jeudi 11 mai 2017

Le fascisme est à nos portes ! (2ème partie)


« Le fascisme est un système politique autoritaire qui associe populisme, nationalisme et totalitarisme au nom d'un idéal collectif suprême. » Lu avec notre conception Hitlérienne ou Mussolinienne, il peut paraître évident que nous avons échappé de justesse au fascisme du FN. Il est vrai que l’on retrouve du populisme dans ce mouvement, comme dans la France Insoumise. « Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques qui fait appel aux intérêts du "peuple" (d'où son nom) et prône son recours, tout particulièrement en opposant ses intérêts à ceux de "l'élite". » On ne peut pas dire que cette vue des choses mérite le caractère péjoratif qu’on lui attribue, vu notre situation actuelle et future. Par contre le nationalisme est un terme que nous associons à la France, mais qui peut tout aussi bien s’appliquer à l’Europe-nation. « Le totalitarisme est un régime à parti unique, n'admettant aucune opposition organisée et dans lequel l'État tend à confisquer la totalité des activités de la société. » Muni de ces définitions je vais vous parler du nouveau fascisme, le fascisme financier. On pourrait le définir ainsi.

« Le fascisme financier est un système autoritaire de domination des peuples qui associe oligarchie ploutocratique, nationalisme et totalitarisme mondialisés dans le but caché d’enrichissement de son élite. » Nous avons pu apprécier la présence de cette oligarchie ploutocratique dans le choix du candidat Macon pour lequel les bourses de celle-ci étaient grandes ouvertes, aussi bien dans la précampagne que dans la campagne, comme la très grande majorité des médias nationaux et régionaux. Elle est donc bien présente et à la manœuvre dans le fascisme financier. C’est bien cette oligarchie qui œuvre pour le Nouvel Ordre Mondial, dont la globalisation ou mondialisation en fait partie. Il ne peut y avoir de nation mondiale s’il subsiste des Etats-nations en son sein, pas plus qu’il ne peut y avoir d’Etas-nations au sein de l’Union Européenne. On conçoit bien ainsi que l’Union Européenne n’est qu’une étape dans l’élargissement au monde entier du fascisme financier. 

Ce fascisme financier doit évidemment s’extraire de toute contestation qui pourrait nuire à l’objectif recherché. Le totalitarisme du parti unique, présent comme dans l’URSS, pour donner un semblant de démocratie, est indispensable. La confiscation de la totalité des pouvoirs est mise entre les mains d’une poignée de puissances financières dont le chef ne peut qu’être choisi que parmi les plus grandes fortunes. Tous les organismes doivent œuvrer dans le même sens. C’est ainsi que l’UE met la vraie démocratie sous cloche avec l’interdiction factuelle du référendum et un Parlement au pouvoir restreint à l’amendement des lois européennes proposées par une technocratie aux ordres. Le but est de tenir le peuple le plus éloigné possible de la connaissance de la marche forcée qui lui est imposée. Nous venons d’apprendre que les ukrainiens vont rentrer dans l’UE sans passeport et s’y déplacer comme nous. Avons-nous émis le moindre avis sur ce point ? Le candidat Macron, qui était au courant puisque cela est en gestation depuis des mois, vous en a-t-il parlé ? Non évidemment, pourtant cela a une importance dans l’arrivée des ukrainiens et les permis de séjour… avant naturalisation. On ne vous demandera pas plus votre avis par référendum pour faire rentrer l’Ukraine, la Moldavie, la Géorgie dans l’UE. Le parti unique, que Macron veut constituer, l’avalisera pour nous, comme pour la Constitution européenne.

Le vrai but vers lequel nous allons de gré ou de force est le fédéralisme, car il est dans les gênes de la construction européenne telle qu’elle a été insufflée à Jean Monnet par les Etats-Unis. D’ailleurs on entend bien les discours qui disent que si l’UE ne va pas bien, c’est qu’elle n’est pas assez fédérale. L’euro entraîne des disparités croissantes entre les membres de la zone, qu’à cela ne tienne, on va harmoniser les dettes, les économies, les mesures sociales. Pour corser le tout on va élire un chef doté des pouvoirs économiques et sociaux qui s’imposeront aux pays de la zone euro. En ce qui concerne la mutualisation de la dette, le grand pourvoyeur désigné serait l’Allemagne. Elle s’y refusera politiquement et constitutionnellement. N’oublions pas que, contrairement à la France, la constitution allemande n’est pas soumise aux traités, ils ne sont pas fous comme nos idéologues. En conséquence, le deuxième pourvoyeur est la France pour les dettes énormes de l’Italie et de la Grèce entre autres. Au nom de la solidarité, il suffit de faire appel aux français ou plutôt à leur porte-monnaie. De toute façon si cela est décidé entre coquins, nous n’aurons pas notre mot à dire. 

Vous pensez, sans doute, que le ras-le-bol ira dans la rue, certes, mais n’oubliez pas que le fascisme financier est un système autoritaire qui n’admet aucune contestation. Les mouvements contestataires ont vocation à être réprimés sévèrement. C’est la crise et le socialisme allemand qui ont généré Hitler et celui-ci a montré ce que l’autoritarisme peut faire. Le fascisme financier n’admettra pas non plus longtemps la contestation sur le plan des idées et la lutte contre les « fake-news » s’amplifiera à souhait. En effet seule l’oligarchie, où sa marionnette, décidera le vrai du faux. J’ai vécu la propagande allemande dans les journaux, les cinémas, les radios de l’époque, et elle seule était autorisée à donner les vraies nouvelles. Restriction progressive des libertés d’écrire et de se réunir, et propagande intensive pour restreindre la liberté de penser, pointent déjà leur nez et l’état d’urgence se prolonge sans efficacité réelle pour le but avoué. La marionnette Macron va aller chercher sa feuille de route à Bruxelles, à Berlin et à Francfort pour terminer devant Trump pour ce qu’il doit faire dans l’OTAN.

Juncker et Moscovici n’ont pas attendu pour rappeler que la France doit remplir toutes ses obligations dont le retour du déficit public sous les 3% du PIB en taillant dans les dépenses. 120.000 suppressions de fonctionnaires déjà annoncés, viennent s’ajouter à la disparition des commissariats et bibliothèques en cours. Mais l’objectif de disparition de l’Etat, par la suppression de ses moyens d’action, s’accompagne d’une régionalisation plus poussée avec la suppression de 25 départements et l’éloignement du peuple des organes de décision. On sait que ceci n’amènera aucune économie, le but n’est donc pas celui-là. Vous allez constater qu’une autre volonté de l’oligarchie est le multiculturalisme, les mesures concernant l’introduction de la religion dans la vie publique vont se faire jour. C’est une autre façon de détruire l’identité d’un pays. Comme la politique migratoire est aux mains de l’UE, la France sera conviée à la suivre. N’oubliez pas que la désobéissance aux directives de l’UE est passible de sanctions et nous payons déjà 45 millions par an. 

Le gel des salaires annoncé n’est que la première partie de la politique d’austérité qui va nous être imposée. L’augmentation de la CSG avec transfert de l’argent des retraités « fortunés » au-dessus de 1200 euros/mois vers les actifs pour ne pas augmenter les charges sociales des entreprises est un moyen inique. Il dépeint bien que tout sera fait pour appauvrir le peuple avec comme objectif la réduction des dépenses de l’Etat, même au détriment du service public, et l’aide aux entreprises sans que les multinationales ne soient réellement touchées par leur facilité à échapper à l’impôt. Le fascisme financier n’a rien à faire du peuple, surtout quand il ne produit pas ou plus.
 
Le fascisme financier est à nos portes 

Il a même déjà un pied à l’intérieur.

Fermez la télé et ouvrez les yeux, 

Sortons de l’UE avant

D’y disparaître !


Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du  Languedoc-Roussillon