dimanche 30 octobre 2016

Se soumettre, disparaître ou renaître ?

L’attention de nos concitoyens est mobilisée sur la gestion d’un flux migratoire cristallisée sur l’opération brutale et tardive d’évacuation de la jungle de Calais. Pendant ce temps les policiers manifestent, conspuent leur hiérarchie et défient leur employeur, l’État. C’est du jamais vu sous la cinquième république. Les français assistent passivement à cette évolution des choses. C’est mal connaître ce peuple qu’en déduire qu’il restera ainsi en simple observateur. L’âme française est révolutionnaire et s’immobilise le temps que la pression monte pour lancer ce qui dégénère en guerre civile. Nous n’avons pas le réflexe anglo-saxon de prise en compte rapide de la réalité et d’actions immédiates. Nous fonctionnons d’une façon binaire, c’est blanc ou noir mais la noirceur progressive ne nous mobilise pas tout-de-suite. On nous persuade d’ailleurs qu’avec le temps tout va s’arranger de lui-même. C’est ainsi que nous avons constaté très tôt que Sarkozy puis Hollande n’étaient pas en phase avec les aspirations de leur peuple. Mais nous avons accumulé le déni, le vote « contre Sarkozy », comme se prépare le vote « contre Hollande ». Plus le peuple attend, plus le prix à payer est élevé et dans le cas présent du flux migratoire, de l’insécurité montante, des zones de non-droit et de l’islamisation. Il prend le risque de se trouver devant le triple choix de la guerre civile, gagnée ou perdue, ou la soumission.

J’ai écrit que le flux migratoire soulevait un double problème celui du nombre et de la nature des « migrants » qui ne sont que des clandestins ayant été ou non autorisés à rentrer dans l’Union européenne. La très grande majorité de ceux-ci sont de religion musulmane d’Afrique et d’Asie auxquels s’ajoutent des migrants musulmans d’Europe comme les Albanais. Evidemment la politique de l’autruche sévit même à Calais où on n’a relevé que l’identité et la provenance (la plupart du temps sans contrôle). On n’a recueilli aucune empreinte digitale, ni religion, ce qui fait que le flux qui ne va pas obtenir le statut légal de « réfugiés » vivra clandestinement et incognito en France grossissant le vagabondage et par là-même le trafic de drogues et d’armes, l’agression physique, le viol, le brigandage, l’extension des zones de non-droit et le djihad. 

L’évolution de la population musulmane en France tient à deux effets, l’apport externe donc l’immigration et l’apport interne par la natalité. L’apport de la natalité est prépondérant par rapport à celui de l’immigration même avec un solde migratoire passant de 150.000 à 200.000. L’étude que j’ai déjà publiée avançait la date de 2038 pour l’équilibre dans la population musulmane et l’autre, la date avec le solde à 200.000 est rapprochée à 2033. Cela aggrave la situation à terme mais ne change rien au fond du problème. Tout est dans le niveau d’assimilation de la population musulmane arrivée auparavant en France et en âge de procréer, et de leur progéniture. Le taux de fécondité est de 1,98 avec une grande différence entre la population de souche de l’ordre de 1,6 et celle d’origine migratoire récente à savoir 2,4 pour le Maghreb et près de 4 pour l’Afrique sub-saharienne. L’apport de la fécondité et de l’immigration actuel permet à la France une démographie positive.

Toutefois l’étude représentée sur le graphique précédent faisait une hypothèse sur la répartition entre le flux migratoire musulman et non musulman, de l’ordre 49% d’immigrés musulmans. Or il semble que dans le flux migratoire actuel le pourcentage de musulmans soit beaucoup plus élevé, sans doute des 2/3 au moins. Cela aggravera encore le résultat sur la date d’équilibre entre population musulmane et non musulmane. Dans ce cas d’école le pourcentage de 15% de musulmans, donné par les démographes comme celui de changements civilisationnels importants, serait atteint en 2019. C’est demain. D’ailleurs les actes contre les forces de l’ordre, les pompiers, les intervenants sanitaires se multiplient. Le dernier a marqué l’opinion publique. Le samedi 8 octobre 2016, à Viry–Châtillon, en banlieue parisienne, dans une de ces zones de non-droit qui se multiplient, deux voitures de patrouille ont été attaquées, vitres brisées, et incendiées au cocktail Molotov et les policiers volontairement bloqués à l’intérieur. La fronde policière contre l’État s’exprime par  Patrice Ribeiro, président du syndicat Synergie–Officiers, à propos du guet–apens de la Grande Borne, et parle d’une « tentative de meurtre d’une sauvagerie inouïe ». 

La réalité de cette guerre civile ethnique qui se prépare est confirmée par la forte hausse des policiers blessés en mission, dont aucune statistique officielle ne fournit l’origine des auteurs, pourtant parfaitement connue : 544 policiers blessés en moyenne par mois. Au premier trimestre 2016, 3267 policiers et gendarmes ont été blessés en opération (+14% par rapport à 2015). En 2015, 6.854 gendarmes ont été victimes d’agressions physiques ou verbales. Et 5736 policiers ont été blessés en service. Sans parler des pompiers… On assiste à deux mouvements parallèles : augmentation des populations immigrées qui fournissent presque 100% des délinquants violents et baisse de la réponse pénale. L’aggravation constante de la situation est le signe de la formation d’une situation explosive.

Réponse des politiques comme le cite Guillaume Faye  : François Hollande confirme avec cynisme cette évidence niée par ailleurs par les politiciens de gauche ou de droite : « la partition » de la France, en deux populations hostiles, « est en train de se produire ». Mais il n’en informait pas les français et n’en déduit aucune action nouvelle. Bernard Cazeneuve traite de « sauvageons », au lieu d’assassins, les voyous qui ont brûlé vifs des policiers dont il a la charge. Quant au ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, il a assuré : « il n’y a pas de zone de non–droit en France ». Quant à Juppé, il a déclaré dans un de ses discours que « la France était riche de sa diversité » autre version de « l’immigration est une chance pour la France ». Valls proclame que « l’islam est une partie indissociable de nous–mêmes, de notre culture et désormais de nos racines ». Cette déclaration du 17 octobre 2016 du Premier ministre de la France sonne comme une reddition honteuse et misérable. 

Ce sont les réponses de démission qui  vont dans le sens de l’objectif affiché par l’islamisme et largement répandu sur le web à savoir que « la France disparaisse, par une submersion démographique (invasion migratoire et natalité), une islamisation accélérée et à une guérilla de harcèlement qui fera céder et fuir les Français de souche ». Pourtant nous sommes devant une stratégie de provocation et de conquête, recommandée par les autorités musulmanes radicales, une stratégie de la tension devant déboucher sur une vraie guerre civile ethnique. Ce programme de guerre est déjà entré en application. Pourtant des voix courageuses et prophétiques s’élèvent mais sont mises en sourdine par les médias mainstream. Philippe de Villiers a révélé qu’il existe déjà des accords secrets ou discrets de soumission, extralégaux, avec la complicité de l’État français, pour céder, en douceur des portions du territoire français à la loi islamique, la charia. L’État collaborateur négocie déjà avec l’envahisseur. Éric Zemmour a estimé que les choses étaient mal parties : « Je crains qu’il ne soit trop tard[…] Si un pouvoir fort reprenait mes propositions, une partie des musulmans ferait sécession ; nous n’échapperons pas dans les trente ans qui viennent, soit à la guerre civile soit à la soumission. » Même Jean-Pierre Chevénement s’émeut de la prolifération des zones de non-droit. 

Nous sommes au carrefour de trois routes : 

Soumission à la civilisation de la charia

Disparition par expulsion ou meurtre 

Renaissance par guerre civile

De toute notre civilisation ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon