dimanche 5 février 2017

2017 démarre en trombe mais vers où ? (5ème partie et fin)

Si la France rentre dans une zone d’incertitude politique, il n’en reste pas moins vrai que les partis de gouvernement, ceux du Système, sont mis à mal et leur existence même est menacée. On a déjà assisté à l’éclatement des écologistes mais on va assister à des remises en cause à gauche et à droite des partis globalistes. Pour la première fois l’avenir politique de la France va être profondément influencé par le changement de paradigme de la politique américaine de Donald Trump. Évidemment les « merdias » français ne se font pas l’écho des décisions du nouveau Président des États-Unis, sauf pour en vilipender son attitude raciste et la paranoïa de ses décisions, évidemment puisqu’elles sont complètement à l’opposé de la politique du Système imposée à la France et mise en œuvre par des laquais depuis la création de l’UE. C’est pourtant cette évidence de l’influence américaine qui va dominer l’évolution politique française et européenne.

Il n’est pas question de faire de l’idolâtrie de Donald Trump, comme ce fut le cas de très nombreux français pour Obama, dans lequel on voyait un couple noir, démocrate (donc plutôt centre-gauche), qui allait répartir sur les pauvres les richesses accumulées, instituer une Sécurité Sociale à la française, se faire le chantre de la paix (Prix Nobel décerné avant toute preuve de ce fait), etc. Force est de constater qu’Obama a en gros continué la politique de son prédécesseur Bush en matière de politique étrangère. Le retrait partiel des troupes en Afghanistan a permis de les répartir sur d’autres théâtres d’opération, Syrie, Irak et Europe, de l’Est en particulier, entre autres. Non seulement Obama ne fut jamais un homme de paix, il n’a même pas fermé Guantanamo, mais il a augmenté la dette des Etats-Unis plus que tous ses prédécesseurs. Obama a été le serviteur des Maîtres du Monde. S’il essaye encore par tous les moyens de pourrir l’action de son successeur c’est que celui-ci tourne le dos à une politique globaliste et interventionniste qui a agi sur l’UE depuis sa création, en grande partie due à la volonté stratégique américaine. 

Si l’on veut essayer d’éclairer la route qui est devant la France et l’Europe, il faut cesser de ne retenir que les côtés rudes, voire grossiers, du personnage Trump comme nous y incitent en permanence tous les « merdias » du Système tenus par quatre grandes fortunes. Le proverbe chinois : « Quand on lui montre la lune, l’idiot regarde le doigt » est d’actualité. Ce sont les grands axes de la politique de Trump qui vont influencer profondément notre avenir. Trump renie la politique globaliste dans laquelle le Système nous fait vivre. A ce titre il veut défaire toutes les entraves qui ont été mises sciemment pour enfermer les peuples dans cette politique. Il attaque sur plusieurs fronts dans cet axe politique. Je dis «  attaque » car Trump va développer une politique prédatrice et non vertueuse. Il affiche clairement « America first ». Alors quels sont ses angles d’attaque ?

Trump entre en guerre contre l’OMS par la biais de cette première déclaration sur l’arnaque du vaccin antigrippal. Ceci n’est rien moins qu’anodin. L’OMS est une organisation de mise sous tutelle des États, souvenons-nous de la grippe aviaire, et qui peut à tout moment influer négativement sur la santé des populations, selon le bon vouloir des Maîtres du Monde. Trump met en doute le réchauffement climatique, en reprenant les affirmations de nombreux scientifiques qui affirment qu’aucune prévision certaine ne peut être émise dans l’état actuel de nos connaissances et de la non-concordance des modèles mathématiques de prévision depuis près de 20 ans avec la réalité observée.
Il attaque de front le Giec, bras de l’ONU, dont les publications scientifiques évoluent dans le temps et avancent des hypothèses avec précaution, hypothèses traduites en certitudes par les envoyés des États qui rédigent le document à l’intention des gouvernements. Le réchauffement climatique est une invention de l’ONU. C’est ce qu’a déclaré, en octobre 2015, Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques : « C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que nous nous fixons pour tâche de modifier intentionnellement, dans un laps de temps donné, le modèle de développement économique qui règne depuis au moins 150 ans, depuis la révolution industrielle. » Comment ? Elle a admis que l’objectif de l’activisme environnemental n’est pas de sauver le monde de la calamité écologique, mais de détruire le capitalisme. On peut rester sceptique sur le but réel, mais l’intention est clairement affichée.

Trump est anti-UE. Les déclarations de Ted Malloch, l’ambassadeur pressenti des USA auprès de l’UE, sont sans ambiguïté, lors d’une interview de la BBC, présentées par James Delingpole, de BreitbartNews. À la question d’Andrew Neil : « Il me semblait que vous étiez loin d’être un grand fan de Bruxelles et des bureaucrates comme Juncker. » Ted Malloch répond : « Eh bien, j’avais autrefois un poste diplomatique qui m’a permis de contribuer à l’effondrement de l’Union soviétique, alors peut-être qu’il y a une autre Union qui aurait besoin d’être un peu domptée. » Il est plus clair encore quand il parle de son Président : « Il n’aime pas les organisations supranationales, non élues, où les bureaucrates font n’importe quoi et qui ne sont pas vraiment démocratiques ». Voilà qui change des discours diplomatiques « politiquement corrects », mais la position de Trump est renforcée par l’influence de Nigel Farage comme conseiller. L’invitation de Theresa May, qui est venue plaider pour le maintien de l’OTAN, était surtout destinée à montrer son appui au Brexit, première pierre de la démolition de l’UE. 

Rien ne sera épargné à l’UE. D’ailleurs l’invitation de Juncker-Tusk, les leaders européens, avec les félicitations d’usage mais assorties de conditions sur les valeurs fondatrices de l’UE, est restée lettre morte pour l’instant. Trump pourra-t-il s’attaquer longtemps au globalisme avant d’être rattrapé par la patrouille des Maîtres du Monde ? George Soros arrivera-t-il à le faire chuter en soulevant des réactions populaires hostiles, comme il le fait dans de nombreux pays du monde ? Nul ne peut le prévoir tant cette machine globaliste est puissante et surtout joue son avenir. Une bête blessée est prête à tout. Il ne faut pas attendre de Trump qu’il se préoccupe de notre sort. S’il fait notre bonheur, ce ne sera qu’en pensant à son pays. Une UE détruite lui permet un champ de relations bilatérales beaucoup plus vaste et plus faciles. Mais le joug de l’UE pèse trop lourdement sur les pays européens du Club Med pour ne pas voir là une opportunité de reconstruire une Europe des nations bâtie sur des liens État à État sur tous les sujets où l’on peut trouver un lien gagnant-gagnant.

Mais Trump ne supporte pas plus de voir l’UE sans frontières, ouverte à une invasion de peuplement musulmane surtout, dont il pressent qu’elle peut changer la donne des relations avec l’Europe. Trump a besoin des pays européens de civilisation occidentale, grands consommateurs, pour la croissance économique des États-Unis. Enfin il est clair que la fin de la guerre larvée contre la Russie et sa déclaration sur l’obsolescence de l’OTAN, vont susciter des changements importants dans la politique étrangère des pays européens, mais la civilisation occidentale et la paix ne peuvent que s’en réjouir. Tout ce que pense Trump est dans le droit fil des pensées des souverainistes français même si l’on sait que Trump sera un adversaire coriace et impitoyable en matière d’économie. Ces derniers, dans la décomposition en cours des partis du Système, peuvent en tirer un grand profit électoral dans la mesure où ils sont clairs sur leurs intentions de quitter l’UE et l’OTAN. Il se pourrait que la France soit mûre pour le grand saut.


L’année 2017, avec Trump et le flux migratoire, 

Ouvre une page très inattendue d’espérance.

 A notre peuple d’en prendre conscience 

Et d’élire celui qui en a la vision

Et la volonté propre d’agir !


Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon