mardi 24 mars 2015

Le Languedoc-Roussillon en tête du tripartisme



Le tripartisme s’installe en France et le Languedoc-Roussillon est une région où il en est fait la démonstration. Au plan national on retrouve une partition gauche-droite à 40-60%, partition qui revient à ce que la France a été majoritairement depuis De Gaulle avec de faibles incursions à gauche à un peu plus de 50% de votes. Elles ont permis aux deux François, Mitterrand et Hollande de prendre le pouvoir. Pour le dernier d’entre eux l’embellie est de courte durée. Il ne semble pas aujourd’hui qu’il puisse briguer un second quinquennat. N’oublions pas que ce sont les votes des musulmans qui ont fait pencher la balance. Or ces votes ne sont plus acquis depuis le 11 janvier et le vote des étrangers sera bien difficile à faire passer désormais pour y récupérer des voix.

Le FN et les partis représentant une tendance souverainiste implantent une troisième voie, dite antisystème, une voie nationaliste qui n’accepte ni les accommodements avec la laïcité, ni l’ampleur de la vague migratoire, ni l’intégration sans assimilation, ni la CMU sans contrôle, ni les traités de l’UE en l’état, ni l’euro, ni le charcutage administratif de notre territoire, ni la disparition des départements, ni la guerre tous azimuts, ni la vassalisation aux Etats-Unis, etc. C’est la réaction du vrai ni-ni qui s’est exprimée, ni la gauche, ni la droite. Les deux suivent grosso-modo la même politique au bénéfice des grands lobbies, par ponction sur la classe moyenne et au détriment des TPE, PME et PMI qui constituent la force vive de notre territoire. Les deux ont montré leur incapacité provoquant la disparition de notre tissu industriel, une augmentation faramineuse de la dette publique sans pouvoir arrêter la progression du chômage et de la pauvreté. Les lois sociétales, mal préparées, mal venues, n’ont fait que de détourner les énergies et les opinions sur des sujets mineurs par rapport à la situation de notre pays dans le contexte mondial.
 
Le Languedoc-Roussillon s’affirme par une avancée du FN supérieure à  la moyenne nationale mais surtout il affiche un sévère recul du front UMP-UDI-UD de 8;5% au profit des divers Droite (+4,9%) et du FN (+3,6%). A Béziers, les candidats du FN arrivent largement en tête dans les trois cantons de la ville. Dans l'un des cantons, il y a un MPF dans le couple. Il s’agit donc d’un fort refus de la pensée unique de la part de sympathisants de la droite. C’est un électorat qui en majorité refuse de se laisser attirer par un vote FN mais dont l’opinion est sensible aux arguments de celui-ci et à ceux des souverainistes. Il faut ajouter également une diminution plus forte de la gauche PS-PRG-UDG au profit essentiellement de l’ensemble FG-PG-PC. En gros il y a une inflexion très nette vers les extrêmes. Le Languedoc-Roussillon préfigure ainsi ce qui va se passer dans les prochaines élections au niveau national si le gouvernement ne résoud pas rapidement le problème de la croissance, du chômage, de l’immigration et si la droite n’affiche pas une politique plus nationaliste. 

La politique menée depuis quarante ans dans un bipartisme 

Où les élites de l’ENA se repassent le pouvoir

Est mort sous une pression populiste 

Combinant laïcité et nationalisme

Pour sauver l’identité française ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon