dimanche 21 mai 2017

Changement climatique oui ! Mais dans quel sens ?



Pour la majorité des français et la totalité des médias, en particulier les grands médias, cette question n’a justement aucun sens. La Terre se réchauffe un point c’est tout. Pour ceux qui en doutent encore, il suffit de lire les rapports de la COP21 où la France est devenue le pays qui va sauver la planète. D’ailleurs la plupart de nos politiques, dont d’ailleurs des candidats de l’élection présidentielle, n’ont pas manqué de glisser leur souci de faire face… au réchauffement climatique. J’ai même entendu Nathalie Kosciusko-Morizet dire que ceux qui refusent de croire au réchauffement sont des imbéciles. Évidemment elle ne faisait que relayer la bien-pensance qui est de mise quand on veut exister politiquement dans le Système. Car il ne fait pas bon de mettre en doute ce qui, selon François Hollande, a un consensus scientifique mondial. Il a admis toutefois que quelques attardés, qui se comptent sûrement sur les doigts de la main, font encore une résistance pour ne pas perdre la face. Il se trouve que ces attardés comptent 30.000 scientifiques dont deux Prix Nobel qui ont signé une charte de désaccord sur le triptyque réchauffement – homme – CO2. Qui vous l’a dit ?

Dans ces moments où se déroule une campagne pour les élections législatives, le sujet n’est pourtant pas anodin. Les députés que nous élirons auront à voter le budget et la politique énergétique de la France. Peut-être pensez-vous que tous les pays du monde ont adopté une politique énergétique qui tient compte du réchauffement climatique ? Ce faisant nous suivons le mouvement mondial qui, non seulement croit au réchauffement climatique aux conséquences dramatiques, mais encore rend l’homme responsable de cette autodestruction. Il n’en est rien. Les plus grands pays du monde n’ont pas notre réflexe, même s’ils ont pris des engagements d’ailleurs non assortis de sanctions pour diminuer l’utilisation des énergies fossiles. 

C’est le cas de la Chine, grande puissance charbonnière et l’un des plus grands pollueurs de la planète. Mais ce pays a sauté sur l’occasion des Energies Renouvelables intermittentes, les EnRi, pour développer une industrie particulièrement efficace dans ce domaine. On comprend pourquoi. En effet elle fournit 95% des terres rares, ces éléments chimiques, qui entrent dans la fabrication des éoliennes et des panneaux solaires. Ceci ne l’empêche pas de développer un plan énergétique nucléaire avec la construction des deux EPR, type Flamanville, de la centrale nucléaire de Taishan dans laquelle EDF participe à hauteur de 30%. Ces deux réacteurs seront mis en service successivement durant le second semestre 2017 et le premier semestre 2018. Ce pays ne renonce pas aux énergies fossiles mais il essaie d’en limiter l’utilisation par un mixte ENRi-nucléaire-charbon. Cela lui permet d’être au premier rang mondial pour la fabrication des éoliennes et des panneaux solaires, ce qui n’est pas notre cas.

On peut citer deux autres pays où les dirigeants ont des positions qui tranchent par rapport au consensus dit mondial. L’Australie d’abord, grand pays particulièrement écologique, qui ne suit pas la déferlante des EnRi et qui ne croit pas au réchauffement climatique dû à l’activité humaine. C’est aussi ce que dit Poutine pour la Russie. Mais ce qui vient de jeter un grand pavé dans la mare, c’est la position de Donald Trump. Elle met en danger l’impact de la COP21 en niant un lien entre l’utilisation des énergies fossiles et le réchauffement. Cela a pour effet de délier les langues de tous ceux qui n’avaient que peu accès aux médias pour dire leurs doutes sur le réchauffement et sur son origine anthropique. Le scientifique J. L. Casey, ancien conseiller à la Maison Blanche et ingénieur de la navette spatiale, vient de déclarer que le continent américain sera touché par une abondance de neige et par des températures froides. Il déclare que Al Gore et plusieurs écologistes (à la solde des tenants du réchauffement global causé par l'activité humaine) ont complètement tort et que la Terre se refroidit très rapidement et ce, à cause d'une activité réduite du Soleil (minimum solaire). Pour les anglophones : https://youtu.be/XQanWtkSDHE, projet de sensibilisation au refroidissement climatique (GCAP : Global Cooling Awareness Project) 

Vu la qualité et l’audience de ce scientifique, c’est un véritable pavé dans la mare du consensus. Il affirme que la diminution de l'activité du Soleil a conduit à une fin abrupte du réchauffement de la planète en 2007, que la terre est entrée dans un nouveau minimum solaire pour une période de 30 ans, ce qui mènera à un plus grand froid partout à travers le monde et à la manifestation de multiples catastrophes. Comme toute prédiction, certains scientifiques pourront la contester. Dans ce sens la contradiction n’a aucune peine à s’exprimer publiquement. Pourtant une chose est sûre, c’est que je n’ai pas une qualification scientifique qui me permette de trancher. Ma spécialité des modèles mathématiques me permet toutefois d’affirmer que pour l’instant les modèles mathématiques, retenus par le GIEC, ne collent pas avec les températures globales mesurées en particulier avec celles relevées par les satellites depuis 20 ans. Les mesures terrestres sont beaucoup plus difficiles à manipuler et subissent de nombreuses corrections avant publication.

En conclusion, il est important de constater qu’une politique énergétique qui prend en compte le réchauffement climatique est une politique basée sur un faux consensus scientifique. Vu l’importance que ce choix a dans les dépenses publiques, il serait bon que les futurs responsables ne suivent pas comme des moutons la doxa qui nous est imposée par une pression politique et médiatique qui n’admet pas la contradiction. J’ai par ailleurs publié plusieurs articles sur l’impossibilité physique de diminuer l’apport de CO2 par les EnRi tant que nous ne disposerons pas de moyens de stockage peu coûteux de l’électricité. Les EnRi et les énergies fossiles sont indissociables et croissent ensemble (1kWh d’EnRi entraîne 1kWh d’énergie fossile). Les EnRi sont un luxe, car plus coûteuses, que peuvent se payer des pays riches, comme l’Allemagne qui y a déjà engouffré des centaines de milliards, pour se débarrasser du nucléaire sous prétexte de dangerosité, ou comme les pays africains qui veulent profiter de la manne de la COP21, manne qui va surtout alimenter les lobbies qui les poussent à dépenser plus que de raison.

La politique énergétique française doit aussi être indépendante 

Des lobbies qui l’influencent par des informations triées

Selon l’enfumage habituel du catastrophisme 

En faisant encore fi du doute scientifique

Qui n’est pas toujours pas levé !

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon