lundi 3 octobre 2016

L’écologie, verte ou eugénique et fasciste ? (suite3)

L’écologie est devenue une tâche globale en 1970 lors de l’évènement international « Le Jour de la Terre » organisé par le WWF et un personnage qui va marquer la suite des évènements, Maurice Strong. Deux ans plus tard, il sera aussi l’instigateur d’une conférence des Nations unies sur l’environnement (il était alors directeur général de l’UNEP, le Programme des Nations unies pour l’environnement). De fait, Strong reprenait le flambeau de Julian Huxley qui allait mourir trois ans plus tard. L’arrivée à l’ONU était en vue. En 1974, les Nations unies accueillent à Bucarest, en Roumanie, la troisième conférence sur la population mondiale, avec la participation de 135 nations. L’un des principaux organisateurs de cette conférence est l’anthropologue américaine Margaret Mead, une partisane du contrôle démographique. Parmi les conférenciers invités, citons John D. Rockefeller III, dont la famille a financé la plupart des études eugénistes d’avant-guerre dans le monde. Dans un éditorial publié dans la revue Science, Margaret Mead déclare :

« La conférence des Nations unies sur la population qui s’est conclue le 31 août à Bucarest, a adopté par acclamation un plan mondial d’action qui répond à l’inquiétude mondiale grandissante sur le sort de la planète (…) A Bucarest, on a constaté qu’une croissance démographique sans restriction à l’échelle mondiale pourrait en réduire les gains socio-économiques et compromettre irrémédiablement l’environnement (…) L’idée excessive en vogue jusqu’ici, selon laquelle la justice sociale et économique peut de toutes façons compenser l’augmentation de la population, et qu’une simple politique contraceptive suffit pour réduire l’explosion démographique, a été battue en brèche (…) Ces gouvernements, pour qui la croissance démographique excessive est nuisible à leur dessein national, se sont donnés 1985 comme date butoir pour fournir des informations et des méthodes de mise en œuvre de ces objectifs. » 

C’est Mead, à l’époque présidente de l’Association américaine pour le progrès de la science (AAAS), qui organise l’année suivante une conférence à Research Triangle Park en Caroline du Nord pour lancer l’affirmation du « réchauffement global » et du« changement climatique ». La conférence est truffée d’adeptes de l’écrivain malthusien Paul Ehrlich, auteur de la « Bombe de la population », un des pamphlets les plus extrêmes en faveur d’un arrêt de la croissance démographique, sous prétexte que l’homme représente une menace pour l’écologie de la planète. Le discours d’ouverture de Mead inaugure le thème du « réchauffement climatique » :

« A moins que les peuples ne commencent à comprendre les conséquences considérables et à long terme de ce qui leur semble de petites décisions immédiates – creuser un puits, ouvrir une route, construire un avion, faire un test nucléaire, installer un surgénérateur, relâcher des produits chimiques dans l’atmosphère ou balancer des quantités de déchets concentrés dans les mers – toute la planète risque d’être en danger. Elle demanda une étude sur les dangers qu’encourt l’atmosphère à cause de l’activité humaine, et comment " le savoir scientifique, couplé à une action sociale intelligente, peut protéger les peuples d’une interférence, par ailleurs susceptible de prévention, dont dépend toute vie ". » 

Parmi les participants à la conférence, on remarque John Holdren, qui est aujourd’hui le principal conseiller scientifique du président Barack Obama. Cosignataire avec Ehrlich d’un certain nombre de livres et d’articles, Holdren est par ailleurs l’architecte d’un appel à plafonner les émissions de carbone et d’un plan concerté pour réduire la population mondiale. Dans le résumé de sa contribution à une conférence en 1975, Holdren nous met en garde :

« L’homme a déjà atteint une échelle d’intervention sur la nature qui rivalise avec les processus naturels (…) De plus, beaucoup de ces formes d’intervention ne conduiront à des effets nuisibles qu’après des périodes mesurables en années, en décennies et même en siècles. Le temps que le caractère néfaste du mal se manifeste, il sera difficile ou impossible d’y remédier. Certains effets nuisibles seront devenus quasiment irréversibles. » 

Notons qu’il n’y avait aucun panel de scientifiques venu exposé le résultat de leurs travaux. Nous sommes dans l’affirmation et la manipulation du catastrophisme. Néanmoins, pour affronter la prétendue crise qui va arriver, cette conférence conclut qu’il faut lancer une campagne internationale d’information, basée sur l’affirmation non prouvée que l’industrialisation et d’autres activités humaines vont finir par détruire la planète. Pourtant un des participants, le climatologue Stephen Schneider, ne mâche pas ses mots à propos du catastrophisme qu’il s’agit de promouvoir. En 1989, dans le magazine Discover, il écrit : « Pour capter l’imagination de l’opinion publique, il faut présenter des scénarios qui font peur, faire des déclarations dramatiques simplifiées et mentionner le moins possible nos doutes éventuels. Chacun de nous devra choisir le bon équilibre entre être efficace et être honnête ».

Tout ce que nous vivons a donc été mis en place en 1975. A cette date le matraquage médiatique était programmé alors que les connaissances scientifiques sur le réchauffement climatique étaient inexistantes. La suite n’est que l’application de cette stratégie, l’ONU accueillant toute la propagande verte et faisant toujours plus pression pour que les pays se soumettent à la destruction économique afin de sauver la planète. L’UIPN, qui a obtenu dès 1968 le statut consultatif à l’ONU (grâce à la résolution 1296), a dès le début forgé les politiques onusiennes sur la question environnementale. En 1982, l’Assemblée générale de l’ONU adopte la Charte pour la nature, préparée par l’UIPN. En 1987, le rapport « Notre destin commun » est publié par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, mandatée par le secrétaire général de l’ONU Pérez De Cuéllar. Ce rapport, connu comme le« rapport Brundtland » (du nom de son président, Gro Harlem Brundtland), va populariser le terme de développement « durable ». 

En 1988, l’ONU met sur pied le GIEC (Panel intergouvernemental d’experts sur le climat), qui clame partout que le « réchauffement climatique » est dû aux émissions de CO2 causées par l’activité productive de l’homme. Entre 1990 et 2014, le GIEC publie plus de 40 rapports jurant que le ciel va nous tomber sur la tête. Des équipes d’auteurs remplissent des milliers de pages classées sous trois rubriques : « Evaluation du changement climatique », sous forme de cinq ensembles de quatre rapports chacun ; Onze rapports spéciaux, par exemple sur « La protection de la couche d’ozone » (2005), et dix rapports méthodologiques, notamment sur comment mesurer les « zones humides » (2013).

On voit qu’il s’agit d’un mouvement politique dans lequel la science n’a servi que d’alibi mais où les affirmations dites scientifiques sont soigneusement filtrées par les politiques. On sait que la couche d’ozone s’épaissit et disparaît sans que l’on ait compris pourquoi comme en 2006. Il suffit alors de dire que c’est sans doute à cause de l’effet de serre pour en faire une inquiétude planétaire à cause anthropologique. Les modèles mathématiques n’ont pas pu prévoir l’évolution réelle des températures du globe depuis 18 ans. Il suffit alors de dire qu’il s’agit d’un « hiatus climatique » pour couper court à toute controverse et ne pas remettre en cause les prévisions catastrophiques sur le climat. La planète devait se couvrir de déserts, elle reverdit. Le prochain article donnera un dernier éclairage sur la conférence de Rio, sur la COP21 et sur l’évolution fascisante de l’écologie. 

D’essence eugénique, l’écologie cache sa véritable nature.

Son but est la culpabilisation de l’homme 

Qui en permet sa manipulation

A des fins inavouables. 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon