samedi 13 mai 2017

Réformer, résoudre dans l’UE ? Un leurre ! (suite)


Nous vivons depuis trop longtemps dans le leurre de l’UE. La doxa martelée sans relâche par un consensus politique, le dévoiement des forces médiatiques, l’enrôlement du monde culturel et artistique, l’évitement systématique de la comparaison avec les autres nations européennes, la faculté d’oubli du peuple aidant, l’esprit d’une grande majorité de nos citoyens a admis inconsciemment des mensonges comme des vérités. Ce phénomène est bien connu des psychologues. Le renversement est tel que la vérité ne tient plus à la fiabilité de la source mais à la crédibilité ou pas du locuteur, du messager et du media sur lequel il intervient….la vérité ne sort plus de la bouche des enfants mais des experts, des politiques et des médias payés pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
 
Si la victoire de Macron est celle sans conteste des européistes, on a pu noter le ras-le-bol des français qui s’est traduit par l’élimination systématique des principaux dirigeants de la gauche et de la droite européiste, même si l’action souterraine de l’État a savonné la planche de certains. La France cherche donc une nouvelle voie et l’a exprimé en rayant un passé politique d’opposition,  plus théâtrale que réelle, entre la gauche et la droite liées par l’Europe et dites de gouvernement. Alors pour nombre de citoyens la réflexion s’est arrêtée là et l’opportunité d’un jeune et fringant politique, dépoussiéré rapidement de son passage au pouvoir, habillé habilement d’un « ni gauche-ni droite », a fait croire que la France allait vers un véritable renouveau présenté comme enchanteur, selon la vieille technique des bonimenteurs. Macron est élu Président, et nous allons franchir un nouveau stade du fascisme financier. Il va faire la politique de l’oligarchie financière avec encore plus de vigueur que celle qu’il a mise pour la loi travail, finalement sortie sans avoir respecté exactement les directives européennes. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a laissé la fin du travail à El-Khomri avant de disparaître du gouvernement. Il s’est donc présenté blanc pour l’oligarchie et irresponsable de ses errements économiques au peuple français.
 
Il appartient donc au peuple et plus particulièrement au petit peuple de se réveiller, de sortir du sortilège Macron, pour imposer sa volonté de redonner à la France son indépendance. Les législatives et la rue sont ses prochains terrains d’action. Tous ceux qui ont gardé les yeux ouverts font partie des extrêmes et des abstentionnistes. Il importe qu’ils se réunissent dans un élan commun pour oublier toutes les divergences plus apparentes que réelles afin d’unir et choisir la voix de « décadenassage » de notre pays. La sortie de l’UE est un préalable à tout changement fait dans l’intérêt du peuple et non de l’oligarchie financière. Celle-ci ne se préoccupe pas du chômage, ni de la fermeture des usines puisque c’est elle qui les ferme en délocalisant ou les vend à des étrangers pour les dépecer, ni de la mort de la paysannerie française, ni du déficit du commerce extérieur puisqu’ils fabriquent à l’étranger des produits pour les importer chez nous après avoir licencié ses salariés français. Leurs préoccupations c’est la bourse, la spéculation, les montages pour échapper à l’impôt et les paradis fiscaux. Les islandais l’ont compris et mis dehors leurs politiques et leurs banquiers. Ils s’en portent à merveille avec une croissance à nous faire pâlir… en dehors de l’UE. Les français n’ont encore pas tout compris. 

L’indépendance de la France n’est pas plus le seul acte à accomplir que celui du jeune fils ou fille qui quitte le domicile familial pour vivre sa vie. Mais il le fait parce qu’il sait que l’emprise familiale l’empêcherait de se réaliser. La France doit sortir de la famille de l’UE parce qu’elle l’étouffe. Comme les jeunes, elle doit croire en ses capacités de renverser des montagnes et de s’ouvrir au monde sans les chaînes de l’UE. Ce n’est au fond que fonctionner comme la majorité des pays du monde. Elle pourra alors retrouver sa compétitivité avec une dévaluation, comme l’a fait le Royaume-Uni, et comme elle l’a souvent fait dans le passé. C’est la façon de réduire le chômage par la croissance, et, en reprenant le contrôle des mouvements de capitaux, elle luttera contre les délocalisations et se dotera d’un moyen plus efficace pour lutter contre la fraude. Elle pourra mettre fin à l’action européenne sur la régionalisation de l’UE qui souhaite la disparition des Etats dans une Europe fédérale sur le modèle américain et refaire une France plus proche de ses structures administratives communales et départementales. Elle pourra renationaliser les services indispensables à sa vie économique, et retrouver une politique étrangère d’équilibre entre l’Est et l’Ouest. 

Mais elle devra prendre en compte le problème migratoire, qui ne peut se résoudre qu’en ayant une nouvelle politique tournée vers les pays migrateurs. Elle doit retisser des liens particuliers avec l’Afrique francophone, des liens d’égal à égal entre partenaires. L’aide à l’essor économique de ces pays aura un impact direct sur la réduction de l’immigration. Elle pourra cesser ses luttes au Moyen-Orient et, d‘une façon générale, contre l’oumma sur ses terres musulmanes. Elle pourra de nouveau ne plus être considérée comme un pays ennemi, qui alimente la haine du djihadisme, mais redevenir le pays phare de la paix et de la liberté dont le monde a besoin. Il ne faudra pas oublier l’implantation progressive d’une nouvelle culture, qui pourrait se considérer comme une civilisation de conquête. Elle demande de lancer un grand plan d’intégration au minimum et d’assimilation finale sur nos valeurs et non celles du Coran. Ce problème est urgent à prendre en compte car il demandera du temps pour espérer le maîtriser. 

Il faudra aussi prendre en compte une politique énergétique qui ne se borne pas à suivre aveuglément les directives de la COP21, insufflées par les multinationales. L’arrivée de Trump au pouvoir va non seulement modifier la politique énergétique américaine, mais a un effet d’entraînement sur plusieurs pays du monde, plus ou moins décidés à couper le lien avec les combustibles fossiles. Le charbon a des ressources surabondantes, le bois est toujours très utilisé pour le chauffage et les ressources en gaz et en pétrole sont en grande augmentation avec les perspectives ouvertes dans l’Arctique et dans le bassin méditerranéen. Pour ces dernières c’est une véritable évolution géopolitique dont la France va devoir tenir compte. Un grand débat, qui sorte de l’idéologisme vert, devra avoir lieu sur le mixte nucléaire-énergies renouvelables. 

Il y a de nombreux chantiers à ouvrir pour prendre en compte les besoins réels de notre peuple sans oublier que notre système éducatif a du plomb dans l’aile et n’est pas à sa place dans les indices mondiaux. La révolution numérique qui inclut la robotique a des conséquences économiques, sociales et humaines, qui vont demander une réflexion de fond. L’implantation des puces, la disparition du cash (billets) prévue en 2018, sont autant d’évolutions qui demandent que l’État juge de son opportunité et surtout ne cache rien aux citoyens. La liberté individuelle est un fondement indispensable de notre démocratie, et doit être préservée. Là encore l’UE y joue un rôle néfaste. 

Il nous faut constater que l’élection d’Emmanuel Macron signifie obligatoirement un resserrement de nos chaînes et une course vers la pauvreté en courbant l’échine. Le peuple français va rapidement y voir plus clair, et les illusions perdues vont engendrer un mouvement irrésistible du peuple français comme souvent dans son histoire. Notre jeunesse a besoin d’espoir, celui que l’on vient de lui faire miroiter va vite s’avérer un leurre. Nous devons alors lui présenter l’horizon de la France de toujours, libre et indépendante, tournée vers la paix et le rayonnement sur le monde. Nous devons l’inviter à la reconquête des acquis de ses ancêtres. Il faut que la minorité des yeux ouverts ouvrent ceux à qui on a bandé les yeux ou qui les ferment en pensant que la fortune vient en dormant. La voix des indépendantistes doit couvrir celle des européistes les 11 et 18 juin prochains. C’est possible mais agissez et dites-le autour de vous.
 
Fermons nos yeux et nos oreilles à la propagande. 

Observons et décodons les manœuvres

Qu’une oligarchie prédatrice 

A concocté de longue date

Pour nous asservir, 

Puis marchons

Mais libres !

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon