lundi 22 mai 2017

Macron : Vent debout vers le mondialisme



Le véritable choix qui était proposé aux français, ce n’était plus gauche ou droite, ni même entre anciens caciques des  deux partis de gouvernement et nouveaux arrivés supposés vierges de politique. Les français ont joué l’alternative du balayage des anciens durant les primaires de gauche et de droite et le premier tour de la Présidentielle. Puis ils ont confondu gauche et droite sur un jeune politique, présenté vierge, drapé d’une aura exceptionnelle par son intelligence et son charisme dans les médias, mais en réalité propulsé par l’oligarchie qui l’avait acclamé à Davos… et moins sur les Champs-Élysées. Alors que justement il n’était pas vierge de politique mais en charge de l’économie du pays depuis son arrivée auprès de François Hollande, grâce à l’enfumage médiatique et la fausse information du danger FN, les électeurs ont en majorité désigné celui-ci comme le successeur de son parrain Hollande, et de ses mentors Attali, Jouyet, Minc et BHL en particulier.

Prenons-en acte. L’oligarchie a réussi ce qu’elle n’a pas encore réussi aux Etats-Unis mais la deuxième manche est en cours avec une tactique de destitution. La collusion avec l’ennemi est l’objet d’un énorme battage médiatique et va laisser des traces dans l’opinion. C’est la même tactique que celle des affaires de Fillon. Maintenant que Macron est en place, le temps est venu pour lui de payer sa dette à cette oligarchie financière, ce pouvoir mondial de l’ombre. Tout est à mettre en place pour satisfaire les exigences de ceux qui l’ont mis au pouvoir, car son pouvoir est sous l’œil de l’UE, de la grande Finance et de Washington. Macron va devoir remettre la France en ordre comme l’a dit aussi Marine Le Pen. Mais il ne s’agit pas du même ordre et il ne reste qu’une question. Comment mettra-t-il en œuvre la réforme vitale que les médias appellent de leurs vœux et pour laquelle ses commanditaires l’ont installé à l’Élysée : adapter la France au mondialisme. 

Tout est dans l’image et la communication depuis le début de la campagne, la forme fait oublier le fond, et les premiers pas dans la fonction présidentielle le confirment. Depuis son arrivée à l’Élysée, on ne détecte pas de faute majeure dans ce domaine, tout est calibré et mieux que son prédécesseur, si l’on excepte le rendez-vous de la Rotonde. La parade du Louvre a même fait passer des messages subliminaux où l’homme s’est présenté comme au-dessus de l’opinion et en passe de disposer d’un pouvoir pharaonique en plaçant la France comme devant être le centre du monde derrière celui qu’elle est conviée à adorer. La chronologie de la nomination du nouveau gouvernement montre la même science. Depuis plusieurs jours, le nom du favori à la fonction de premier ministre avait transpiré, et quand, au bout d’une attente un peu rallongée à dessein, il a été confirmé, cela fut pour le public comme la fin heureuse d’une belle histoire : Macron et son équipe ont médité les leçons du cinéma américain, ils savent l’importance primordiale du Happy End.

La nomination d’Édouard Philippe sonne la fin d’une mascarade gauche-droite, dite UMPS par le FN, qui ont fait la même politique à quelques variantes près destinées à donner le change. Les deux étaient cul et chemise pour promouvoir le Nouvel Ordre Mondial, comme Sarkozy et Hollande l’ont avoué publiquement. Cette fois on passe à l’étape supérieure, il n’est plus besoin de se cacher, de jouer les vierges effarouchées, un seul parti unique va endosser la marche vers le mondialisme, le fédéralisme européen et la vassalité aux puissances de l’argent. Les restes d’indépendance de la France doivent tomber dans un gouvernement de la zone euro, avec une politique économique commune, et une défense européenne croupion dans l’OTAN mais qui se doterait de la puissance nucléaire de la France. La nomination d’une européiste forcenée, proposée par l’OTAN au poste de Ministre des Armées, et non de la Défense, est un signe annonciateur d’une stratégie militaire offensive. Peu importe désormais les législatives, le mouvement en marche va ramasser la mise et Les Républicains le gros du reste, et le FN et France insoumise les miettes. Ces deux grands partis joueront une partition juste destinée à montrer qu’ils existent, sans doute d’ailleurs en s’étant mis d’accord sur les sujets où ils doivent montrer leur désaccord devant l’opinion ! 

C’est donc en fait une majorité aux ordres dont disposera Macron dont le ciment est l’européisme, enfant du mondialisme dans la direction prévue par le NOM, comme Attali, son Saint-Pierre qui détient les clés du paradis, ne cesse de le dire. Macron tient à nous faire comprendre qu’il tient ses promesses, et celles-ci sont dans la forme, et nous incite à oublier le fond. Macron tient ses promesses et renouvelle la vie politique, non pas par la composition exacte du gouvernement. Savoir si les espoirs d’un Le Maire, d’un Bayrou, d’un Le Drian ou d’une NKM ont été satisfaits n’intéresse pas les Français, l’essentiel est qu’ils sachent qu’il y a au gouvernement des hommes de droite, de gauche, du centre, de la société civile, tous prêts à mener la réforme vitale de la France avec Macron. La forme sera scrupuleusement respectée avec la discussion sur la Loi Travail. Le Président va d’ailleurs recevoir solennellement les syndicats… sans rien lâcher. Le 29 mai, il reçoit Poutine… au château de Versailles, le roi soleil est de retour. Je ne suis pas sûr que cela impressionne Poutine, mais cela doit impressionner l’opinion.

La France doit se montrer riche et magnanime et briller par l’apparence aux yeux du monde. L’apparat cache que les poches de l’État sont vides et que Bruxelles vient de réitérer que la France est maintenue sous surveillance avec une prévision de déficit de 3,2% en 2018, prévision qui ne respecte pas ses engagements de revenir en-dessous des 3%. Tout doit donc être dans la forme et la communication, qui l’ont porté au pouvoir et qui vont devoir œuvrer tout au long de ce quinquennat, pour laisser le fond dans l’ombre. Il va pouvoir ainsi remettre la France en ordre, et mettre fin aux désordres révolutionnaires pour commencer à bâtir l’ordre révolutionnaire, le Nouvel Ordre Mondial dont il est le représentant. Mais ce NOM a une vision qui dépasse le cadre strict d’une simple optimisation du flux montant de l’argent du peuple d’en bas vers l’élite d’en haut, il a une stratégie à long terme qui est un véritable remodelage de la vie sociétale. Le boulot a été commencé par François Hollande dans le domaine dit « de la société ». 

Sur l’avortement, le mariage pour tous, la promotion LGBT, le mondialisme a imposé à peu près son ordre, il ne reste que du fignolage à faire, sur la GPA, l’euthanasie. La préférence donnée au célibat et à l’homosexualité au détriment de la famille, n’est pas dû au hasard. Il s’appuie sur une volonté de décroissance du nombre d’humains et sur le fait que deux célibataires sont de plus grands consommateurs qu’un couple. On a ainsi moins d’individus, mais chacun plus consommateur. Mais on peut citer l’arrivée de Nicolas Hulot, le fils d’Al Gore et la mainmise du GIEC sur le réchauffement climatique que l’on n’a pas le droit de nier et qui doit être catastrophique. On peut aussi apprécier l’arrivée d’autres idéologues comme Marlène Schiappa dont les enseignements vont captiver les hommes et les femmes. On va aussi voir se développer la théorie du multiculturalisme, censé enrichir notre culture de base jusqu’à sa mutation dans une pensée mondialiste, et rejetant à priori l’assimilation à la culture d’accueil, etc. etc.
 
Contre l’ouragan du mondialisme qui va s’abattre 

Contre l’enfumage de l’UE pacifique et heureuse

Il devient encore plus nécessaire de rassembler 

Tous les indépendantistes dans la résistance.

Leur diversité ne peut avoir qu’un but 

Pour tous dire NON au NOM !
 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon