lundi 24 octobre 2016

La France ? Un État en décomposition !



L’État rentre dans une phase d’impuissance avec un chef qui n’a plus l’écoute de son peuple, ce qui n’est qu’un juste retour des choses puisqu’il a été autiste durant plus de quatre ans. Pendant ce temps le Président a passé son temps à écouter Bruxelles, les États-Unis, les puissances de l’argent et à marchander des contrats militaires avec les pays du Golfe contre l’islamisation de son pays et des avantages fiscaux. A l’aise pour les inaugurations et commémorations, jouisseur en chef de guerre, autoritaire pour imposer des changements sociaux sans impact notable sur les dépenses, ou pour agir sur l’Éducation Nationale, très généreux avec les grandes entreprises, il a simplement négligé le mécontentement de son peuple préférant le satisfecit de Bruxelles, des États-Unis et des puissances financières.

C’est parce que Louis XVI n’écoutait pas assez les grondements de son peuple qu’il a fini sur l’échafaud. François Hollande n’est que le plus mauvais Président que la France ait connu depuis le Général De Gaulle, l’efficacité de la fonction présidentielle et son autorité n’ont cessé de se dégrader. Toutefois ce Président, après un prédécesseur qui a terni l’image d’une présidence au-dessus de la mêlée, vient de commettre une faute de la plus grande gravité qui devrait le mener devant la Haute-Cour et le tribunal international après la révélation de ses « Confidences » où les « au moins quatre assassinats ciblés » sont dévoilés. C’est évidemment beaucoup plus que le sang de quatre humains qu’il a sur les mains, comme le dit Philippe De Villiers. Nos interventions officielles ou plus ou moins secrètes au Mali, en Ukraine, en Irak et en Syrie entre autres n’ont jamais eu de véritables raisons en dehors de celles de se conformer à la politique hégémonique américaine. On sait même que le djihad a été mis en action sciemment pour pouvoir être militairement présent au Mali et assurer un gouvernement à notre botte et à celle des USA. C’est d’ailleurs pourquoi notre armée a pu mener une guerre éclair, mais sans qu’aucun des problèmes ethniques et religieux ne soit réglé. 

Mais revenons aux « Confidences » dont le titre « Un Président ne devrait jamais dire ça » résume toute l’opprobre que l’on peut jeter sur l’interviewé. L’assassinat en terre étrangère est interdit par les conventions internationales et punissable. Le Président a donc placé la France en dehors du Droit International. Cette confidence le rend condamnable comme l’a exprimé Claude Lelouch à la tribune de l’Assemblée. On sait que ceci a été pratiqué par de nombreux chefs d’État français, mais le cas de Hollande s’aggrave quand on apprend qu’il a fait assassiner le chef des Shebabs au Soudan… Etait-ce vraiment l’ennemi le plus acharné contre la France ? Ou n’a-t-on pas là tout simplement donné « un coup de main » aux États-Unis ? Dans ce cas l’intérêt vital pour notre pays n’est pas en jeu. Mais, en admettant que ces meurtres aient une « bonne » raison d’État, le dire pour être publié est une faute grave car elle révèle un secret d’État qui doit être classifié. Ceci rend le président passible de la Haute Cour de Justice, son immunité ne l’en protège pas et sa destitution peut être demandée.

Les policiers en colère entraînent avec eux d’autres corporations dont les infirmières, les hôpitaux, les pompiers, etc. Le mouvement peut prendre de l’ampleur et même s’il se calme on sait que ce calme sera provisoire et de coure durée. Les dernières réformes passent mal dans l’Éducation Nationale. La petite paysannerie souffre sans que des solutions politiques globales soient entreprises. A chaque fois l’État recule, lâche du lest pour gagner du temps mais son autorité s’en trouve bafouée. Les maux sont récurrents et l’assaillent en permanence. Il écope dans le bateau au lieu de boucher la voie d’eau. On apprend même, par Philippe De Villiers, que Hollande avoue officieusement qu’il y a un problème avec l’Islam et qu’il redoute d’en arriver à un partage du territoire français entre les lois de la République et celles de la charia. Le constat de l’extension des « zones de non-droit » ne peut que donner de la force à la probabilité de ce scénario. 

16844 km2
L’État est en décomposition au propre et au figuré, son impuissance ne peut que grandir avec le retrait progressif des pouvoirs régaliens. Parmi ceux-ci le fait de disposer librement de notre Budget et de notre monnaie, nous est retiré. Celui de disposer de nos armées est mis sous la tutelle quasi obligatoire de l’OTAN. Les quotas du flux migratoire sont tout juste négociables. Nous donnons même notre accord aux traités CETA et TAFTA dont un des articles permet à une entreprise privée de mettre en accusation un État devant un tribunal privé. Nous devrions avoir honte de constater que la simple Wallonie, grande comme trois départements français, est capable de tenir tête à l’UE. Elle rejette l’ultimatum de Bruxelles sur le CETA. Ironie du sort le drapeau wallon est le coq. La Présidence de Hollande est une présidence de vassalité qui permet de bénéficier des avantages actuels et futurs de la fonction, de laisser une place dans l’Histoire (petite), de profiter de la jouissance du pouvoir (délégué néanmoins par l’étranger), et d’un statut social hors pair.

Le souci de la souveraineté de l’État s’éteint et s’ouvre l’ère des compromissions et de l’exécution des ordres. On laisse pourrir la situation à Calais mais on finit par obéir aux injonctions faites par Bruxelles de régler cette affaire au plus vite… si l’on veut que le climat soit serein lors de la présentation du Budget 2017. Macron arrive avec de grandes propositions sur la Loi Travail, directement issues des directives que lui a adressé Bruxelles. La contestation monte, il refile le bébé à El Khomri qui débarque et braque les syndicats et l’opinion. Le bébé naît plein d’ecchymoses et de santé fragile. Macron s’en lave les mains et sort du gouvernement… pour vivre sa vie politique en surfant sur ses succès… à venir. Son coach Attali enrage. Voilà l’image d’une classe politique qui produit un État qui finit par être en décomposition malgré un peuple productif, globalement intelligent, dans une histoire mondiale de premier plan, une géographie et un climat favorables et le deuxième territoire maritime mondial. Qu’est-ce qui ne va pas ? Les politiques que nous portons aux responsabilités. Pourquoi ? Parce que la démocratie n’est plus que l’ombre d’elle-même. On en parle dans tous les discours, mais on l’empoisonne lentement. La relique est faite pour être montrée mais on la rentre dans sa châsse dorée aussitôt après. 

Le fonctionnement de la démocratie est corrompu par des médias achetés, partie prenante de la manne issue de l’élection des gouvernants, entre les mains de quelques puissants lobbies qui donnent pour récupérer plus. Les élections américaines en sont le parfait exemple et comme nous dépendons de la même Cabale des puissants nous singeons de plus en plus. Les primaires en sont un exemple. Mais les élections américaines sont gagnées, grâce au matraquage médiatique quasi unanimement voué à un seul candidat qu’ils ont sponsorisé, et une fraude électorale éhontée à tous les niveaux comme le rapporte le journaliste américain indépendant Paul Craig Roberts : « Les élections volées sont la tradition étasunienne. Les élections sont volées à chaque niveau : étatique, local et fédéral. Le vol de Richard J. Daley, le maire de Chicago, et ainsi, du vote de l’Illinois pour John F. Kennedy, est légendaire. Le vol d’Al Gore à l’élection présidentielle de l’année 2000, par la Cour suprême républicaine des USA, qui a fait obstacle au recompte des votes en Floride, est un autre exemple légendaire. Les écarts entre les sondages de votants à chaud et le décompte des voix des machines de vote électroniques secrètement programmées, qui ne fournissent pas de trace papier, sont également légendaires. »  Nous en avons eu un aperçu chez nous lors des précédentes primaires de la droite. « Ne croyez pas les sondages disant que Hillary a gagné les sessions de questions-réponses ou qu’elle est en tête dans l’élection. Les sondeurs collaborent avec l’establishment. Si les sondeurs pondaient des résultats indésirables, ils n’auraient aucun client. La victoire de Hillary est le résultat désiré. » Ne croyez surtout pas qu’il n’en est rien chez nous ! 

Un Etat déliquescent devient la proie de l’étranger 

Qui le sucera jusqu’au sang et n’aura pour lui

Que la mépris attribué au vaincu ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon