jeudi 6 octobre 2016

A nos trois menaces, deux seules réponses !




Dépenses du Budget Général 2016
L’État français est soumis à trois menaces pour lesquelles il lui faut trouver une solution : la dette, l’insécurité, l’immigration. La dette n’est que la résultante d’un manque de compétitivité de nos entreprises et de dépenses trop importantes ou mal orientées de l’État et des collectivités territoriales. Sur les dépenses, celles concernant la « gestion administrative, sociale, sécuritaire et juridique » sont trop élevées par rapport au nombre d’habitants et au PIB, et celles concernant les investissements insuffisantes pour pallier le manque de compétitivité à l’extérieur de l’hexagone. Le manque de dynamisme des entreprises génère le chômage, augmente les dépenses sociales et entraîne le pays vers le bas. La dette générée par un plan d’investissement dans les infrastructures créatrices d’entreprises et d’emplois doit s’éteindre d’elle-même dans le temps. Ce n’est pas le cas, elle enfle. Savez-vous que le ratio déficit/recettes du budget général 2016 est de 30,7% pour un déficit de 73,7 Mds (dont des charges de la dette de l’État de 44,4 Mds) et 239,6 Mdsde recettes ? Pourriez-vous supporter un tel écart dans votre budget personnel ? C’est pour cela que l’on ne vous parle que du déficit par rapport au PIB à 3,3% !

En ce qui concerne la sécurité nous sommes confrontés à une montée de l’insécurité de petite et de grande délinquance, cette dernière prenant de plus en plus le nom « d’acte terroriste ». Cette montée est sans conteste liée au multiculturalisme, une idéologie s’appuyant sur le côté humain des citoyens et donc parfaitement assimilable chacun y trouvant une occasion de montrer son esprit de tolérance dont la chrétienté s’est emparé. L’affirmation de l’enrichissement d’une culture par l’apport des autres a balayé toutes les argumentations sur  la nécessité d’un dosage acceptable. L’arrivée de populations pauvres de l’est, d’Asie et d’Afrique a un temps servi les emplois peu qualifiés d’une France en pleine croissance. Le renversement de tendance a rejeté les moins qualifiés, les moins intégrés et a nourri une délinquance où la mafia a engouffré les vendeurs de drogue, les trafics en tout genre et la prostitution. La ghettoïsation, phénomène naturel, s’est amplifiée par le partage de conditions précaires. L’absence de véritable politique d’assimilation, le laxisme de la législation dans le Code Civil et de la justice elle-même, le manque de prisons, ont initié une montée de l’insécurité où les agressions physiques sont devenues de plus en plus fréquentes. La notion de « racisme » a pris une définition très élargie à tout acte montrant une résistance à l’accueil légal ou illégal et atteint nos libertés. 

On ne peut séparer l’insécurité de l’apport migratoire mais la prédominance de l’immigration maghrébine et sub-saharienne, alliée à l’apport ancien de main d’œuvre souhaité par la France dans les années 60-70 et à nos liens particuliers avec l’Algérie, ont créé un violent appel d’air d’une civilisation culturellement et cultuellement très différente. L’islamisme se trouvait de nouveau confronté au christianisme après des siècles de combat. Le point de départ d’une immigration de peuplement  a été donné par le regroupement familial consenti par Giscard d’Estaing. La France n’avait pas de problème démographique et elle n’a pas réalisé que la fécondité de ces femmes musulmanes était très supérieures aux femmes françaises d’alors. Le petit nombre de ces musulmanes, calfeutrées dans des zones peu nombreuses et encore isolées des centres-villes, surveillées de plus par la famille masculine, n’a pas montré le danger potentiel qu’elles représentaient si leur nombre continuait à croître. Le flux permanent de nouveaux arrivants dépassait les quelques efforts d’assimilation et de possibilité d’emploi. La compensation a été faite par une coûteuse aide sociale aux yeux de l’Etat qui a cru ainsi se débarrasser du problème.

L’immigration clandestine a pris une ampleur de plus en plus considérable et les guerres en pays musulmans ne font qu’accroître celle-ci. Toutes les guerres occidentales, sous l’impulsion étasunienne, lancent désormais des hordes de migrants ayant droit ou non au droit d’asile. Les Afghans, les Érythréens, les Soudanais, les Irakiens, les Syriens, les Sénégalais, les Centre-africains, les Maliens, les Nigériens, les Libyens, etc. etc. sont prêts à tenter l’aventure vers l’Europe au prix de leur vie. Le chaos répandu au Moyen-Orient et en Libye crée des zones de passage vers l’Italie et la Turquie, laquelle marchande honteusement ce flux migratoire comme un robinet à fric. La France se met en danger en allant affronter les musulmans chez eux, car leur nombre est bien supérieur au nôtre et leur religion envahit la planète. L’argent du pétrole a redonné des ailes à la conquête musulmane, qui profite du double-jeu de la coalition occidentale, pour pousser ses migrants à l’assaut de l’Europe et pour alimenter un terrorisme qui trouve sa justification dans notre ingérence dans l’oumma, principal argument du recrutement de futurs terroristes.
 
Quelles solutions apportent les différents candidats de la « pensée unique », les candidats du Système allant de la gauche socialiste à la droite dite républicaine ? Aucunes ! Le discours est sur celui qui trouvera la meilleure martingale pour donner de l’argent en même temps aux entreprises et au consommateur pour faire tourner la machine économique, sur la mesure qui va faire mouche dans l’opinion, facile à mettre en œuvre, comme les cadeaux faits aux anciens Présidents de la République. C’est une larme dans le budget de l’État mais un cadeau à l’opinion publique qui croit confusément qu’un peu de cet argent lui reviendra ou que c’est un pas vers le rabot des inégalités… hélas ! On rogne du fonctionnaire par ci, sans plus de détails, on parle de s’endetter un peu plus… pour relever la France, etc. Le catalogue ne fait que reprendre les idées sur lesquelles ont surfé nombre de gouvernements depuis quarante ans alors que l’on sait qu’elles ne produisent plus aucun effet notable par rapport à nos voisins.

Chez les anticonformistes de gauche et de droite, on voit chez la plupart d’entre eux le désir de faire une nouvelle omelette sans casser d’œufs. On prône la souveraineté, l’identité nationale, le désir de remuer les traités, de sortir de l’euro, etc. sans se rendre compte que la France est ficelée par un article des traités qui demande l’unanimité des 28 pays pour en bouger une ligne. Compte-tenu des aspects divergents des différentes politiques nationales, les discussions peuvent durer indéfiniment. Les britanniques l’ont compris. A moins que l’Europe s’écroule d’elle-même et que son centre soit incapable de se ressouder, ce qui n’est pas le cas dans les discussions confidentielles actuelles, le seul vrai changement possible est la sortie de l’UE par l’article 50, le Frexit. Tout le reste est mensonge aux électeurs, leurs propositions ne peuvent aboutir. On ne tourne pas autour du pot, on le dit et on fait savoir qu’on le fera. La possibilité de reprendre notre monnaie et de l'adapter à notre économie, de sortir du carcan des normes bruxelloises qui étouffent nos industries et notre agriculture, de rejeter le multiculturalisme comme la panacée (comme l’a avoué Angela Merkel… un temps), de reprendre le contrôle des frontières et du flux migratoire, de redéfinir notre politique étrangère dans un cadre plus euro-asiatique qu’atlantique, sont les actes indispensables pour un nouveau souffle de notre économie et de notre image dans le monde, image floutée désormais par son américanisme. 

Mais cette sortie de l’UE doit s’accompagner d’une sortie de l’OTAN et de toutes ces guerres d’ingérence meurtrières et inutiles, de cette pernicieuse campagne de désinformation sur la Russie pour nous préparer à la guerre, de ce double-jeu indigne que nous menons au Moyen-Orient pour déstabiliser le régime syrien, le plus démocratique du Moyen-Orient, tout en prétendant faire des actions contre Daech dont les États-Unis prennent soin pour que le chaos continue. Il n’est plus temps de proposer des pages de mesures dans les programmes si les conditions pour qu’elles puissent être efficaces ne sont pas remplies. Voter pour ceux qui font un préalable de la sortie de l’UE et de l’OTAN dans leur programme, et sans faux fuyant, est une nécessité vitale. Écoutez-les attentivement, vous comprendrez ceux qui sont sans ambiguïté.

A quoi peut servir de changer de serpillière 

Quand la voie d’eau n’est pas bouchée ?

A rien ? Si, à faire croire qu’on maîtrise 

Et à lentement couler le navire ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon