samedi 1 octobre 2016

L’écologie, verte ou eugénique et fasciste ? (suite)

Le constat ,que chacun de nous peut faire sur les décisions politiques prises par ce gouvernement, nous montre que celles imbibées de l’idéologie écologique ont un caractère autoritaire qui a tendance à tourner au fascisme par la déconsidération affichée de ceux qui n’adhèrent pas sans mener leur propre réflexion… les « cons » selon Koscuisko-Morizet ou les « charlatans » selon Hollande. Mais l’écologie a des racines cachées beaucoup plus inquiétantes et s’avère une arme au service des puissants dans un but final qui tourne à l’eugénisme. D’une réflexion menée par un groupe d’oligarques britanniques dans la seconde moitié du XXème dans une optique malthusienne, l’écologie de son père Arthur Tansley s’est infiltrée dans l’esprit de l’humanité sous sa version soft apparemment tournée vers le bonheur des hommes ou vers la lutte contre les dangers qui les menacent. Or force est de constater que l’écologie est toujours aux mains de l’oligarchie mondiale, essentiellement anglo-saxonne et juive, et plutôt tournée vers la nature que vers l’homme. Celui-ci est ciblé comme un destructeur de la nature par sa seule présence, destructeur d’autant plus puissant que ses représentants sont plus nombreux. Défendre l’homme contre lui-même c’est en limiter sa nuisance. Le sentiment de culpabilité est exploité à souhait pour manipuler l’humanité invitée à œuvrer « pour la défense de la nature ».

L’homme est dangereux et il prolifère. Voici ce qu’écrit Malthus (1766-1823) : « Tous les enfants qui naissent au-delà du nombre nécessaire pour maintenir la population à un niveau souhaité, doivent nécessairement périr, à moins que les adultes ne meurent pour leur laisser la place. (…) il faudrait donc favoriser la mortalité naturelle, au lieu de tenter vainement et sottement de la freiner ; et si le retour trop fréquent de la famine nous effraie, nous devrions avoir recours pour la prévenir à d’autres moyens de destruction. Loin de recommander aux pauvres la propreté, nous devrions favoriser des habitudes contraires. (…) Nous devrions surtout refuser les remèdes spécifiques qu’on oppose aux maladies dévastatrices ; et notre réprobation engloberait ces hommes bienveillants, mais catastrophiques, qui croient avoir rendu service à l’humanité en faisant des plans pour extirper certains maux. » 

Un siècle et demi après Malthus, Lord Bertrand Russell, un proche des Huxley, reformule le dictat de Malthus dans un langage encore plus franc. En 1923, dans son livre « Perspectives d’une civilisation industrielle », il développe la doctrine de suprématie de la race, utilisant le terme « socialisme international » pour désigner une dictature oligarchique féodale mondiale : « Le Socialisme, et en particulier le socialisme international, n’est possible comme système viable que si la démographie est stationnaire ou presque. Une lente augmentation pourrait être surmontée avec l’amélioration des méthodes agricoles, mais une augmentation rapide finira par réduire l’ensemble de la population à la pénurie (…) la population blanche du monde cessera bientôt d’augmenter. Pour les races asiatiques cela prendra du temps, et pour les nègres encore plus de temps, avant que leurs taux de natalité tombent suffisamment pour stabiliser leur nombre sans faire appel à la guerre et aux épidémies (…) D’ici que cela arrive, les bienfaits envisagés par le socialisme ne peuvent être que partiellement réalisés, et les races moins prolifiques devront se défendre contre les plus prolifiques par des méthodes qui sont répugnantes, même si elles sont nécessaires. »

Mais ce n’est pas tout, Bertrand Russel récidive en 1951 dans un essai « L’impact de la science sur la société » : « Les mauvais temps, pourrait-on dire, sont exceptionnels, et peuvent être surmontés par des méthodes exceptionnelles. Ce fut plus ou moins vrai pendant la période de lune de miel de l’industrialisation, mais cela ne le restera pas à moins que l’augmentation démographique ne soit considérablement diminuée. La population du monde s’accroît à présent au rythme de 58 000 habitants par jour. La guerre, jusqu’ici, n’a pas eu grand effet sur cet accroissement, qui s’est maintenu pendant chacune des guerres mondiales. (…) La guerre a été décevante à cet égard, mais la guerre bactériologique pourrait s’avérer plus efficace. Si une peste noire pouvait se répandre à travers le monde une fois par génération, les survivants pourrait procréer librement sans provoquer un trop plein (…) Cette situation peut paraître quelque peu désagréable, et alors ? Les individus vraiment nobles sont indifférents au bonheur, particulièrement celui des autres. » 

C’est clairement l’utilisation de la psychologie de masse pour justifier le genre de génocide qui est devenu l’argument essentiel de la propagande écologiste du mari de la Reine d’Angleterre, le prince Philip d’Edimbourg. La royauté britannique fait toujours partie de l’oligarchie mondiale. La promotion de l’écologie et de la protection de la nature faisait partie d’une gestion directe impériale à la gestion indirecte des grands espaces du continent africain du Commonwealth. Ils placèrent au cœur de leur programme de « nouvel empire », la création de réserves de chasse et de réserves naturelles, le long des frontières entre pays africains, réserves à mettre à l’abri de toute activité humaine selon l’idée de Tansley en 1904, fondateur du Comité britannique pour la défense de la végétation. Il s’agit bien de défense de la nature et non de l’homme.
En 1931, Huxley et Nicholson créent le groupe de réflexion « Programmation politique et économique (PPE) », qui produit une série de documents d’orientation promouvant activement le modèle corporatiste, que Benito Mussolini sera le premier à appliquer en Italie. Ce think tank a collaboré de près, tout au long de son existence, avec la Société eugénique britannique (SEB). Ensemble, la PPE et la SEB fondent, en 1937, le Comité pour une politique de la population (CPP), qui donne naissance en 1944 à la Commission royale sur la population. Y compris pendant la guerre, la Couronne britannique a promu un programme à long terme en faveur d’une réduction radicale de population. En 1955, sous la direction conjointe de Huxley et Nicholson, la PPE publie un registre historique de la population humaine et des ressources naturelles, intitulé « Population mondiale et ressources ». Rapidement, ce registre devient la bible des organisations eugénistes et malthusiennes et de l’internationale « conservationniste ». 

Suite aux travaux de cette commission sur un programme élargi à l’écologie et à la préservation de la nature, les trois mêmes fondent l’Association britannique pour la préservation de la nature (British Nature Conservancy – BNC), directement placée sous les ordres du Conseil privé de la Reine, la vraie structure de gouvernance impériale. Ce qui était initialement promu comme un programme anglais pour ressusciter l’eugénisme et le malthusianisme radical au lendemain de la défaite d’Hitler, se retrouva « mondialisé » grâce à la position de Julian Huxley comme directeur exécutif de l’UNESCO. En 1948, Huxley convoque à Fontainebleau une conférence sponsorisée par l’UNESCO, où l’Union internationale pour la préservation de la nature (UIPN) est officiellement lancée comme organisation internationale composée d’organismes publics et privés. Dans son discours d’ouverture, Huxley déclare que « la prolifération de l’homme doit prendre la seconde place par rapport à la préservation des autres espèces »

Même si on sent dans les décisions actuelles l’ambiguïté de l’idéologie écologiste, à cette époque, le mouvement planétaire pour l’écologie et la préservation de la nature n’est autre qu’une simple opération oligarchique sans le moindre soutien populaire, et ce, pour plusieurs décennies encore. Mais l'arrivée à l'Unesco est un premier pas, c’est donc le déroulement de la mutation vers le soutien populaire qu’il nous faut regarder dans le prochain article. 

Le malheur des hommes ne vient que de la nature qui l’agresse

Et de l’argent de ceux qui peuvent manipuler l’humanité 

Pour assurer leur puissance, leur confort et leur survie ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon