dimanche 29 mars 2015

Démocratie, UE, euro, chômage, tout est à repenser



Les politiques menées depuis quarante ans montrent que la situation de notre peuple ne s’améliore pas. Les politiques, qui ont été ou sont en charge de gouvernance, et les médias aux ordres, peuvent nous raconter toutes leurs sornettes, le chômage et la pauvreté augmentent. Cela ils ne peuvent le nier. L’Union Européenne plus sociale est un leurre comme la paix puisque nous avons eu la guerre du Kosovo et que nous sommes impliqués dans la guerre en Ukraine, sans parler de nos armées dans de nombreux pays d’Afrique et au Moyen-Orient. Qui a décidé de l’appauvrissement du peuple ? Qui a décidé d’envoyer nos soldats se faire tuer et blesser, nos propres enfants, sinon des politiques échappant finalement à tout contrôle ?

Sommes-nous toujours dans un pays pratiquant la démocratie, c’est-à-dire où le peuple peut réellement décider directement de son avenir et contrôler ceux à qui il confie l’action législative et exécutive ? L'indice de démocratie est un indice créé en 2006 par The Economist Group qui prétend évaluer le niveau de démocratie de 167 pays dont 166 sont des états souverains et 165 sont membres des Nations Unies. Cette étude a été publiée pour la première fois en 2006 et peut être sujette à caution dans la mesure où elle n’est pas contrôlée et publiée par des citoyens n’ayant aucun intérêt à falsifier les chiffres mais par des économistes liés à un système de mondialisation contrôlé par des puissances foncièrement opposées à la démocratie. 

Néanmoins l’indice classe les pays en ordre descendant dans quatre catégories, les démocraties, les démocraties imparfaites, les régimes hybrides et les régimes autoritaires. Il est construit à partir de cinq critères d’évaluation : processus électoral et pluralisme, fonctionnement du gouvernement, participation politique, culture politique et libertés civiles. En 2011, la France était à la 29ème place dans le classement global et au 4ème rang dans les démocraties imparfaites alors que les pays du nord de l’Europe cumulent les 4 premières places de l’indice global de démocratie, la Suisse la 7ème et l’Allemagne la 14ème. Nous ne devançons l’Italie que de deux places. La liberté de la presse est intimement liée à la pratique de la démocratie et le classement 2013 de Reporters sans Frontières remet d’ailleurs de nouveau les pays nordiques en tête et la France à la 37ème place juste devant le Salvador !

La cause est entendue. En France, on ne peut plus assurer la démocratie, c’est-à-dire le gouvernement par le peuple et pour le peuple. Le peuple est de moins en moins sollicité par le référendum et ses élus le représentent de moins en moins. Par ailleurs les lobbies et les banquiers influencent les gouvernements non pour le peuple mais pour eux-mêmes. Moins la démocratie est directe, moins elle a le nom de démocratie et c’est un point de notre constitution qu’il serait temps de remettre en cause. La communauté de communes éloigne par exemple l’administré des pouvoirs de décision lorsque les maires restent en place. On introduit un échelon supplémentaire et la communauté de communes n’est plus en lien direct avec l’électeur. Il en est de même des sénateurs sur lesquels nous n’avons pas non plus de lien direct. 

Le gouvernement lui-même n’a de comptes à rendre qu’au Parlement. Le refus d’organisation du référendum, comme le référendum d’initiative populaire rendu quasi impossible à mettre en œuvre, fait que les contrôles du peuple par les votes sont suffisamment espacés pour que le chef de l’Etat puisse continuer à exercer son pouvoir dans la désapprobation même largement majoritaire de son action. Le résultat du référendum sur la Constitution européenne a été contourné, le référendum sur le mariage pour tous a été refusé. On est devant un déni de démocratie. L’entrée dans les conflits extérieurs ne répond à aucune réelle menace pour la sécurité intérieure, les attentats anti-juifs ou anti-français ne datent pas d’hier. Notre intervention au Mali ne s’avère opérante que pour sauvegarder nos intérêts au Niger pour l’uranium. Nous n’avons résolu aucun des problèmes de cette nation et notre sécurité intérieure n’était nullement menacée. Le peuple était-il d’accord pour envoyer ses soldats s’exposer dans les conflits afghans, libyens, maliens, syriens, irakiens, etc. ? Qui peut l’affirmer ? 

L’Union Européenne est l’illustration de cette perte de lien du citoyen avec le pouvoir qui s’exerce sur lui. Le député européen ne rend de compte à personne une fois élu, les Commissaires sont des technocrates surpayés qui manœuvrent pour conserver leur poste et l’exécutif se garde bien de demander par référendum la permission d’intégrer l’Ukraine dans l’UE et d’œuvrer pour la soumission de la partie russophone. On nous habitue doucement à la perte du tout contrôle qui satisfait les puissants, ceux qui profitent au maximum du travail des peuples et ceux qui leur doivent un certain pouvoir d’agir à leur profit. La mise en œuvre de l’euro, la perte de fonctions régaliennes des pays, le maintien de l’immigration ne sont que des décisions de soumission des peuples. Peu leur importe l’augmentation de la pauvreté et du chômage dans des limites qui empêchent les révolutions, seules manifestations du peuple qui contrarient leurs projets. Corruptions, magouilles, ponctions fiscales des classes moyennes, restrictions des libertés, sont les conséquences de la perte de démocratie. Si les institutions, donc la Constitution, n’impose pas mieux le fonctionnement de la démocratie, le pouvoir ne quittera plus les puissants, banquiers et lobbies. Ils continueront à s’engraisser sur le dos des peuples et à en faire de la chair à canons.
 
 Il est temps d’en revenir à une démocratie plus directe

Où les orientations sont celles décidées par le peuple 

Et où ceux qui les exécutent sont soumis

Au contrôle, non pas de leurs pairs, 

Mais des citoyens ! 


Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon