mardi 18 octobre 2016

Allons continuer à payer pour des mirages ? (1ère partie)



A l’heure où nous ne parlons que de chômage et que l’État français va présenter à Bruxelles un projet de budget 2017 sur la pointe des pieds car il est bâti sur des hypothèses trop optimistes avec pas mal de lignes de dépense reportées sur 2018. Ceci laisserait supposer que les chances sont faibles pour les socialistes de gagner la prochaine présidentielle dans leur esprit ou que le sursaut de gauche devrait être d’une ampleur telle pour la gagner que 2018 passerait dans l’euphorie d’une gauche retrouvée. J’avais l’intention de parler de la « Manifestation pour tous », enfin celle du 16 octobre qui a trouvé de nouvelles égéries dont celle de Marion Le Pen. Il n’y a aucune chance que la loi soit changée en cette fin de quinquennat et les partis politiques ont résolument pris comme thèmes principaux, l’économie et l’immigration supposée multiculturaliste. Les politiques s’affrontent sur les recettes pour modifier la donne. Tout en approuvant tous les points qui concernent la filiation, la PMA et la GPA, je reste respectueux de la loi jusqu’à ce que, par référendum, le peuple français la change. La difficulté principale est donc la démocratie car le référendum est l’objet de toutes les mauvaises raisons pour ne plus lui donner la parole. C’est donc pour moi l’objectif pour lequel nous devons d’abord garder nos forces pour le prochain quinquennat. Manifestons demain pour la démocratie que Bruxelles ne cesse de nous voler en suivant l’hégémonie des puissances de l’argent.

Ces derniers ont lancé tous les pays du monde dans une aventure soutenue par une pseudoscience qui illumine nos esprits par un mirage et vident les caisses des Etats, je veux nommer le réchauffement climatique anthropique avec ses conséquences particulièrement coûteuses. Nous sommes à une époque où le français prend plaisir à se culpabiliser, ancien colonialiste, raciste, et destructeur de l’environnement. Les politiques ne cessent d’ailleurs de surfer sur ces trois prétendus défauts. On se répand en excuses en Algérie. On se veut multiculturaliste et immigrationniste. On pourfend toutes les émissions carbone, sauf de notre respiration, jusque dans l’absurdité comme cette guerre au diesel des voitures alors que leurs émissions de carbone sont ridiculement faibles par rapport à celles des énormes trafics maritimes et aériens. 

Mais le gain de cette dernière mesure étant d’une efficacité infinitésimale sur la baisse mondiale du taux de CO2, et le remplacement des réacteurs nucléaires prévu par des « énergies intermittentes », il faut au moins que cette démarche soit peu coûteuse. « Facilité et abondance » voilà ce que nous promettent nos responsables pour gagner la lutte contre le réchauffement climatique. Le 20 août 2015,  François Hollande a déclaré « La transition énergétique ne doit pas être un prétexte pour augmenter les prélèvements, je m'y refuse ». Sauf que de plus en plus de taxes et de dépenses bien dissimulées sont imposées aux Français. Selon l’IFRAP, « Beaucoup plus lourdes pour le budget des Français que le milliard d’euros par an que devait rapporter l’écotaxe poids lourds, restent huit autres formes de prélèvements obligatoires en plein essor :   
  • Taxe carbone ou Contribution climat énergie
  •   Subventions à la production renouvelable d’électricité (CSPE) ;
  •   Surcoût des agro-carburants ;
  •   Certificats d’économie d’énergie (CEE) ;
  •   Surcoût des véhicules classiques ;
  •   Surcoût construction et rénovation ;
  •   Taxes, subventions et surcoûts divers ;
  •    Aide aux pays en voie de développement (PEVD) centrée sur la transition énergétique


La grande idée est l’éolien marin, parce qu’on espère pouvoir obtenir de l’électricité 50% du temps alors que le parc éolien terrestre ne dépasse guère 23%, sachant que cette production reste d’une intermittence aléatoire. Son utilité est donc deux fois moindre que celle de la production contrôlable comme celle des centrales au gaz ou nucléaires. Le coût de production des éoliennes marines en cours de construction est quatre à cinq fois supérieur à celui des coûts actuels de l’électricité (200-220 euros le MWh contre 42-50). Au total le coût des MWh produits par les éoliennes marines sera donc de huit à dix fois supérieur au prix de marché  actuel : un écart qui sera payé par le consommateur pendant au moins vingt ans.

Mais parlons de la taxe carbone ou « Contribution climat énergie ». Plus ou moins pour compenser l’arrêt de l’écotaxe camion, le gouvernement a décidé  d’augmenter en 2015, et à nouveau en 2016, la taxe carbone sur les produits pétroliers (et aussi sur le charbon) de 2 milliards d’euros en 2015 et de 4 milliards à nouveau en 2016. À l’occasion de l’ultime passage de la Loi de transition énergétique à l’Assemblée nationale, la taxe carbone a été alourdie par un amendement soutenu par le gouvernement : la taxe carbone de 22 euros la tonne en 2016, grimpera à 56 euros en 2020 et 100 euros en 2030. D’après le secteur pétrolier, une taxe de 100 euros entraîne une hausse de 14 à 16 centimes par litre de diesel ou d’essence. En 2016, la hausse de la taxe carbone est toujours masquée par la baisse du prix du pétrole, la rendant invisible à la pompe, mais elle reste bien réelle.

Mais il nous faut parler des autres taxes qui relèvent de ce défi de la lutte contre le carbone pour le réchauffement climatique pour comprendre que cela va être rapidement une charge financière insupportable par les États qui la répercute sur leur population. C’est un appauvrissement organisé sur une chimère, cette folle ambition de l’homme croyant dominer la nature, mais ce n’est pas une chimère pour ceux qui manipulent la taxe carbone, ce sont des milliards qui se dirigent vers leurs poches. On va en reparler dans le prochain article.

Nous sommes devant une folie humaine 

Une autodestruction de son argent

Savamment orchestrée par… 

Des profiteurs cachés.

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon