vendredi 14 octobre 2016

Trois menaces et peu d’échos

Guerre, krach, islam, voilà trois menaces pour la France qui devraient sous-tendre les programmes des candidats à la fonction suprême de l’État. Comme on pouvait s’y attendre l’essentiel fut un cahier de recettes de cuisine sortis de la valise de commis voyageurs. Mezzo voce l’un évoque les contraintes de Bruxelles, l’autre la discussion avec la Russie ou la France en faillite mais ces trois sujets ne sont en aucune façon la colonne vertébrale des programmes des candidats de droite. Pourtant la première tâche de l’État est de protéger les citoyens contre l’invasion, la délinquance et la pauvreté. Le Moyen-âge a vu fleurir les châteaux-forts avec l’assentiment des serfs parce qu’ils assuraient la protection contre les envahisseurs, les bandits, et aussi le débouché de leurs productions agricoles et artisanales. Le sentiment d’exploitation ne pouvait être supporté qu’à ce prix de la sécurité assurée. Aujourd’hui l’Etat est prédateur, en particulier des classes moyennes, mais cette fois sans contrepartie. La guerre se répand à l’intérieur du pays, l’État prévoit progressivement la possibilité de ponctionner l’argent des citoyens et des entreprises pour sauver les banques et se sauver lui-même, et laisse une civilisation se ghettoïser et s’emparer de portions de plus en plus nombreuses de notre territoire.

J’ai à contrecœur écouté les prestations des 7 candidats à la primaire de droite juste pour information mais sans espoir d’y voir l’ombre d’un véritable changement d’orientation politique après quarante ans d’allégeance aux grandes puissances économiques et bancaires. Un seul candidat a osé dire que la discussion avait tourné autour de la gestion publique mais aucunement sur les grandes orientations politiques à prendre. Évidemment il détonait dans un paysage de copains-coquins. On y a aussi lavé son linge sale, ce qui ne rehausse pas la considération pour les politiques. Si les mises en examen de Sarkozy jettent seulement pour l’instant des ombres sur lui, la condamnation de Juppé est plus difficile à accepter. Mais l’intéressé passe désormais outre et il semble que les français approuvent les casiers judiciaires vierges pour leurs enfants postulant pour la fonction publique mais que ceci n’est plus nécessaire pour la Présidence de la République garante du fonctionnement de la justice. Croient-ils ainsi redonner de la grandeur à cette fonction suprême ? Sûrement pas, elle est pourtant déjà bien abîmée. 

Dans mes chroniques des 5 et 6 octobre les trois menaces qui pèsent sur la France ont été largement évoquées. Aucune n’est vraiment abordée dans les discours politiques où les petites phrases des uns et des autres, souvent malencontreuses, et les attaques personnelles suffisent à alimenter la une des médias. Évidemment aucune nouvelle solution n’a pu être présentée puisque les primaires de la droite et de la gauche ne sont pas terminées et que les autres partis n'ont pas ces shows médiatiques. Le carcan de la « pensée unique » ne peut générer que des solutions anciennes, bordées par le Nouvel Ordre Mondial qui détient dans la discrétion les clefs de la maison France avec ses quatre façades, l’UE, l’OTAN, les États-Unis et l’Allemagne. Dans le pré carré dont les dimensions se rétrécissent à vue d’œil, même les « jeunots » ne peuvent guère inventer une nouvelle politique, ils se contentent de donner un coup de modernité à de vieilles recettes en essayant de faire preuve de créativité et d’engagement. Les anciens surfent sur leur « expérience » dont nous voyons pourtant les résultats dans une France qui s’étiole petit à petit en perdant son rang de « grande » puissance moyenne et son crédit international d’indépendance qui lui donnait une voix écoutée.

Trop de français croient encore qu’un mauvais chef peut devenir tout-à-coup un leader qui gagne. Un mauvais professeur restera un mauvais professeur et il en est ainsi dans toutes les professions. On peut changer des comportements mais on ne change pas le sens de la vraie politique comprise comme visionnaire, charismatique, indépendante et meneuse d’hommes dans le respect de la volonté du peuple. Elle implique courage et probité, vertus bien galvaudées depuis De Gaulle, ainsi que la conscience de n’être qu’un serviteur de l’État dans un temps court de l’histoire de ce pays. Nous n’avons plus guère de personnages politiques visionnaires car la politique se fait à courte vue au gré des sondages et des pressions communautaires dans le couloir des directives de Bruxelles. Les perspectives à plus long terme se font à un autre niveau, un niveau mondial, et sont décidées par un nombre restreint de puissances de l’argent dans un but hégémonique par la captation des richesses et des ressources d’un nombre croissant de pays. Toutes les menaces qui nous arrivent sont le résultat de leurs cogitations sur le plan économique, financier, bancaire, monétaire et militaire. Leurs actions ne reculent pas devant l’utilisation des querelles ethniques et religieuses, elles ont un moyen pour obtenir le but fixé… la soumission des peuples. 

L’Islam, religion de conquête où le Coran mêle intimement le spirituel et le temporel, est un moyen puissant pour affaiblir les peuples, les contaminer, les apeurer, les désorganiser et finalement les dissoudre. C’est ainsi que la Libye, l’Irak ont sombré dans la dépendance ou le chaos et que la Syrie était la cible suivante. Philippe De Villiers, le politique le plus clairvoyant sur le danger à moyen terme que représente l’Islam, sort encore un livre de lanceur d’alerte « Les cloches sonneront-elles encore demain ? » Il n’a guère été entendu avec son livre courageux « Les mosquées de Roissy » en 2006 et la « pensée unique » l’a promptement stigmatisé puis a exploité cyniquement son drame familial pour handicaper son discours. Cet homme est un visionnaire et on peut aussi le voir dans ses livres « La 51ème étoile du drapeau américain » en 2003 et « La machination d’Amsterdam » en 1998 qui mettent en lumière la dépendance étasunienne où nous sommes englués aujourd’hui et le carcan de l’UE qui fait perdre son rang à la France.
 

Les alertes de 1998, 2003, 2006, 2016 sont autant de prophéties que l’on voit se réaliser sous nos yeux les unes après les autres. Aujourd’hui il enfonce le clou, dix ans après, en nous montrant que le fait de nous fermer les yeux en croyant que l’Islam peut se glisser dans notre démocratie laïque, mais d’histoire latine, grecque et judéo-chrétienne, est un leurre. Les musulmans peuvent devenir des français à part entière, et beaucoup ont franchi le pas, mais pas l’Islam. Pour devenir français à part entière il faut être français d’abord et musulman ensuite, c’est-à-dire refuser le principe fondateur de l’Islam fondé sur l’application du Coran :  la primauté du spirituel sur le temporel. La charia n’a pas sa place en France. Mais Philippe De Villiers trace une voie, l’assimilation par le respect de valeurs porteuses d’espoir et de fierté et non l’intégration. Je suis atterré par l’incompréhension de la nuance fondamentale entre intégration et assimilation. Dans l’intégration on accepte les lois de la République et on communique en français mais pas forcément au-delà dans l’amour de ce pays, de son histoire, de sa culture et de ses valeurs. Il n’y a pas de différence entre les musulmans assimilés et ceux qui sont nommés « français de souche » et d’une façon plus méprisante « souchiens » par les non intégrés administrativement français, ils le sont devenus.

Il nous dit que l’assimilation est un travail devenu difficile au point où nous en sommes mais que c’est la seule voie pour éviter la guerre civile. Il nous dit que ce n’est pas en essayant de tordre nos valeurs, notre identité pour la faire accepter par une religion de conquête que réside la solution, cela ne fait qu’aggraver les choses. C’est au contraire en projetant toute la force de notre civilisation faite de valeurs,  d’histoire, et de la culture de notre pays, en montrant qu’elle porte l’espoir parce que la France a brillé depuis des siècles dans le monde entier. 

Il est des moments de notre histoire

Où la France a bien failli disparaître 

Un nouveau moment se précise.

Or parmi nos trois menaces 

Il y a l’Islam de conquête ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon