pour subsister, mais un groupe restreint d’humains qui se donne le droit de décider de l’avenir de l’humanité entière avec l’objectif d’optimiser le rapport du profit et du nombre d’humains. La grande peur ce n’est pas l’explosion démographique, les chinois ont montré que des mesures peuvent toujours être prises en cas de danger, mais ce Nouvel Ordre Mondial qui veut faire tourner le monde à son profit en n’hésitant pas à imaginer les solutions dont les plus radicales comme les guerres classiques, biologiques et nucléaires, les inoculations meurtrières par les vaccins, les épidémies, etc. 

Cela est d’autant plus révoltant qu’ils utilisent la peur provoquée sur la santé, l’environnement, le climat, l’alimentation dont ils soutiennent le catastrophisme par tous les moyens politiques et médiatiques, voire de la pseudoscience auprès de populations devenues ainsi de plus en plus réceptrices. Le dernier sondage fait en France sur l’acceptation majoritaire d’un régime autoritaire de technocrates montre que leurs idées font du chemin et que ces technocrates ne seront que des serviteurs payés grassement au service des puissants. Alors leurs plans seront d’autant plus faciles à réaliser en dehors de toute démocratie. Oui il y a urgence à tendre vers une meilleure répartition de la population mondiale d’une façon coordonnée et non par des invasions guerrières ou  des immigrations pacifiques. Non ce n’est pas à un Nouvel Ordre Mondial de décider de la démographie mondiale. C’est l’affaire des peuples du monde.

Diminuer la population est un crime et un acte contre nature

Laquelle a toujours su réguler les espèces du monde vivant. 

L’espèce humaine n’est pas en voie d’extinction

Mais certains pensent que quelques serfs 

Suffiraient à leur puissance.

La recette ? 

Peur et culpabilité ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon