dimanche 2 octobre 2016

L’écologie, verte ou eugénique et fasciste ? (suite2)



Contrairement à ce que la plupart des français pensent l’écologie n’est pas née avec mai 68 et le grand retour à la nature avec tous ces jeunes partis élever des chèvres dans nos campagnes. Elle est née au Royaume-Uni du cerveau de scientifiques et d’oligarques et est liée à la Couronne Britannique bien avant la deuxième guerre mondiale sur des idées malthusiennes du début du XXème siècle. Elle était alors très liée aux partisans de l’eugénisme comme cela a été décrit dans les deux premiers articles cités précédemment. Arthur Tansley qui prononça le premier le mot « écologie », et deux autres hommes ont marqué les débuts de l’écologie, Julian Huxley devenu directeur exécutif de l’UNESCO et l’ornithologue britannique Max Nicholson (1904-2003) secrétaire du Conseil privé de la Reine d‘Angleterre. Les trois fondèrent le WWF (World Wide Fund) devenue une des plus importantes ONG environnementalistes du monde.

A Fontainebleau en 1948, sous l’impulsion de l’UNESCO, est créée l’Union internationale pour la préservation de la nature (UIPN) composée d’organismes publics et privés. Celle-ci lance alors un mouvement populaire mondial visant à contraindre les Etats à créer des réserves naturelles et des réserves de chasse sur tout le continent africain, le tout sous le contrôle d’une autorité indépendante. Dès sa naissance, le WWF s’installe au siège suisse de l’UIPN et sa fondation est annoncée lors de conférences de presse simultanées à Londres et au Tanganyika. Nicholson et Huxley n’eurent aucun mal à convaincre le prince Philip d’Edimbourg, déjà un malthusien fanatique, de prendre la tête du WWF britannique. Le prince Bernhard des Pays-Bas, ancien membre encarté du parti nazi, est nommé à la tête de la direction internationale. Avec le WWF, dont l’action était dirigée vers le grand public, Max Nicholson voulait imposer la vision philosophique d’un homme barbare et « ennemi » de la nature. Dans La révolution de l’environnement : guide à l’usage des nouveaux maîtres du monde (1970), Nicholson écrit :

« Nous devrions peut-être remonter jusqu’à la Réforme et à la Renaissance pour observer une désintégration générale comparable des valeurs établies depuis longtemps, résultant de l’impact de perspectives et d’idées nouvelles (…) Le message de l’écologie (…) sape bon nombre de valeurs et croyances récentes et appréciées, par une sorte de bouleversement sismique qui laissera dans son sillage des tas de ruines intellectuelles et éthiques. Sismique semble le mot approprié parce que la force émotionnelle et l’intensité derrière l’idée de préservation est aussi importante que son pouvoir intellectuel. » 

Derrière ce discours il faut noter que Sir Julian Huxley et Max Nicholson, les deux parrains du WWF, sont également des dirigeants de la Société eugénique britannique. D’ailleurs en 1962, Huxley avait écrit Too Many People (Trop de gens), un essai publié dans le recueil de "Fairfield Osborn, Our Crowded Planet : Essays on the pressures of population (Notre planète surpeuplée)" : essais sur les contraintes de la population). Que devrions-nous dire cinquante-quatre ans plus tard ! Il écrit sans ambiguïté :

« La surpopulation est la menace la plus grave au bonheur et au progrès humain dans cette période déterminante de l’histoire mondiale. Cette menace n’est pas aussi grave que celle d’une guerre atomique, mais il y a urgence car elle provient de notre nature (…) Le point essentiel est que la surpopulation est un problème mondial si préoccupant qu’il l’emporte sur tous les autres problèmes mondiaux, tels l’érosion des sols, la pauvreté, la malnutrition, les pénuries de matières premières, l’illettrisme, et même le désarmement (…) Si rien n’est fait à ce sujet, dans les cent prochaines années, l’humanité aura perdu toute prétention à régner comme seigneur de la création ou gardien de son propre destin, et sera devenue le cancer de sa planète, dévorant sans nécessité ses ressources et niant ses propres potentialités dans une vague de surmultiplication (…) Car le contrôle de la population, j’en suis tout à fait certain, est un préalable à toute amélioration radicale du sort de l’humanité. » 

La culpabilisation de l’homme était définitivement en route dans un monde lunaire (mission Apollo) d’optimisme culturel avec un goût de fin de guerre froide entre Kennedy et Khrouchtchev. Tout cela bascula de façon dramatique avec l’assassinat du président Kennedy, l’éviction du chancelier allemand Konrad Adenauer, les tentatives d’assassinats contre Charles de Gaulle et son départ de la présidence française. Avec le début de la guerre du Vietnam, les émeutes urbaines et les assassinats de Robert F. Kennedy et de Martin Luther King, l’optimisme du début des années 1960 se transforma en un pessimisme culturel amer, en particulier chez les jeunes des deux rives de l’Atlantique. Dans « Bataille pour l’esprit », un livre écrit alors qu’il travaille pour le projet MK-Ultra de la CIA, consistant à étudier l’instrumentalisation de la drogue et des superstitions religieuses à des fins militaires, en 1957, Sir William Sargent, un psychiatre militaire britannique de l’institut Tavistock écrit :

« Différents types de croyances peuvent être induites chez beaucoup de gens, une fois les fonctions du cerveau perturbées par des peurs, des colères et des excitations induites accidentellement ou volontairement. Parmi les résultats causés par de telles perturbations, le plus courant est une perte de jugement temporaire et une influençabilité accrue. Lorsqu’il s’agit d’un groupe, on parle parfois d’instinct moutonnier, apparaissant de façon spectaculaire en temps de guerre, lors d’épidémies graves et d’autres périodes de danger collectif qui augmentent l’anxiété et par conséquent l’influençabilité individuelle et commune. Avant les traumatismes des années 60, la plupart des Américains et Européens auraient rejeté comme autant d’inepties le malthusianisme radical et les idées eugénistes du WWF. En situation de choc, ces idées, associées à l’apparition de la contre-culture du rock et du sexe marchandise, semblent soudainement« normales ».
 
Il s’ensuit une offensive de propagande beaucoup plus vaste lancée pour répandre l’évangile de l’écologie et de la protection de la nature dans toute une série de récits catastrophistes contre la science et le progrès, dont un public ayant perdu tout sens critique se délecte de plus en plus. En 1968, le Club de Rome est fondé en tant qu’organisme international, chargé de populariser le mythe selon lequel la croissance démographique et économique est condamnée à s’effondrer à cause d’un épuisement fatal des ressources. Son texte fondateur s’intitule : The Predicament of Mankind (La situation difficile de l’humanité), suivi en 1972 de « Halte à la croissance ? », un livre de pure propagande, dépourvu de tout fondement scientifique. En 1970, le prince Bernhard et son ami intime Anton Rupert, le magnat du tabac sud-africain, lancent le « Club 1001 », dont l’objectif est d’assurer une base financière stable pour le WWF. Ce cercle secret se compose de 1001 membres, loin d’être bien sous tous rapports, qui contribuent chacun à hauteur de 10 000 dollars par an, assurant ainsi un trésor de guerre annuel de dix millions de dollars pour la propagande du WWF. Parmi les membres fondateurs on trouve le prince Johannes von Thurn und Taxis, de la vieille famille oligarchique vénitienne, le blanchisseur de l’argent sale du Mossad, Tibor Rosenbaum, le marchand d’armes Adam Khashoggi, le magnat des médias Conrad Black, le major Louis Mortimer Bloomfield, lié à l’assassinat du président Kennedy, etc. 

Parallèlement à la création du Club 1001, quelques membres éminents du pôle financier du WWF lancent en 1970 le « Jour de la Terre », un évènement international pour célébrer l’émergence de « l’écologie » comme nouvelle cause globale. Le canadien Maurice Strong en est l’un des architectes. Nous venions d’entrer dans l’ère écologique globalisée et en passe de devenir un slogan populaire. Il restait le pas à franchir pour en faire une tâche onusienne. C’est ce que nous verrons dans le prochain article avec son lien au catastrophisme climatique et sa cause anthropologique 

Il en est des meilleures aspirations de l’humanité 

Comme de toutes choses, elles peuvent cacher 

Les intentions les plus machiavéliques 

De leurs manipulateurs indélicats 

Sur des consciences terrifiées ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon