mardi 16 mai 2017

L’UE pavoise sur les cendres de la France

C’est fait. L’oligarchie qui suit sa stratégie du Nouvel Ordre Mondial vient de mettre le deuxième verrou qui cadenasse notre pays sur le bûcher déjà prêt à le consumer. Edouard Philippe, formé par les "Young Leaders" de la French American Fundation, vient de rejoindre son compagnon d’études, après avoir été l’un des trois prétendants proposés par l’OTAN, le bras armé de l’oligarchie financière de l’ombre :
 
  • Sylvie Goulard (députée européenne, conseillère du New Pact for Europe) ;
  •  Christine Lagarde (ancienne assistante parlementaire au Congrès des États-Unis, directrice du FMI)
  • Édouard Philippe (maire du Havre).
Qu’est-ce qui les rendait prétendants au trône de Premier Ministre ? Tous trois ont été invités par Henry Kissinger à la dernière réunion annuelle du Groupe de Bilderberg (9 au 12 juin 2016, Dresde, Allemagne) où ils ont été « appréciés ». Ce Groupe est présidé par le français Henri de La Croix cinquième duc de Castries, bien connu de la société d’assurances AXA. Il semble que Madame Lagarde ait préféré rester au FMI jusqu’à la fin de son mandat en 2019. La première partie de cette distribution de postes s’était joué déjà pour l’attribution de la Présidence française pour laquelle, les prétendants étaient au nombre de 5, et tous « appréciés » par le même Groupe : Valls, Macron, Juppé, Fillon, Sarkozy. Deux noms sortaient du lot, Fillon soutenu par De Castries et Macron, adoubé par Bilderberg en 2014 et soutenu par les banquiers dont Rothschild. Valls éliminé par la primaire de gauche, Sarkozy puis Juppé éliminés par la primaire de droite, les deux préférés restaient en lice. Fillon a cru qu’il pouvait mettre une touche personnelle dans son programme, par ailleurs conforme aux desiderata de l’UE, à savoir une relation plus cordiale avec la Russie. Mal lui en a pris, le choix du gagnant été fait. On connait la suite. 

Mais nom d’une pipe me direz-vous, que faîtes-vous du vote des français ? J’en fais une mascarade. La sélection étant faite par l’oligarchie financière, la propagande médiatique s’est mise en route. Le système médiatique a dit le plus grand bien de ces hommes politiques dans les journaux, sur les radios, sur les chaînes de télévision pendant des mois et des mois. Rien de plus facile quand les grands journalistes politiques, les grands éditorialistes et les directeurs des médias sont eux-aussi des membres du Groupe Bilderberg. Nicolas Baverez et Etienne Gernelle ont été sélectionnés par le Groupe Bilderberg pour participer à leur réunion de juin 2016. Ils sont respectivement éditorialiste et directeur de l’hebdomadaire LE POINT.

Toute l’année 2016, on n’a pas arrêté de publier des unes sur Macron, de lui consacrer des centaines d’articles et des heures de reportages ou interviews télévisés. Les propos élogieux sur sa jeunesse, sa prestance, sa beauté de jeune premier, son intelligence, n’ont pas cessé. Ensuite la couverture de ses meetings a été totale. On a peu parlé programme puisqu’il en a gardé le secret le plus longtemps possible tant il était vide. Tout a été dans la forme et dans l’illusion à laquelle une jeunesse assoiffée de changement, et une vieillesse attendrie et rassurée, ont vu une sorte de messie qui faisait briller un avenir meilleur. Cette jeunesse sait qu’elle démarre dans la vie avec des conditions plus difficiles que la génération précédente. Macron est des leurs, il a réussi et il leur promet de faire de même. Macron se présente comme un rassembleur des déçus de 10 ans d’alternance gauche-droite. Le piège est tendu et la récolte s’avère fructueuse. Dans le filet on retrouve les idéalistes de tous bords et la France moutonnière qui écoute les bonimenteurs. 

Le drapeau rouge agité en direction de la « Bête immonde », le FN avec l’effigie de la tête de son père fondateur, a suffi pour sortir en tête du premier tour et rendre le deuxième tour joué d’avance. Ce n’est que la tactique inventée par Mitterrand et qui montre toujours son efficacité. L’oligarchie financière du NOM a réussi un coup de maître, le paysage politique français est ravagé et le peuple manipulable car il n’a plus de leader crédible… à part Macron. On disait Macron au-dessus des partis, mais il n’y a plus de parti capable de résister. Tous pansent leurs plaies et même leur nom devient difficile à porter. Il restait à nommer un Premier Ministre, c’est fait. On notera au passage la manœuvre de diversion engagée avec l’appel à Xavier Bertrand, alors qu’il ne faisait évidemment pas partie des choix possibles. Il suffisait de lui imposer des conditions inacceptables pour s’en débarrasser et faire croire à un véritable suspense aux yeux crédules des citoyens.

Le Groupe Bilderberg s’avère donc bien comme le creuset d’élaboration de toute la politique européenne. Il est même à l’origine de sa construction. Le traité de Rome, signé en 1957, a marqué le début de la construction européenne. Il a été négocié durant les réunions du Groupe Bilderberg en 1954, 1955 et 1956. « Je pense que vous pourriez dire, déclara un jour le diplomate américain George McGhee, que le traité de Rome, qui a créé le Marché commun, a été mûri pendant ces réunions de Bilderberg et aidé par le flot de nos discussions. » Il faut arrêter de penser que Macron nous amène vers une Europe sociale. Il est le factotum des puissances financières, banquières et multinationales. Les louanges et les messages du Medef à son égard ne sont que la partie immergée de l’iceberg. La loi du Travail, initialement loi Macron, est restée inachevée au goût des marionnettistes. Macron va s’empresser de la remettre en chantier avec les premières ordonnances. 

Avec le couple de coquins désormais au pouvoir, il reste un dernier pas à franchir pour finir d’établir la monarchie financière, la majorité à l’Assemblée Nationale. La stratégie sur ce nouveau pas s’appuie sur la captation de politiques, macroni-compatibles, à gauche et à droite, ce qui a pour but d’affaiblir les deux anciens partis de gouvernement. Le cas Valls, le plus difficile, est réglé par l’addiction au pouvoir, même local, de ce dernier dans une humiliation qui laissera des traces. Tous les politiques affamés de droite, qui sont des professionnels drogués, vont finir de laminer la droite. Dupont-Aignan, après son acoquinement avec Marine, ne peut revenir vers les Républicains et est aussi laminé. Il suffit de tenir encore un mois le peuple dans l’illusion d’un nouveau départ et d’une politique de réformes à la hussarde censée traduire une grande efficacité du locataire de l’Elysée. C’est le pari le plus difficile à tenir. Il ne faut pas que la rue s’en mêle et cela ce n’est pas gagné quand on est tenu de faire des réformes qui ont goût d’austérité pour le peuple, et de cadeaux aux entreprises, même si l’on retarde des mesures sociétales comme celles vers le LGBT plutôt que vers la famille.

Les grandes déclarations sur le fonctionnement de l’UE ne seront évidemment que pour la galerie, car rien de véritablement concret n’en sortira. C’est pourtant bien là que se trouve le pouvoir qui va peser sur notre pays et qui représente le véritable enjeu, enjeu masqué le plus possible pendant la campagne, enjeu affublé de catastrophisme, et enjeu qui fait encore peur aux français après vingt ans de matraquage politique et médiatique. La modification des traités européens demande l’unanimité des pays membres et l’on ne voit pas le sujet qui pourrait satisfaire les 27 ou 28 pays. Les tentatives dans ce sens peuvent cependant aboutir à l’explosion de l’UE, comme peut le faire l’éclatement de la bulle financière qui se constitue sur la Bundesbank et le gonflement excessif des excédents de la balance allemande des paiements. Cette dernière signe la réalité du transfert de l’argent des pays du sud vers l’Allemagne et quelques pays étroitement liés à elle. Mais si cela ne se produit pas rapidement, la France risque de disparaître dans des régions qui traiteront directement avec l’UE et dans un état qui la rapprochera plus de la Grèce que de l’Allemagne. 

Notre peuple va devoir supporter jusqu’à plus soif

Une politique où des miettes de mesures sociales

Cacheront une mainmise des financiers

Sur son travail, son patrimoine,

Et pire… son identité !
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon