jeudi 27 octobre 2016

L’heure du bilan du quinquennat va bientôt sonner !



4% de français sont vraiment satisfaits de leur Président et 13% seraient encore prêts à voter pour lui. On peut en déduire que 9% voteraient contre les autres candidats de Gauche ou du Centre, la peur au ventre. Tout Président conscient de la défiance du peuple à son égard, démissionnerait pour laisser le champ libre à une candidature de son camp. Ce geste serait salutaire pour son pays. Hélas, l’autisme, l’appétit du pouvoir, la croyance immuable en sa bonne étoile, le sentiment de supériorité dans ses capacités à gouverner, laissent peu d’espoir que l’homme prenne une telle décision. En décembre pourtant, une dernière opportunité lui sera offert, candidature ou démission. S’il démissionnait ce serait sans doute la dernière occasion pour lui d’entrer dans le souvenir des français avec une considération pour son courage.

Le bilan du quinquennat, ou tout au moins sur quatre ans et demi, est déplorable. Il l’est surtout parce que cette période a été d’une grande accalmie économique sur le plan européen et mondial. Les soubresauts de la crise de 2008 se sont effacés sur les deux années suivantes et le quinquennat suivant est reparti sur des bases proches de 2007. De plus les conditions économiques et monétaires exogènes se sont avérées beaucoup plus propices avec la chute de l’euro par rapport au dollar, avec la baisse des taux d’emprunt devenus nuls pour une durée de 8 ans et négatifs en dessous, avec la spectaculaire chute du pétrole due à l’autonomie pétrolière américaine par les gaz de schistes. Globalement sur les deux quinquennats le taux de change a été de 15% plus favorable aux exportations pour le mandat de Hollande (graphique ci-contre). De même les taux d’emprunt à 10 ans ont baissé globalement de 50% par rapport au quinquennat précédent. Depuis décembre 2014, le prix du baril s’est également effondré de 50%. Tout ceci aurait dû permettre à notre pays un retour à la croissance, à une baisse du chômage, à 3% du PIB en déficit dès 2013, comme demandé par Bruxelles, et à une balance commerciale excédentaire. 

Il n’en a malheureusement rien été. Depuis septembre 2012, nous avons, en septembre 2016, 1.103.800 demandeurs d’emploi en plus. Pour la croissance nous augmentons notre retard par rapport à l’Allemagne avec 2,3% de croissance depuis 2011 au lieu de 4,1% pour l’Allemagne. Or la France avait devancé l’Allemagne pendant le précédent quinquennat. Notre balance des paiements continue à cumuler des soldes négatifs au rythme de 19 Mds€ par an. La dette continue à croître et la France a dû reculer à 2017 la date de respect du déficit budgétaire à 3% du PIB.

D’une façon générale notre pays qui se trouvait dans la moyenne des pays de l’UE est en train de descendre en-dessous, en particulier pour le chômage et la croissance. Du côté des réformes structurelles la création de super-régions n’est pas de nature à dynamiser le pays mais plutôt à faire un transfert d’argent et de compétences qui a pour corollaire l’affaiblissement de L’État. C’est d’ailleurs le but recherché par Bruxelles, auquel nous n’avons fait qu’obéir. La raison évoquée de réduction des dépenses publiques est évidemment purement chimérique. Notre éducation nationale est en crise et ses performances se dégradent d’année en année dans les indicateurs mondiaux. Le nombre de fonctionnaires ne cessent de croître comme la solution miracle. Pourtant les résultats ne sont pas là. 

La justice, la police sont débordées et les enseignants, plus nombreux, se font agresser sans parvenir à de meilleurs résultats. Pour eux le temps d’éducation et de discipline mange de plus en plus le temps consacré aux enseignements fondamentaux. Parlons aussi des entreprises nationalisées en lourd déficit comme Areva, SNCF, et des entreprises démantelées ou vendues comme Alsthom. Comme la Grèce nous vendons nos aéroports au risque de perdre le contrôle d’infrastructures vitales. Enfin la France est championne quelque part… pour la pression fiscale et le nombre de fonctionnaires par habitant ! Alors pour finir sur une note plus gaie, je vous livre les déclarations de notre Président alors qu’il était en campagne en 2012, fustigeant le locataire de l’Elysée. Son « Moi je » peut désormais ajouter : « Moi je devrais partir ». 
 
Florilège de tweets de François Hollande pendant la campagne électorale en 2012.


  • "Un mandat se juge sur ses résultats, une politique sur sa cohérence, un caractère sur sa constance.
  • Je ne pense que ce soit un président en fin de mandat qui puisse trouver des solutions à des problèmes qu’il a créés depuis 5 ans.
  • En fin de mandat l’impopularité ne révèle pas le courage. L’impopularité révèle la défiance des Français envers ceux qui les dirigent.
  • Maintenant N. Sarkozy va devoir expliquer pourquoi il est candidat. Il n’échappera pas à son bilan.
  • Les bonnes idées il faut les avoir en début de mandat pas à la fin.
  • Dois-je avoir la cruauté de rappeler au candidat qu’il avait promis de ramener le chômage à 5% ?
  • Ce serait trop simple de penser que le candidat-sortant n’est coupable de rien alors qu’il est coupable de tout.
  • Dimanche, il sentait monter la vague : moi aussi je la sens monter, la vague de colère du peuple qui n’en peut plus.
  • Il est trop tard, ce que le candidat-sortant n’a pas fait, il ne le fera plus.
  • Quoi qu’il arrive, quoiqu’il se passe, vous (Sarkozy) vous êtes content.
  • Le candidat-sortant a dit qu’il souhaiterait être jugé sur le taux du chômage, il le sera ! »
  • Il y a une justice : quand on a été le Président de l’échec, on ne peut pas être le candidat de l’espoir.
  • En démocratie, quand un bilan est aussi lourd, il est légitime de changer de président."
(pour info, à cette époque, Sarkozy était à 28%, Hollande est à 13% aujourd’hui …)

Voir la paille dans l’œil du voisin, empêche de voir la poutre dans le sien. 

Il n’est point de Président qui ait ridiculisé autant la fonction.

Jamais le socialisme n’a fourni autant de nullités. 

Jamais le peuple n’a fait une telle erreur

En élisant un aussi incapable imbu… 

De lui-même jusqu’au ridicule ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon