samedi 27 mai 2017

Les vraies politiques dont on se garde de débattre (fin)



Si l’implantation de nouvelles énergies renouvelables, dont l’intermittence est incontrôlable, les EnRi, ne peuvent en aucun cas remplacer les centrales thermiques car leurs productions sont intimement liées (cf. articles précédents), et qu’elles ne peuvent donc qu’augmenter la pollution, il faut chercher ailleurs les raisons de cette politique. Si l’on prend le coût du kWh des EnRi, on voit que,  les éoliennes terrestres produisent un kWh plus cher que celui du nucléaire et encore plus de l’hydraulique. Ce n’est donc pas non plus de ce côté qu’il faut chercher une justification. Pire on peut en déduire que le coût du kWh du « Mixte énergétique » sera de plus en plus élevé. Il en sera de même du coût pour le consommateur ou le citoyen, puisqu’il faudra choisir entre soit une augmentation du prix du kWh soit des subventions aux producteurs, ou les deux. C’est le cas en Allemagne où le coût du kWh est subventionné par l’Etat pour freiner son augmentation, mais l’Allemagne pompe l’argent de la plupart des autres pays européens, en particulier ceux du sud. 

Il ne nous reste que la volonté d’arrêt du nucléaire puisque l’argument de diminution de la pollution est totalement faux. Pourtant c’est celui qui satisfait le plus l’opinion publique depuis que l’on y a inclus la diminution du taux de CO2, avec le matraquage des esprits sur l’existence d’un réchauffement climatique. Il faut donc parler de cette doxa, dont on rend responsable le GIEC. Ce groupe d’experts gouvernementaux, sous tutelle de l’ONU, a pour mission d'« établir régulièrement une expertise collective scientifique sur le changement climatique. » Le GIEC n'est donc pas un organisme de recherche, mais un lieu d'expertise visant à synthétiser des travaux menés dans les laboratoires du monde entier, en fonction d'un problème précis, pour lequel les États l'ont mandaté. 

Ceci mérite les commentaires suivants : 1- le choix du thème est en fait le réchauffement climatique, donc les travaux examinés ne sont pas ceux qui concernent le refroidissement climatique que l’on craignait dans les années 1960-70 ou ceux qui mettent en doute le réchauffement. 2- le rapport complet des experts du GIEC ne peut donc à priori se targuer de consensus puisque l’on sait qu’un nombre de plus en plus important de scientifiques, dont des prix Nobel, nient le réchauffement et (ou) le lien avec l’émission anthropique du CO2. 3- le texte remis aux États est issu de l’interprétation politique que font des non-scientifiques, mandatés par ces États. On constate d’ailleurs l’écart entre l’expression d’affirmations très circonstanciées des experts et les certitudes adressées aux Etats.

Depuis la COP21 à Paris, le chant du cygne de François Hollande, le sujet revient à l’ordre du jour avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Celui-ci a clairement affirmé que rien ne permettait pour l’instant d’affirmer qu’un réchauffement catastrophique allait se produire si nous ne diminuions pas le CO2 émis par l’homme. Son attitude est relayée par le même point de vue de Poutine et des experts russes. Le sujet devient brûlant à un point tel que la divergence des États-Unis sur ce point est actée aujourd’hui au G7. La peur de voir la COP21 se déliter lors du prochain G20 étreint les pays de l’UE et en particulier la France. Plus le temps passe, plus la thèse du réchauffement climatique a du mal à faire coïncider les prévisions de la centaine de modèles mathématiques retenus par le GIEC avec la réalité mesurée. Pour prolonger la vérité de la doxa, on parle désormais de hiatus dans la prévision. Patientez, ça va être vrai plus tard. 

La thèse selon laquelle les variations du CO2 depuis des millions d’années ne sont pas la cause des variations de température mais l’effet avec un décalage dans le temps prend de plus en plus de poids. L’importance énergétique du soleil semble sous-estimée et des coïncidences avec les cycles solaires sont évoquées par de nombreux experts scientifiques. Enfin l’augmentation du CO2 depuis le début de l’ère industrielle n’est pas en corrélation avec les températures relevées. Pour donner l’étendue des informations d’enfumage avec les volumes de glace aux pôles dont on nous rabâche que c’est la preuve du réchauffement climatique, il faut savoir que la somme des volumes de glace entre l’arctique et l’antarctique est sensiblement constant. Quand l’un augmente, l’autre diminue.

La conclusion de tout ceci est simple. La climatologie actuelle n’est pas en mesure de donner une certitude scientifique suffisamment étayée pour que les politiques s’en emparent. Le doute devrait l’emporter et, si ce n’est pas le cas, c’est que certains ont intérêt à se servir de la science, même en proie à des doutes, pour servir leurs intérêts. Le relais de l’écologisme, à différencier de l’écologie qui s’intéresse à notre environnement immédiat et à notre santé, donne du poids à la vérité du réchauffement et aux catastrophes annoncées. Tout est fait pour que le peuple soit convaincu d’une doxa qui ne peut être remise en cause. Les politiques y trouvent un moyen de montrer la conscience de leur responsabilité et même certains osent dire qu’ils vont sauver la planète. Mais les conséquences d’une erreur d’orientation des politiques énergétiques sont financièrement très lourdes et c’est évidemment le citoyen, contribuable ou non, qui va le payer car il est un consommateur piégé. Il ne peut se passer d’électricité, comme est piégé l’automobiliste. 

Le seul vrai moteur de la politique énergétique actuelle est la peur du nucléaire, le reste est de l’enfumage d’un peuple pris en otage et qui va payer plus cher son électricité sur sa facture, ou (et) par les impôts et taxes. Le nucléaire n’est pas responsable des émissions anthropiques de CO2 ou autres polluants atmosphériques alors que les EnRi sont indirectement polluantes dont le CO2. C’est ainsi que le véritable débat devrait être posé. Le lien supposé, mais affirmé, entre le CO2 anthropique et le réchauffement climatique vient fausser ce débat. Il est en fait le suivant et, après information et vrai débat, le peuple devrait être incité à trancher sur les deux questions suivantes : Le danger du nucléaire français est-il insupportable ? Si oui êtes-vous prêts à accepter une politique des EnRi plus coûteuse et indirectement plus polluante au sens large du terme ?

Si l’on accepte la politique énergétique actuelle, le réchauffement climatique n’a plus rien à faire dans le débat. La vraie question : « Veut-on tuer le nucléaire ou non ? » n’est pas posée au peuple. S’il est trop dangereux, il faut alors interdire dès aujourd’hui à EDF et AREVA de vendre des réacteurs nucléaires à l’étranger… pour sauver la planète. La politique énergétique est incohérente, parce que nous refusons le nucléaire et nous le vendons dans le monde entier, et parce que les prévisions de consommation d’ici 2020 ne nécessitent pas d’augmenter encore notre surproduction actuelle par des EnRi. L’arrêt des centrales nucléaires est un choix purement politique, et non décidé par les experts de la sûreté nucléaire. Pire cette décision politique de grande importance n’est pas exposée au peuple français dans un vrai débat mais comme une doxa à laquelle il ne peut se soustraire et qu’on lui distille sous forme de peur du nucléaire et de catastrophismes climatiques.

L’enfumage permanent de nos compatriotes

Touche de plus en plus de domaines.

Mais ce peuple voulu moutonnier

Ne sert pas ses propres intérêts

Mais celui de ses bergers

Qui se servent de lui

Pour s’enrichir !

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon