mardi 10 novembre 2015

Comment la grand-messe COP21 devient FLIC21



La COP21, ou 21ème Conférence des Parties (Conference Of the Parties), se tiendra au Bourget du 30 novembre au 11 décembre. 187 millions d'euros de budget pour recevoir 40 000 personnes et « donner à ces deux semaines de rencontre une haute qualité environnementale », dixit Laurent Fabius. Cette conférence s’avère de plus en plus comme un gros coup de « com », une vaste opération de marketing, dont le but est électoral et de transfert des subventions vers les lobbies des énergies renouvelables. Le climat, comme la santé, est soumis à la pression de la Cabale manipulant la peur des populations pour le plus grand profit de cette dernière à laquelle on associe le monde politique aux ordres. Le but affiché est donc un des plus conformes à l’instinct de survie des populations. Il doit aboutir sur un nouveau texte contraignant qui sera appliqué à partir de 2020. Les États signataires devront alors s'engager à mettre en œuvre des mesures pour limiter le réchauffement climatique. La température mondiale ne doit pas augmenter de plus de 2°C d'ici 2100, par rapport à celle enregistrée à l'ère préindustrielle, à la fin du XIXe siècle. Il suffit pour cela de régler le thermostat de nos vilaines émissions anthropiques. Il n’y a rien de tel que de culpabiliser le peuple pour le faire marcher droit… vers les buts réels qui fleurent bon de colossaux profits.


Déjà l’inquiétude se lit dans les discours de François Hollande. Les échecs répétés des précédentes grands messes du même genre, tout comme l'impossibilité fondamentale de mettre tout le monde d'accord sur un « texte contraignant » connaissant les enjeux politiciens et économiques souvent incompatibles des uns et des autres, rend évident le fait que la COP21 sera surtout un grand théâtre aussi « écologiquement irréprochable » qu'inutile - sauf pour ceux ayant pu profiter de ses largesses et de ses éventuelles retombées économiques, estimées à 100 000 millions pour l'Île-de-France évidemment surévalués comme dans tous ces grands rassemblements médiatisés. Il ne s’agit pas qu’en plus de sales « connards », comme les appelle Mme Kosciusko-Morizet, viennent troubler la fête mondiale des petits fours. COP21 se mute donc en FLIC21. A ce sujet l’affaire Philippe Verdier est emblématique. Ce météorologue connu de millions de téléspectateurs se fait virer de sa chaîne pour avoir publié un livre critique de l'ambiance catastrophiste du moment.


Son livre n’est pas « climato-sceptique » au sens classique du terme, mais un livre nous prévenant que « Nous sommes otages d'un scandale planétaire sur le réchauffement climatique, une machine de guerre destinée à nous maintenir dans la peur ». A l'origine de cet « engrenage bien rôdé », « des scientifiques manipulés, politisés, de la corruption, des scandales sexuels puis des politiques qui ne servent que leur image et leur soif de pouvoir, des médias aveuglés qui s'emballent et censurent sous la pression de leurs actionnaires (...), des ONG mercantiles et des religions en quête de nouveaux credo. ». C’est pire, il dénonce le mécanisme ! Il mérite donc l’excommunication ! Peu importe qu’il soit le porte-voix de nombreux scientifiques renommés, mais connus comme contestataires, qui dénoncent les mesures qui les empêchent d’obtenir des subventions de recherche, et d’avoir accès à des publications scientifiques ou de vulgarisation ou bien encore à des exposés dans des manifestations renommées. 

Ces procédés sont honteux, on n'est pas loin des procès en sorcellerie et de l'Inquisition. Il est connu qu’un système peu légitime a besoin de force vociférations, excommunions et menaces en tous genre pour créer la peur qui lui permet d'exister. On va dire que quand les politicards veulent nous sortir une loi interdisant de remettre en cause une idée, un courant de pensée, c'est la garantie assurée que tout concept opposé devient gage de vérité. Les raisons de scepticisme ne manquent pourtant pas. Le grand cheval de bataille du réchauffement est la montée des eaux sur le globe. Or j’ai extrait l’information contenue dans le dernier rapport complet du GIEC. Le graphique présenté montre que depuis 1900, il n’y a aucune accélération visible de la montée continue du niveau de la mer, donc aucune influence de l’augmentation du CO2 due à l’ère industrielle. Vous pouvez constater que la montée des eaux se fait à un rythme de 1,5mm/an. On a donc le temps de voir venir et les grandes migrations dont on nous menace auront le temps d’être maîtrisées. Il n’y a donc aucune raison d’affoler les populations. 

Nous subissons pourtant un tapage médiatico-politique sans précédent et on ne peut manquer de citer une exception dans la Tribune du 19 octobre en réponse à Kosciusko-Morizet : « Nous sommes, aujourd'hui, plus bas que la fourchette basse des projections du GIEC. Ces modèles ont montré leur limite, et l'on ne peut aujourd'hui accorder qu'un faible crédit aux « prévisions » qui en résultent. C'est un fait aussi que les océans ne montent pas de plus de 3 mm par an, que la glace arctique semble se reconstituer, qu'il n'y a aucune augmentation de la fréquence des catastrophes climatiques, ni, d'ailleurs, rien qui prouverait de façon sûre un lien entre cette fréquence et l'évolution des gaz à effet de serre, contrairement à ce que vous avez affirmé. C'est le GIEC même qui l'indique (GIEC, AR5,-2013, groupe de travail I, chapitre 2) et sa conclusion est identique quant à la survenue d'éventuels évènements brutaux (GIEC, AR5-2013, groupe de travail I, tableau 12-4, page 1115). Il n'y a pas péril en la demeure, s'agissant du climat, et nous pouvons aujourd'hui réintroduire sereinement un peu plus de rationalité dans ce débat ». 

Le moins que l’on puisse dire est que le consensus n’est pas acquis. Il serait urgent de réintroduire un peu de rationalité dans ce débat, un programme qui mettrait le feu à l'édifice aussi catastrophiste que rentable de la machine à angoisse. Le plan énergétique français annoncé de réduction de l’énergie nucléaire dans le pourcentage de production électrique nous engage sur une voie de subventions tous azimuts sur les Energies Renouvelables dont on sait qu’elles n’apportent rien de plus à la diminution du CO2 bien au contraire par suite du fonctionnement complémentaire des centrales thermiques dû à leur intermittence. Ce qui est sûr par contre c’est le renchérissement du prix du kWh comme en Allemagne dont le coût est le plus élevé d’Europe derrière le Danemark qui a aussi fait le choix des EnR. Les subventions sont toujours payées par le consommateur ou le contribuable ou les deux. Ces subventions seraient bien plus utiles dans le domaine de la recherche sur les économies d’énergie en particulier dans les matériaux de construction. L’investissement peut se rentabiliser rapidement et générer ensuite des économies à long terme. Cette vidéo ci-dessous amène un jugement de bon sens de la part d’une organisation écologique.
 
Par ailleurs entre le programme énergétique de production d’électricité, la COP21 et les récentes déclarations du patron d’EDF qui relance la production de centrales  nucléaires et allonge la durée de vie des centrales existantes, il y a une incohérence dont on ne sait si elle est voulue, ce qui n’aurait ni queue ni tête, ou si elle est subie devant l’imprévision de politiques qui promettent tout et son contraire pourvu que cela contente l’électeur. 

Dès que les politiques martèlent la science comme la vérité indiscutable 

Et que les banquiers et les lobbies attendent qu’ils le fassent, 

Le peuple, habitué à leurs mensonges, a le droit d’avoir… 

Plus qu’un doute qu’il leur faut faire taire ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon